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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 19:49

Elle l’a écrit. Le Mouvement Démocrate ne donne pas suffisamment sa chance aux jeunes.

Je n'ai plus le temps de régler mes comptes avec la génération politique au dessus de la notre. Plus le temps de quémander des places pour des gens porteurs d'idées nouvelles. Trop de gens biens en bas des partis. Trop de nazes à l'Assemblée qui squattent depuis 30 ans. Ils n'ont pas voulu de nous.

 

La condamnation est sévère : « Ils n’ont pas voulu de nous ».

Alors le dévoilement dimanche dernier des places éligibles pour la prochaine Européenne lui donne assurément raison : aucun membre des Jeunes du Mouvement Démocrate ne figure à cette place. Il s’en est pourtant fallu d’un rien. Une candidate de 31 ans a bien failli être tête de liste de la Région Centre. Oui mais voilà : la dite-postulante désirait une autre région, et a finalement décliné l’invitation. L’on ne refera pas l’histoire, mais Quitterie Delmas, qu’on le veuille ou non a mégoté sur la proposition qu’on lui a faite et que tant de personnalités n’auraient jamais refusée. Une affaire d’ego, d’autant que pour les Européennes vous ne représentez rien d’autre que votre pays et non pas un pseudo découpage électoral, mal alambiqué, mal pensé, mal vécu.

Pour autant, Quitterie Delmas soulève une question importante : laisse-t-on suffisamment la place aux Jeunes dans le Mouvement Démocrate ? Les anciens nous laisseront-ils enfin leur place ?


Certains font un parallèle intéressant avec le monde du travail et mettent en exergue ce paradoxe typiquement français : pour avoir un emploi un emploi il faut de l’expérience, et pour avoir de l’expérience il faut avoir eu un emploi. La situation du monde politique calquerait-elle l’ironie du sort du monde professionnel ? La réponse est assurément : NON

Car lorsque, tout juste sorti de son école, le néo-travailleur postule à une fonction, il entend bien commencer au bas de l’échelle, quelle qu’elle soit car il y a des échelles  naturellement plus élevées et mieux placées que d’autres, et aspirent à progresser tout au long de sa carrière. Quand une Jeune Démocrate demande à être en place éligible il demande de suite à être dans les meilleurs places… La nuance est énorme.

 

Mais l’Age, au fond doit il entrer en compte ? Que doit primer dans cette compétition permanente ? Ne serait-ce pas les idées, l’éthique, la capacité à les diffuser, à convaincre, à séduire aussi ? L’age ne devient alors qu’une étiquette… la même que celle de l’origine, de notre sexe, de notre religion … Alors au nom de quoi être jeune devrait être différencier ? Au nom de quoi cette envie de singulariser par l’âge ? Profiter de la théorie très à la mode des quotas pour gagner des places non sur le terrain des idées mais sur l’affichage naturelle du temps qui passe ? Est-ce une manière éthique d’entrevoir la politique ?


Et allons plus loin même : quid de l’intérêt du Mouvement des Jeunes Démocrates ? Quel est son rôle aujourd’hui au sein des militants ? Au sein de la politique ? Au sein de la cité ? Combien de fois ai-je entendu « Au fait, t’as des nouvelles des jeunes Démocrates ? ». Aucune, assurément aucune. François Bayrou n’a jamais été très partant à l’idée de garder cette entité « jeune ». Et je le rejoins sur ce point : si les jeunes ont des idées et du talent, qui peut les empêcher de s’affirmer et de prendre la place qu’ils estiment la leur dans le rôle politique ? Dans la section de Lille, dans le Bureau élu, la moitié des élus sont des jeunes à en croire les statuts ? Cela les différencient-ils des autres quand ils parlent de problèmes locaux et de politique internationale autour d’une table. Pour faire encore partie de ces « jeunes » je peux vous dire que je suis tout autant écouté que notre coordinateur qui anime avec talent notre bureau et qui compte pourtant 14 printemps de plus…

Parce que la véritable question est celle ci : que signifie le fait d’être jeune en politique ? Dans un pays qui voit l’âge moyen d’un électeur atteindre… 51 ans, la question mérite d’être posée. D’autant plus que je connais des leaders politiques qui approchent la soixantaine et qui n’ont jamais été aussi jeunes…


Alors à mon avis, la théorie Dalmassienne tombe à l’eau. On veut de nous… Et nous voulons travailler avec eux… Sans l’ombre d’un doute !

