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4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 16:17

Disons-le tout net : c’est le couac de l’année.

Alors que François Bayrou a plutôt bien fait fructifier ses 19% en cette année post-présidentielles dans les médias, et ce même si l’on peut regretter que l’on a davantage médiatisé certaines prises de positions des éléphants du PS sur des sujets… initiés par le Président du Mouvement Démocrate, l’émission A vous de juger de décembre 2008 restera de sinistre mémoire. Elle aura au moins eu l’intérêt d’avertir François Bayrou sur trois points.

Le premier, c’est que le PS a de plus en plus de mal à montrer sa différence sur pléthore de sujets, sur le fond, puisque sur la forme, c’est « un grand virage à gauche »… De ceux qui font rire toute la galerie. Arnaud de Montebourg a été ce jour-là l’ombre d’un opposant, donnant l’impression qu’il ne parvenait pas à se convaincre lui-même. Confirmation s’il en était besoin que la crise du PS est avant tout une crise de valeurs et de positions, encore davantage qu’elle n’est crise de personnalités. C’est dire l’ampleur de la tâche qu’attend Martine Aubry.

Résolution première : Toujours avant le PS, position tu prendras.


Le deuxième point c’est le travail et la connaissance des dossiers. On le sait, François Bayrou n’a pas la réputation d’être un grand « préparateur de débat. Il vient sur les plateaux avec ses convictions, ses valeurs et sa rhétorique. Il n’empêche, ce jour-là dans A vous de juger, il n’avait de toutes évidences pas suffisamment préparer son intervention, et ce qui ne produisit aucune conséquence face à Montebourg fut autrement plus fâcheux face à Jean-François Copé, formidable rhétoriqueur, qui avait de surcroît bien préparer son affaire chiffres, éléments de programmes, réponses aux récentes attaques sur les dossiers, le chef du groupe de la majorité de l’Assemblée nationale a même eu l’audace d’y rajouter une once de fausse modestie en admettant qu’il y avait des dissensions au sein de son groupe et qu’elles étaient au final synonyme de démocratie.

Résolution deuxième : Tes dossiers, avec plus d’ardeur tu les travailleras.


Le troisième est plus inquiétant. Regardons pour commencer cet extrait :

 

Avez-vous noté la mine de François Bayrou quand Copé lui « balance » qu’il est un homme de droite. Mine amusée. Mais un rire jaune. De la confidence d’un proche, François Bayrou ne s’attendait pas à cet argument… et il n’a su finalement pas su s’en dépêtrer.

A cela plusieurs raisons. François Bayrou a l’habitude de cette argumentation quand elle vient de gauche. Quoi de plus normal, quand on sait que depuis 2007, le Mouvement Démocrate capte un grosse partie de ses voix depuis le « centre-gauche ».

Mais à droite, l’argument n’avait qu’assez rarement été proposé d’autant que Bayrou s’est déclaré ouvertement en place d’opposition, ce qu’il n’avait jamais encore exprimé en tant que tel.

Et voilà l’enjeu de demain : quelle position Bayrou doit-il prendre ?


A mon sens 2008 a marqué une erreur stratégique. Car si en 2007, il avait fait de la bipolarisation du paysage politique un ennemi mortel, prônant une troisième voie, il a ensuite délaissé sa monture pour en prendre une autre, autrement plus difficile à monter : celle de prendre la place du PS en pariant sur son échec. C’est une profonde erreur, à mon sens.


D’une part parce qu’il ne faut pas toujours écouter les pseudos spécialistes politiques qui courent tous les plateaux de télévision et de radio et qui ont asséné, ânonné et imposé l’idée selon laquelle il n’y avait pas de place pour trois dans le paysage français. C’était évidemment oublier que les deux dernières présidentielles de 1995 et 2002 avait tout de même vu 3 candidats se tenir à plus de 16%, l’UDF de Balladur et le FN de Le Pen, dans le rôle de la troisième force. Même si l’Assemblée ne concrétise pas ce rapport de forces, il se manifeste dans les urnes dès la tenue d’élections. C’est le système qui ne représente pas de troisième force mais il est faux de dire qu’une troisième force n’a jamais existé en France (d’autant qu’elle a toujours eu le « courage » d’exister en voix alors qu’elle était absente en sièges !)