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15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 20:14

Lundi dernier Vincent Peillon mettait dos à dos le Mouvement Démocrate et le NPA : 

« Interrogé sur RMC/BFM TV, M. Peillon s'est dit "étonné" que le MoDem de François Bayrou lors de sa conférence nationale dimanche et le NPA d'Olivier Besancenot lors de son Congrès de fondation aient "tenu presque le même discours".

"Si on pense qu'il y a un problème à la fois démocratique, économique et social en France, si nous pensons que nous sommes mal gouvernés, alors nous devons créer une perspective et être capable de gouverner ensemble demain", a-t-il dit. »

Source : AFP


Reprenant le grand écart voulu par Ségolène Royal qui entend construire un pont entre l’extrême gauche jusque François Bayrou, Vincent Peillon entend faire de la fronde contre Nicolas Sarkozy un sujet unique pour construire ensemble une politique.

Sauf que Vincent Peillon oublie que l’on peut être d’accord sur certains points sans pour autant être d’accord sur le fond.

Et les différences entre le Mouvement Démocrate et le Nouveau Parti Anticapitaliste sont irréconciliables.


François Bayrou dénonce les dérives du capitalisme, ce néo-capitalisme devenu fou, qui a ravi les goinfres de la Finance au détriment de toute éthique pour nous emmener gravement et durablement dans une crise dont personne ne peut imaginer les conséquences à long terme, redoutant à tout moments de plonger encore et toujours plus bas.


Olivier Besancenot entend reprendre la théorie trotskiste du « grand soir ». Pour lui, et l’ensemble des 9000 militants qui l’ont rejoint, c’est la notion même du capitalisme qui est à éradiquer. Tout patron est nécessairement exploiteur, malfaisant. C’est donc les fondamentaux de notre Economie qu’il entend combattre.



François Bayrou entend redonner de l’éthique dans les finances, la politique, l’économie. Et cet espoir passe nécessairement par la bravoure et l’épreuve du pouvoir.


Olivier Besancenot refuse de prendre des responsabilités politiques, surfant sur un néo-poujadisme très populaire au sein d’une population perdue.



François Bayrou entend s’attaquer à la dette, colossale, qui se porte à 1250 milliards d’euros, que payeront nos descendants, s’ils le peuvent, et qui peut nous amener à terme à la faillite.


Pendant ce temps, Olivier Besancenot fait de ses promesses une utopie permanente, au son du « toujours plus »… Pour preuve, son programme aux Présidentielles était finançable selon les Economistes à hauteur de 300 milliards d’euros par an, contre 70 pour les deux finalistes, et… 15 pour François Bayrou… Père-Noël face au père de famille soucieux de l’équilibre budgétaire…



Alors quand Vincent Peillon met dos à dos Bayrou et Besancenot, il confond " Achète que je ris ! " avec "Arrête que je chie !"...

 

Ca peut se ressembler sur certains mots. Mais sur le fond, ça diffère… assurément…

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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 21:20

Le départ de Quitterie Delmas tombe mal. A l’heure où Devedjian persiste à faire preuve d’arrogance en affirmant que le « MoDem est la plus grande passoire » que la politique ait connue, il dresse le spectre des départs en fanfare qui épice chaque élection à présent depuis la Présidentielle.

A une différence près. Le départ de Quitterie n’émeut personne, à l’exception de quelques bloggeurs. C’est un non-évemenent.

Car Quitterie n’est ni Cavada, ni Morin, ni Lagarde. Car ces traîtres avaient au moins du talent, un savoir-faire politique, une tête reconnue. Quitterie, elle, quand elle a eu l’occasion de s’illustrer sur les plateaux, comme ceux de LCI ou iTélé, n’a montré que fadeur, naïveté, se contentant de montrer son beau minois comme seule garantie, répétant à l’envi « comme le dit François Bayrou » comme seule religion, brocardant son étiquette orange comme une éthique face aux affreux politicards…

Oui mais voilà. Cela ne suffit pas. Et comme le rappelle, Christophe Ginisty, lorsqu’elle postula pour être porte-parole du Mouvement, les présidents et autres vice-présidents ont estimé, à juste titre, qu’elle n’avait pas les capacités de ses ambitions. Et ils avaient bien raison.

La jeunesse ne peut être un éternel étendard autour duquel on peut fonder ses ambitions. Le discours, le contenu, l’intelligence politique s’amalgament avec talent pour faire émerger une personnalité, une identité, un nom.

Les Européennes purent lui donner cette occasion de s’aguerrir. Pensez donc, quel honneur fut-ce cette élection quasi-certaine au Parlement Européen. Le temps de connaître les dossiers, de donner de la consistance à sa rachitique rhétorique, de se donner la chance de montrer ses capacités. Car tenir un blog, c’est une chose. Devenir un acteur politique en est une autre. Le scrutateur a toujours le bon rôle : il peut censurer, condamner, encenser depuis son portable. L’on a vu pire position.

Celle du politique est autrement plus risquée. Composer en fonction des électeurs et du besoin des français, mettre à l’épreuve son éthique tout en sachant convaincre, faire des choix et les tenir pour montrer de la constance. C’est autrement plus difficile que d’éditer son post, ou comme elle le fit d’écrire cent fois et de ne rien posté cent fois.

Faisons fi de son rapprochement avec Désirs d’avenir pour lancer sa véritable carrière politique et donnons-lui le bénéficie du doute quand elle affirme condamner le cynisme de la politique à la papa.

Quitterie dit avoir peur. Que l’exercice du pouvoir est en son sens incompatible avec son éthique. Et qu’elle préfère ne pas prendre des responsabilités de peur de ne pas décevoir.

Quitterie vient définitivement de s’inscrire à vie dans la blogosphère… sans pouvoir en sortir. Car ne pas prendre de risque n’a pas de sens aujourd’hui. Avoir une éthique, des idéaux et des principes et  les garder pour soi, c’est de deux choses l’une soit rester un citoyen, soit être un égoïste.

Et cela rappelle un fameux facteur, qui au nom de ses grands principes fonde un nouveau parti, avec des propositions, et surtout… l’envie de ne pas être au pouvoir. Car s’opposer est toujours plus simple que de proposer.

C’est bien sur ce sujet que se trompent lourdement les opposants du Mouvement Démocrate. François Bayrou ne se contente pas de pointer du doigt les dérives monarchiques et la vision néo-libérale de Nicolas Sarkozy : il s’inscrit dans un projet qui peut l’amener au pouvoir pour proposer sa vision de la société, fondée sur l’éthique.

Faire de la politique n’est pas sale. Et parfois, il est bon d’en accepter certains principes pour imposer son point de vue, sans pour autant sombrer dans le cynisme. C’est difficile. Mais c’est une mise en danger nécessaire si l’on veut être utile.

Alors Quitterie, que choisis-tu ? L’hypocrisie de Besancenot ou l’anonymat certes fort respectable d’un simple citoyen déchargé de toute portée politique ? Elle prétend ne pas vouloir attendre « le grand soir »… Ces propos étaient-ils une réponse prémonitoire à cette question ? L’avenir, ou plutôt ces éventuels désirs d’avenir, ou non, nous le diront…

PS : Je tiens à préciser que cette défection pour les Européennes n'a rien à voir avec celle de Rama Yadé, qui en tant que Secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme estimait à juste titre qu'elle avait déjà de quoi faire pour se donner de l'épaisseur politique et qu'un mandat européen l'aurait un peu étouffée.

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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 20:15

Sidérant !

En confirmant ce qu’avait annoncé Hervé Morin il y a quelques mois, commande de notre monarque républicain, à savoir réintégrer l’Otan après la rupture du Général de Gaulle en 1966 qui veillait pourtant à garantir l’indépendance de la France face à l’influence des Etats-Unis dans ce pacte nord-atlantique, Nicolas Sarkozy est en train de changer profondément la position de la France dans les relations internationales. Pensez donc ! Rompre avec la politique Gaulliste de 40 ans, qui garantissait à la France de ne pas être un sujet des décisions américaines. Comme l’explique François Bayrou, après cela, l’on ne pourra plus se retirer au nom d’une éventuelle alternance au pouvoir. Ces actes seront inscrits dans le marbre. Le genre d’héritage que l’on est contraint d’accepter. Une décision lourde de conséquence, qui concerne chaque Français, et qui, comme l’explique avec raison François Bayrou, nécessite un référendum. Car c’est de l’indépendance de notre nation dont il est question.

Et ce ne sont pas quelques vagues explications partiales qui doivent trancher l’affaire en rassurant les Français, peut-être peu au fait. C’est un véritable débat national qui doit s’ouvrir et qui doit sensibiliser tous les citoyens, en leur montrant que cet acte n’est pas anodin. Il aura des conséquences lourdes, sur lesquelles il sera impossible de revenir.

Alors François monte au créneau avec… avec… avec  qui au juste ? Personne pardi ! Pas un membre de l’UMP, pas un membre du PS, ne parlons même pas de Besancenot trop fier d’être leader d’un parti qu’il veut révolutionnaire sans le dire.