D’autre part, il ne faudrait pas enterrer le PS « aussi-tôt ». Certes, il a de grandes chances de devenir le PC de demain. Mais dans combien de décennies encore ? Car aussi curieux que cela puisse paraître, malgré le démantèlement  du 282, le PS risque de ramasser des lauriers immérités lors des Européennes et des Régionales qui confirmeront à n’en point douter le succès de 2004. Tout juste y aura-t-il du rififi pour la Constitution des listes… Dès lors, il sera impossible de laisser la place vacante car cette dernière ne l’est pas encore. Et c’est finalement courir le risque d’être troisième en 2012.


François Bayrou doit reprendre le credo qui l’a amené à voir se réunir autour de lui 7 millions de voix : une troisième voie est possible en France. Une autre politique qui enterre la vieille querelle stérile droite/gauche. Certes la pédagogie est difficile à mettre en place vis-à-vis du public et des médias. Mais ce n’est pas parce que c’est difficile qu’il faut y renoncer pour autant.

Dès lors, en étant très clair sur cette position singulière, l’argument de Copé ne tient plus : depuis quand l’affaire des droits de succession est une affaire de droite ou de gauche ? Il y a dans le programme du Mouvement Démocrate des idées autours desquelles se rassembleront des personnes qui par ailleurs sont à droite ou à gauche, mais cela une seule idée ne permet pas de cataloguer un programme, a fortiori un homme. 

Ultime résolution et non des moindres : la troisième voie, seule, tu emprunteras.

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2 janvier 2009 5 02 /01 /janvier /2009 11:52

L’année 2009 commence à peine que les méthodes elles restent les mêmes. Triste constat à dresser dès le 2 janvier après un nouvel effet d’annonce concernant les incendiaires de voitures.

Ma première réaction est de me demander pourquoi  le Président de la République propose lui-même la peine qu’il souhaiterait voir se décider à l’encontre des coupables ? Est-ce son rôle ?

Ma deuxième fut de dire qu’après tout cela pourrait dissuader ceux qui voudraient s’essayer au concours annuel de flambée de l’automobile.

Puis deux secondes passèrent.

Ma troisième fut de constater que ce fut encore une fois une fausse bonne idée : depuis quand les jeunes délinquants attendent-ils d’avoir le permis avant de pouvoir conduire ? N’a-t-on pas remarqué qu’ils passaient outre dès 13 ou 14 ans ? Le nombre de conducteurs sans permis n’a-t-il pas explosé depuis une dizaine d’années ? Dès lors en quoi cela dissuaderait qui que ce soit ?

PS : A ce titre je vous invite à vous promener, non sans précaution, autour de Porte des Postes le dimanche à Lille pour apprécier la tradition de la conduite à moins de 16 ans… Le tout en dépassant les limites autorisées ou le sens de la circulation… Alors les menacer de ne pas passer le permis… Ca les fait un peu marrer à dire vrai… Moi, pas vraiment...

Dernière minute : je viens de voir les infos de 20 heures dans lesquelles un avocat dit que c'est "une fausse bonne idée". Je tiens à préciser que mon post date de 11 heures du matin... juste histoire de dire que je n'ai pillé ni l'idée ni le titre... à moins que je n' aie tout simplement inspiré certains... ;o)

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1 janvier 2009 4 01 /01 /janvier /2009 21:40

Beaucoup de nos concitoyens entrent dans l'année 2009 à reculons . Chaque jour les effets de la crise se font cruellement sentir, laissant présager un avenir sombre : entreprises ne parvenant pas à obtenir de crédits auprès des banques, salariés mis au chômage technique, licenciements . Notre région est particulièrement affectée par ces difficultés économiques et sociales, car elle subit de plein fouet la crise de l'industrie automobile - secteur phare de sa reconversion industrielle - et de la vente à distance . Face à cette épreuve, nous, élus et militants du Mouvement démocrate, tenons à rappeler la nécessité de solidarité et la prééminence de l'être sur l'avoir .