La vraie révolution réside en ce changement de cap qui fait fi de notre indépendance. Indépendance si chère à notre nation, celle notamment qui inspira avec tant de talent Dominique de Villepin quand en 2003, il s’opposa aux Etats-Unis. Cette France capable de ne pas céder aux sirènes des billets verts ou de l’or noir. Cette France qui n’hésite pas à mettre l’éthique comme une priorité, quitte à passer pour arrogante.

C’est cette singularité que nous sommes sur le point de brader… Et dans un anonymat le plus total… Ce n’est pas seulement navrant. C’est dramatique.

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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 22:10

C’en est fini. Nicolas Sarkozy a donc fait face à la crise. Que retenir de ce moment attendu par la France entière, ce que prétendait en tous cas les médias… Eh bien peu de choses. Petit tour d’horizon.

L’INFORMATION DU SOIR : le 18 février

Sarkozy invite les syndicats à se réunir autour d’une table pour évoquer des plans d’actions à tenir par rapport à la crise. Parmi les questions à poser : comment mieux  indemniser les temps partiels et les jeunes qui ne peuvent prétendre à être indemnisés faute d’expérience sachant que « l’Etat est prêt à faire un effort pour mieux les protéger » ? Faut-il supprimer la première tranche des impôts ? Faut-il augmenter les allocations familiales ? Sans condition de revenus ? Faut-il donner des chèques emploi service aux retraités payés par l’état pour les aider au quotidien (depuis quand les chèques emplois services vous permettent d’acheter légumes et autres denrées censés vous nourrir ?)

Pour le reste de la crise, il entend supprimer définitivement pour 2010 la taxe professionnelle… en demandant aux collectivités locales de créer un autre impôts pour compenser le manque… Dans la série coup d’épée dans l’eau, l’on n’a pas trouvé mieux !

Concernant les goinfreries qui ont conduit notre système dans le mur, le Président propose sans toutefois imposer la règle des 3 tiers : un pour les actionnaires, un autre pour les salariés, un dernier pour les investissements… mais sans la rigidité de la règle… En somme chacun s’auto-régule et l’on prétendra avoir remis de l’éthique dans le système… Vain espoir…

A la vérité, le Président aura été fidèle à lui même : obséquieux à souhait avec les fonction publique et leur professionnalisme pour tenter d’expliquer qu’il allait radicalement réduire les effectifs (sans pour autant expliquer comment l’efficacité s’en trouverait grandie), sûr de lui pour dire que son travail est difficile mais qu’il a l’autorité de l’élection présidentielle pour décider et agir… dans la lignée des autres Présidents de la République, revendiquant une transparence quand l’hypocrisie régnait alors (traduisez revendiquant le cynisme quand le poste de chef de gouvernement existait encore), formidable de compassion avec Monsieur Kouchner…

Encore une fois les effets d’annonce ont dominé sur des plans concrets en prétextant ne pas vouloir anticiper les futures séances de travail avec les syndicats.

Tout juste a-t-il concédé du bout des lèvres que sa boutade sur les grèves que l’on ne voit plus en France était regrettable (« Monsieur Pujadas il faut toujours regretter les petites phrases. »). Le reste ne fut que verbiage, enrobé de langue de bois et de rhétorique rutilante.

Il semble dire, de manière subreptice, qu’il n’est pas bien sûr de se représenter en 2012, tant sa tâche est difficile.

Il n’a pas changé.

Et pendant cela, le monde change, lui…

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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 20:36

TF1, France 2 et M6 au diapason... Sans oublier Radio France... Incontournable notre Président... Berlusconi peut se rhabiller.

Alors on écoute et après on juge…

A tout à l’heure pour le bilan…

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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 20:11

Marc-Philippe Daubresse devient Président régional du MoDem ! C’est Olivier qui doit être content ! Et… la Voix du Nord qui le dit ! Encore une fois, on reconnaitra la professionnalisme des journalistes de La Voix du Nord… Une coquille ça passe. Une telle énormité est tout de même presque trop grosse pour paraître honnête. Alors manque de professionnalisme, ou blague de mauvais goût… A vous de trancher…




NDLR : pour info, pour les non-Nordistes Daubresse, UMP, avait fustigé l’attitude du MoDem et notamment d’Olivier Henno, ruminant l’époque où l’UDF était la toutou fidèle de la droite qui lui aurait permis d’arracher la Présidence de la Communauté Urbaine de Lille, aujourd’hui détenue par Martine Aubry…

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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 21:27

Entre un et trois millions de manifestants sur toute la France.

30000 à Lille ! Autant qu’en 2002 quand la capitale des Flandres exprimait son émotion de voir Le Pen au 2ème tour de la présidentielle. C’est dire !