On ne saurait circonscrire la réponse à la crise à l'échelle nationale . Cette réponse ne peut être qu'européenne . Nous voulons que 2009 soit marquée par la réappropriation par les citoyens et par la refondation de l'idée européenne . On a souhaité, pendant trop longtemps, réduire l'Europe à la somme des intérêts économiques des uns et des autres, nous devons à présent construire une Europe sociale, protectrice des plus faibles, une Europe culturelle, une Europe politique .

Abordons donc 2009 avec courage et détermination . Répondons aux défis de l'avenir, en réaffirmant nos valeurs humanistes et en redonnant un nouveau souffle à l'idée européenne .

Bonne année à tous .

La section du Mouvement Démocrate de Lille.

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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 20:29

Qu’est-ce que le journalisme ? Vaste question d’autant plus intéressante à l’heure où les grands groupes de presse et des médias sont détenus par les plus grands financiers/industriels, eux-mêmes proches, voire très proche de notre cher, très cher président de la République.

Alors il ne sera nulle place pour une fois de ce débat que nous continuerons d’avoir dans ces colonnes. Mais plutôt d’un aspect technique : 

Le journaliste doit-il se contenter de reformuler une information brute, ou peut-il par pédagogie y distiller quelques commentaires ?

Si tel est le cas, force est de constater que la notion de commentaires laisse actuellement à désirer. Deux cas de figure aujourd’hui même :

Sur ITélé, la journaliste dresse le bilan un an après l’interdiction de fumer dans les espaces publics en précisant qu’il est « décevant » car le nombre de fumeurs a peu baissé. Décevant ? le but de cette loi n’était-il pas avant tout de préserver ceux qui étaient devenus malgré eux des fumeurs passifs ? A partir du moment où cette loi est plutôt bien respectée alors que l’on redoutait les râleurs de tout espèce qui disait à l’emporte-pièces qu’ils braveraient la loi, ne peut-on pas estimer que l’objectif est parfaitement atteint ? Pourquoi un tel pessimisme quand on peut en réalité apprécier le civisme maintes fois mis en cause en France sur d’autres sujet fait un retour inespéré sur nos terres ?

Sur France 2, ce soir, David Pujadas annonce que l’on a failli être en récession cette année, mais qu’heureusement la croissance a été de 0,1 % selon l’INSEE au 3ème trimestre. Etrange optimisme à présent. Explication : la récession, techniquement, n’est effective que s’il y a deux trimestres consécutifs de baisse de croissance. Pour autant si la « récession technique » a été évitée de très peu (0,11 points !), peut-on à ce point laisser entendre que le pire a été évité ? Si la croissance avait affiché une baisse de 0,05%, cela aurait il changé le quotidien des citoyens, et notamment ceux qui meurent chaque jour du froid dans la rue, ou qui redoutent un futur plan de licenciement…

Entre pessimisme et optimisme injustifiés, il n’est pas sûr que nos journalistes puissent à ce point manier le commentaire à des fins pédagogiques… Qu’ils se contentent donc d’en  revenir aux origines de la déontologie de leur profession : L’INFORMATION !

Sinon pour finir sur une note aussi cynique que comique, et dans la série best-of de l'année, qui a dit à propos de l’accompagnement éducatif après les cours, qui, selon Darcos, est un geste social pour aider les élèves en difficulté : « Soyons clair, c’est de la garderie que l’on nous demande d’organiser ».

Non, ce n’est pas un leader syndical.

Ni un prof réac (encore que… faites gaffe, ils sont partout les réac’… :o)

Non ce n’est pas un leader de l’opposition.

Ni Martine Aubry lors du Congrès de Reims à propos de l’élection du Secrétaire du PS (et pourtant…)

 

Alors ????

Il s’agit tout simplement du Recteur de Lille à l’attention des principaux et principaux adjoints lors de la rentrée de septembre 2008 (propos authentifiés par des présents dans la salle). Et dire qu’il y a des profs comme moi, des « réacs » donc qui pensent que l’on peut faire un vrai travail d’aide à l’apprentissage durant ces heures. Utopiste va !

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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 23:09

En ces périodes où les best of pullulent, apprécions comme il se doit, ce que la politique et tout particulièrement notre gouvernement a fait… de pire ! Histoire d’apprécier à sa juste mesure le désaveu des citoyens pour la politique… Il faut dire qu’ils y ont été forts… très forts !

Premier volet : les élèves français sont 14ème sur l’échelle européenne et l’éducation nationale doit se remettre en question. La preuve par les porte-paroles… Paroles n’est pas écrit, certes… Mais enfin…

Extrait d’une note à la presse de mon porte-parole favori de l’UMP, j’ai nommé Monsieur Lefebvre, celui qui a un avis sur tout…

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27 décembre 2008 6 27 /12 /décembre /2008 14:00

François Bayrou l’avait appelée de tous ses vœux lors de la campagne 2007 ; Ségolène Royal avait accaparé le concept sans y mettre de la profondeur (une fâcheuse habitude chez elle) ; Sarkozy lui avait préféré une réforme de la Constitution qui s’avéra aussi décevante que vide de contenu et d’avancée démocratique… Et pourtant, en cette période de vœux, que pourrions souhaiter de mieux qu’une Sixième République pour la France ?

 

I - Le diagnostic : une Cinquième République malade

Il ne fait aucun doute que notre bonne vieille République vit mal son demi-siècle. Tant dans sa conception que dans son utilisation, elle a montré son essoufflement, Nicolas Sarkozy l’ayant fait exploser dans son non-sens.


A – Le Président de la République : chef d’Etat ou de gouvernement ?

Quel est le rôle du Président de la République en France ? Il est clairement défini en ces fonctions :


-
         
Le président de la République nomme le Premier ministre et les autres membres du Gouvernement et met fin à leurs fonctions. (art. 8)

-          Le président de la République préside le Conseil des ministres. (art. 9)

-          Le président de la République promulgue les lois dans les quinze jours qui suivent la transmission au gouvernement de la loi définitivement adoptée. (art. 10)

-          Le président de la République peut soumettre au référendum tout projet de loi portant sur l'organisation des pouvoirs publics (art. 11)

-          Le président de la République peut dissoudre l'Assemblée nationale. (art. 12)

-          Le président de la République signe les ordonnances et les décrets délibérés en Conseil des ministres. Il nomme aux emplois civils et militaires de l'État. (art. 13)

-          Le président de la République accrédite les ambassadeurs et les envoyés extraordinaires auprès des puissances étrangères. (art. 14)

-          Le président de la République est le chef des armées. Il préside les conseils et comités supérieurs de la défense nationale. (art. 15)

-          Il gouverne la France en cas de crise et peut alors prendre des décisions nécessaires (bombe atomique, déclaration de guerre, etc.). Il peut exceptionnellement bénéficier des pleins pouvoirs.  (art. 16)

-          Le président de la République a le droit de faire grâce. (art. 17)

-          Le président de la République communique avec les deux assemblées du Parlement par des messages qu'il fait lire et qui ne donnent lieu à aucun débat. (art. 18)

 

Comme on peut le voir le rôle du Président de la république est finalement assez limité. Il est avant tout représentant de la France et ne s’occupe d’affaires qui ne concernent que l’identité de la nation. Rien n’est spécifié au sujet de la vie quotidienne du citoyen, qui constitue le cœur même des affaires politiques. Ce rôle est dévolu au Gouvernement et au Parlement.

Or qu’en est-il depuis 2007 ? Tout est décidé depuis l’Elysée. Les Ministres sont sommés d’appliquer ce que le souverain demande, quitte à être en désaccord avec certaines de leur convictions pourtant affirmées auparavant (Kouchner et Darcos étant les plus symboliques en la matière).  

En France, depuis mai 2007, le chef de l’Etat est confondu avec le chef du gouvernement. Dès lors, le Premier Ministre ne sert plus à rien.