« Maintenant quand il y a une grève en France , on ne s’en aperçoit même pas »

Ah oui ?

Alors voici le siège de l’UMP à Lille cet après-midi. Puisque grèves et défilés sont devenus invisibles, cet attirail relève du quotidien, à en croire le Président ! C’est flippant, non ?

 




Et me voilà Battre le pavé… Enfin… avec du pavé derrière moi :o) je vous rassure le Orange était sous la veste ;o) (les propos qui suivent ont été censurés par la bonne morale !)

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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 21:42

Le rassemblement prévu demain, 29 janvier, a de quoi laisser perplexe tout le monde. Enfin, tout le monde sauf les syndicats.

Pour le gouvernement, on redoute un mouvement populaire très suivi et surtout, durable !

Pour les usagers de la SNCF, une nouvelle journée cauchemar s’annonce, accentuée par la décision ce soir d’avancer d’une heure le mouvement, à 19h,ce qui laisse présager un service minimum inefficace.

Pour les travailleurs-parents, c’est une journée de RTT pour les plus chanceux, une journée bien couteuse pour les autres.

Et pour ceux qui ne font pas grève pour obstruction, il y a ce débat philosophique : il y a des raisons pour débrayer demain, propres à chacun, mais le risque n’est-il pas d’être assimilé à ce mouvement de masse, que certains veulent populistes pour faire effet de masse, et duquel ne ressort que ce message stérile « y’en a marre » !

Le problème c’est qu’une grève n’a d’intérêt que si elle s’accompagne de demandes précises sur des sujets précis, d’un fil directeur, de propositions face à celle d’une patronnât qui l’entend autrement. Or demain, le mot d’ordre, c’est : y’en a marre. Pas de demande. Pas de contre-proposition. Juste un message.

Alors faut-il faire grève ?

Long dilemme qui cogite en ma tête et qui vient d’accoucher d’une réponse limpide : bien évidemment.

Parce que l’on peut faire grève sans nécessairement sombrer dans le populisme.

L’on peut le faire en voulant dénoncer les non-sens qui gangrène pour ma profession l’Education Nationale sans pour autant partager toutes les revendications des syndicats.

L’on peut faire grève, enfin et surtout pour ces propos inconséquents prononcés par le Président et qui résonnent comme une provocation, une de trop : « maintenant quand il y a une grève en France , on ne s’en aperçoit même pas ».

L’on avait l’habitude de l’arrogance de ce gouvernement depuis mai 2007. Mais là c’est un peu trop. Beaucoup trop. Insupportable même.

Demain, le Orange fréquentera le rose, et le rouge omniprésent. Mais non sans singularité.

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26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 20:34

Tombée dans la disgrâce du Prince, Rachida Dati a été sommée, comme Rama Yade de bien vouloir se présenter aux Européennes afin de libérer le poste de Garde des Sceaux. Plus rangée que sa collègue des Droits de l’Homme, elle s’ emploie à faire contre mauvaise fortune bon cœur, après avoir durant des mois fait des fortunes qu’elle faisait pendre autour de son cœur.

Alors il faut convaincre. Convaincre. Convaincre. Dire tout. Et Parfois n’importe quoi. Comme cette boutade qui la fit dire au Congrès de l’UMP ce week-end qu’elle ne quittait point la France en briguant la députation européenne à Strasbourg… Gentille Rachida qui oublie de préciser que 80% des séances se passent évidemment à Bruxelles. Sans compter qu’un lobby assez dominant tente à dénoncer les aller-retour du Parlement, qui à terme, a toutes les chances de siéger uniquement dans la capitale belge… Ah mais elle a un diplôme de magistrate (si, si !) pas de géographe…

Qu’elle se rassure, à moins de 10 euros de taxi depuis le Parlement, l’Avenue Louise lui permettra de revoir les Champs Elysées à la Belge… So smart and expensive shopping !

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Présentation

  • : Les Nouveaux Démocrates
  • : Enseignant et essayiste. Auteur de La Croix et la bannière sur la rhétorique des intégristes à propos du mariage pour tous (Golias, novembre 2012) et de Mariage pour tous vs Manif pour Tous (Golias, mai 2015) Auteur également d'articles sur Prochoix, la revue tenue par Fiammetta Venner et Caroline Fourest (n°57,58,59, 63 & 66) Ancien membre du Conseil national du MoDem et candidat aux Régionales 2010 et législatives 2012. Démission du MoDem en octobre 2012. Blog d’un militant du Mouvement Démocrate (MoDem).
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