 

B-  Un parlement diminué et asservi

Depuis l’inversion du calendrier voulue par Jospin qui voulait s’assurer les mains libres pour sa probable élection en 2002 (clairvoyant sur ce point), les législatives ne servent à rien. L’élection qui pourtant devrait être la plus importante puisque élisant ceux qui vont voter les lois qui vont régir la vie du citoyen est discréditée par celle du Président de la République. SI le Président n’est que le représentant de l’Etat son élection au suffrage universel direct est donc une hérésie qu’il faut interrompre ; On doit cette singularité à l’ego démesuré du créateur du cette Vème République, Le Général de Gaulle qui a fait  de sa personne un véritable culte, mettant systématiquement dans la balance du vote sa démission… Drôle d’orgueil qui aboutit aujourd’hui à ce non sens : les Présidentielles débattent de sujet que le futur Président techniquement ne peut pas résoudre. Les Législatives, qui devraient elles parler de politique ne parlent que d’alternance et de partis politiques pour s’assurer les financements publics. Il n’y a qu’à voir l’inquiétante personnalisation de la dernière présidentielle…

Aujourd’hui, les citoyens n’ont plus aucune confiance dans l’action politique. Décroché du monde réel, énarque, orateur plutôt qu’inventeur, l’homme politique est accusé de mépris envers le « petit peuple » à qui il ne parle que tous les cinq ans… Crise de confiance… Crise tout court. Il n’y a aucun doute : notre République est MALADE.

 

C – la Séparation des pouvoirs est galvaudée

Qu’est devenue la sacro-sainte séparation des pouvoirs imaginée et rêvée par Montesquieu ? Chaque affaire, depuis 2007, met un coup d’épée et ouvre grand la brèche. Les scandales Tapie, l’annexion de France Télévision, le Président pouvant s’exprimer devant l’Assemblée sans opposition, le discours de Latran qui mit le prêtre devant l’éducation du professeur… Il est tant de redéfinir les pouvoirs, face à la modernité et de faire de la séparation des pouvoirs une PRIORITE NATIONALE.

 

II – Définir une VIème République

Tentons de définir cette nouvelle république avec des propositions concrètes pour l’organisation de nos institutions.

 

A-     Un Président indépendant du gouvernement

Les fonctions définies par la Vème République doivent être conservées. Encore faut-il se donner les moyens de faire respecter l’idée de représentant de la Nation et non du Gouvernement. Pour ce faire, le Président doit être élu au suffrage universel indirect. Les députés, élus directement par le Peuple, sont les seuls à pouvoir décider de celui qui représente l’Etat. Celui-ci devient indépendant et ne peut alors prétendre occuper des fonctions dans un parti politique.

 

B-      Une représentation honnête donc une assemblée qui fonctionne

Nos élus doivent représenter les grandes sensibilités de la France. Et il est hors de question de voir comme c’est le cas aujourd’hui 2% des électeurs représentés par 23 députés, quand 8 autre % n’en compte que 3…

Les députés doivent être élus au suffrage universel direct à un tour. Le parti vainqueur obtient de facto un tiers des sièges. Le reste des sièges (les 2/3) sont répartis entre tous les partis ayant obtenu 5% ou plus. De ce fait, chaque grande sensibilité est représentée sans pour autant empêcher une majorité (dès lors que le parti majoritaire obtienne au minimum 1/6ème des voix ce qui est un minimum quand on se veut majoritaire…)

Parce qu’il est inutile de démultiplier les instances, le bicamérisme n’ a plus lieu d’être. Ainsi le Sénat disparaît ; seule reste une Assemblée que l’on pourrait dès lors agrandir (une élection régionale pourrait ainsi être envisagée avec par exemple 30 députés par régions soit 660 députés au lieu des 577 existant actuellement). Un Gouvernement est désigné à partir des élections législatives. Une tête de liste est désignée au niveau national et devient de facto Premier Ministre. Il détermine ensuite son gouvernement. On peut même imaginer imposer un nombre minimum de ministres d'un autre camp dès lors que celui-ci réunit plus de 15 ou 20% des voix... Histoire de ne pas inscrire le bipolarisme dans les textes et d'inciter à travailler "ensemble"... sans pour autant tomber dans l'ornière de la IVème République ou la campagne de débauchage de la Sarkolie...

 

C-      La Séparation des pouvoirs

Ce sera la plus grande nouveauté pour notre pays. Tout d’abord, il convient de dépoussiérer le concept pour prendre en compte la modernité. Aux pouvoirs législatifs, exécutifs et judiciaires, rajoutons trois autres pouvoirs :

o   Le pouvoir médiatique

o   Le pouvoir spirituel

o   Le pouvoir financier

 

Chacun de ses pouvoirs doit avoir une indépendance. Il ne sera plus possible ainsi d’avoir un Ministère de la Justice. Le Garde des Sceaux doit être totalement indépendant de tout pouvoir politique. Pour chacun des pouvoirs cités, une Cour spéciale est crée. Elles ne doivent en aucun cas avoir un lien avec le Gouvernement.

 

Chaque membre sera élu par les Parlementaires sur proposition des partis, sachant que chaque parti aura un nombre égal de représentants pour garantir l’indépendance. Dès lors qu’ils sont nommés, ils doivent abandonner tout engagement politique, médiatique, financier ou spirituel (carte, mandat, diocèse…).

 

Toute décision prise par les Cour doivent être respectée. Pour exemple, toute décision prise par le CSA, entité dépendant de la Cour spéciale des Médias, sera applicable ; si une chaîne ne respectait pas la décision prise serait soumise à des sanctions, pouvant aller jusqu’à l’écran noir, provisoire ou permanent.

Les Cours peuvent se réunir entre elles en cas de problème complexe comme par exemple les manquements à la laïcité à la télévision qui réunirait les Cours spéciales des médias et celle dévolue au Spirituel.

 

Ceci n’est qu’un projet, une maigre proposition, certainement très faillible et contestable. Je m’en remets donc à vous militants, lecteurs ou simples citoyens pour avoir vos propositions : LE DEBAT EST OUVERT.

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26 décembre 2008 5 26 /12 /décembre /2008 20:58

Magnifique formule trouvée par Charles Baudelaire.

Alors que le site d’Arrêt sur images se lamente d’avoir défendu le service public télévisuel pour le voir diffuser le 25 au soir la pièce de Bernard Tapie dans laquelle « il règle ses comptes avec les parlementaires qui ont osé l'interroger sur cette étrange victoire judiciaire » (« François Barou » rayé de la liste de mariage… ah ah ah c’est fin, c’est très fin, ça se mange sans faim ! ), il est temps de s’intéresser justement sur la part de responsabilité du service public sur son triste sort. Car il serait vain, à présent, de vouloir le sauver : l’affaire est entendue et est tombée dans l’escarcelle de notre souverain. Dont acte. Mais la victime est loin d’être innocente.


Il suffit de voir le visage de Carole Bouquet invitée il y a deux semaines sur France 2 dans l’émission dominicale de l’après-JT, Dimanche 13h15 présentée par Laurent Delahousse qui demanda à l’actrice de bien vouloir dire que France télévision ne faisait pas la même chose que ses concurrents privés, pour s’en convaincre… France télévisions a cédé aux sirènes de l’argent facile et de la télé-poubelle : Delarue et ses talk-shows (sans oublier ses dérivés, morts ou vivants), Patrick Sébastien et ses spectacles où l’on chante avec finesse « Si tu pouvais fermer…. », Si belle la vie, dont on dit qu’elle reflète la société et qu’elle est un programme de société (après tout Les Feux de l’Amour doit avoir la même fonction sur la société américaine), les jeux télévisés où les millions pleuvent, les plages de publicité en déluge… L’on pourra toujours exhiber quelques séances de théâtre en prime time, quelques reportages d’exception ou la cinquième comme les beaux arbres cachant la forêt, il n’empêche :  l’on n’a rarement vu victime être son propre fossoyeur.


La course à l’audience du JT qui aboutit à la démission et à la suspension en grand fracas de respectivement de Mazerolle et de Pujadas, fut le sommet de cette course effrénée vers une télévision basse classe/max de fric. L’on peut pleurer sur les cendres… elles ne sont pas prêtes de se raviver !


Comble du comble : alors que l’on accuse TF1 et consort de graisser la patte « médiatique » au gouvernement, France Télévision propose chaque dimanche l’émission la plus obséquieuse du PAF, celle qui fait augure de serment d’allégeance permanent à notre petit prince, créant un porte-parole plus fidèle encore que Monsieur Lefebvre dont le zèle n’a pourtant d’égal que la fidélité qui lia jadis Heckle et Jeckle ou encore Laurel et Hardy… C’est dire si complicité rime avec culpabilité…


Alors, le 5 janvier, pour qui sonnera le glas ?

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23 décembre 2008 2 23 /12 /décembre /2008 17:43

Il est un commerce qui ne perd pas le nord concernant les ouvertures dominicales : les pharmaciens. Chaque pharmacie a un dimanche de garde par mois… Mais attention à la note… salée !

Ainsi ce dimanche, la petite boîte d’Efferalgan vitaminé m’a couté la bagatelle de… 6,90 euros au lieu de 2,90 eu égard aux frais « de garde »…

A part ça, à terme, le consommateur ne paiera pas ces ouvertures payées double…

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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 21:15

Comment réagir face à l’acharnement dont est victime Rama Yadé ? Faut-il considérer que cette affaire ne concerne que l’UMP ? Faut-il au contraire estimer que faisant partie du gouvernement son cas nous concerne tous ? j’irai plus loin : à partir du moment où la résistance de Rama Yadé touche au courage politique et met un pavé dans la mare de la politique à la papa, il faut s’en (pré)occuper !


Car l’on peut tout dire sur Rama Yadé : son zèle répété et sa déférence exacerbée envers Monsieur Bruni pendant plus d’un an, ses erreurs et autres errements médiatiques, ses couacs… Il n’empêche, les circonstances atténuantes sont plus que de rigueur 
:


Rama Yadé n’a que 32 ans !


L’argument de Bernard Kouchner sur l’inadéquation entre une politique gouvernementale et les droits de l’homme est hérétique, antirépublicain, et relève d’un manque de courage indigne de l’héritage français comme le rappelle avec justesse Christopher.


Refuser d’être parachutée, non pas dans une région, mais dans une élection dans laquelle elle ne se sent pas compétente, n’est pas un manque de courage politique pour représenter son camp mais bien la preuve que cette femme a une éthique et une intégrité politique qui marquent les êtres d’exception.


Je ne suis pas sans savoir que je vais faire grincer des dents dans mon parti mais je ne suis pas dupe des errements des missions de la secrétaire d’Etat depuis mai 2007. Mais si le Mouvement Démocrate s’engage à travailler avec les meilleurs esprits, les meilleures pensées, et ceux dont les valeurs sont respectables qu’ils soient selon l’ancienne grille de lecture à droite ou à gauche, l’on se doit de soutenir une femme qui certes a commis des erreurs (qui aurait l’audace de croire et de dire qu’il n’en commettre jamais sitôt qu’il sent les suaves et enivrantes effluves du pouvoir ?) mais qui n’a jamais renié son intégrité, ne serait-ce qu’au bon souvenir de ses propos sur la venue de Kadhafi : "notre pays n'est pas un paillasson sur lequel un dirigeant peut venir s'essuyer les pieds du sang de ses forfaits ». De deux choses l’une : soit elle avait été diligentée par Sarkozy pour contrebalancer la venue du dictateur, et auquel cas elle n’est pas payée en retour. Soit ses propos sont de sa propre initiative, et ils ont le mérite d’un certain panache.

Dans tous les cas, Rama Yadé, merci de mettre de la couleur à cette politique insipide. Et contrairement à ce pensent tes "alliés", cela n' A RIEN A VOIR avec ta couleur de peau...

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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 21:02

La nomination de Yazid Sabeg en sa future qualité de « commissaire à la diversité et à l’égalité des chances » est une bonne nouvelle. Car il est important de s’intéresser, enfin, à ce brûlant sujet. Nicolas Sarkozy avait cru avoir fait l’essentiel en offrant à Rachida, Rama et Fadela des postes parmi les plus importants de son gouvernement. Las. L’image ne suffit pas. Ne suffit plus. Sarkozy commence, enfin, à le comprendre.

Pour autant, il persiste dans certaines erreurs : "Je me souviens du charivari que j'avais provoqué en disant que j'étais intéressé par la discrimination positive", a lancé le président. "Comme si le simple fait d'être intéressé par cette idée devenait la preuve que je justifiais le communautarisme. C'est exactement le contraire!"

Comme souvent le diagnostic est correct mais la réponse n’est pas la bonne.


Alors n'en déplaise à Nicolas Sarkozy qui affirme sans vergogne : "On ne traite pas de façon égale une situation inégale", le problème de la discrimination positive est qu’elle
créé des inégalités pour en corriger d’autres, ce qui en soi n’est guère satisfaisant.


Le cas le plus récent en France concerne les femmes et la politique, avec l’obligation de la parité. Ce qui devrait être une utopie est devenue une pratique. Près d’une dizaine d’années après cette loi, le résultat est consternant : elles ne représentent que 22% du Séant, et 18% de l’Assemblée Nationale.  

En pratique et dans les coulisses des partis, les résultats sont tout aussi décevants. Quand il fallut composer des listes lors des élections des conseils départementaux du Mouvement Démocrate, qui osera dire que sa tâche fut facilitée par la parité ? Combien de migraines, de cas de conscience, de colère  sont apparus au moment de composer la (mau)dite liste ?


La vérité est difficile à dire. Mais je n’hésite pas à la faire : les femmes s’investissent peu en politique et même, pour certaines, refusent de le faire. Les assemblées dans le Nord montrent leur faible participation, et il faudrait déboucher un grand cru quand elles atteignent les 25% des présents. De la même manière, la tradition d’alterner une question/homme avec une question/femme, s’essouffle dès lors que celles qui ont voulu s’exprimer l’ont toutes fait quand d’autant piaffent d’impatience…


Alors comme d’habitude ce genre de pensée fait passer pour sexiste. De la même manière être contre la discrimination positive vous donne l’étiquette de raciste. Je suis déjà réac’ depuis lundi. Je n’ai donc peur de rien.

Il ne faudrait donc pas que l’erreur commise sur une législation sur la parité fasse tache d’huile et que la discrimination positive refasse surface. Il faut refuser l’inégalité pour corriger l’égalité.

Car c’est se priver de talents qui ne pourront s’exprimer et accepter que des compétences, des convictions et des investissement plus contrastés prennent la place des sus-cités.

Combien de femmes présentes sur des listes confessent n’avoir accepté que parce qu’il fallait remplir le quota ?

Si l’on veut que les personnes issues d’une origine ethnique différente puissent s’en sortir, il faudrait alors se demander comment faire en sorte que les inégalités diminuent, et en ce sens , comment donner la chance à la plus grande des inégalités : celles des quartiers défavorisés.


"L'égalité réelle des chances c'est d'abord par l'école qu'elle passe", a parfaitement dit M. Sarkozy.


Que son diagnostic soit entendu. Mais encore faudrait-il y apporter une solution ad hoc. Alors le problème ne se résoudra pas nécessairement par des quotas d’accession aux grandes écoles.

Et si, pour commencer, on prodiguait aux élèves en ZEP un enseignement de qualité qui allie culture, exigence et rigueur, de celle que l’on donne à Henri IV et à laquelle l’on a renoncé par manque de courage ? La vraie lutte des inégalités ne crée pas d’autres inégalités. Bien au contraire, elle passe par une mise à niveau, de sorte à ce que l’on donne à ceux qui vivent aux lisières des centres-villes, les mêmes nourritures intellectuelles que celles dont sont abreuvées dès la naissance les têtes blondes issues des familles les plus aisées. Le reste, l’investissement dans la politique des minorités, leur recrutement, la confiance en eux, viendront d’eux-mêmes…

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  • : Les Nouveaux Démocrates
  • : Enseignant et essayiste. Auteur de La Croix et la bannière sur la rhétorique des intégristes à propos du mariage pour tous (Golias, novembre 2012) et de Mariage pour tous vs Manif pour Tous (Golias, mai 2015) Auteur également d'articles sur Prochoix, la revue tenue par Fiammetta Venner et Caroline Fourest (n°57,58,59, 63 & 66) Ancien membre du Conseil national du MoDem et candidat aux Régionales 2010 et législatives 2012. Démission du MoDem en octobre 2012. Blog d’un militant du Mouvement Démocrate (MoDem).
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