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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 21:23

L’information risque de faire son effet, et tel était le but : pour la première fois en France, un membre en exercice du gouvernement, le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement Roger Karoutchi, a rendu publique vendredi son homosexualité.

La question qui consiste à se demander si cette révélation va faire avancer la cause homosexuelle n’est finalement pas le plus important. Car le pendant de cet éventuel bénéfice est autrement plus gênant.

D’une part, cette révélation n’a pas l’humilité de celle qui entoura les confessions de Bertrand Delanoé. Autant le futur maire de Paris ne s’est plus jamais épanché sur la chose, à l’exception des 20 ans de M6, qui fut la chaîne qui eut la primauté du scoop, autant celle de Karoutchi s’inscrit dans un battage médiatique sans précédent, rappelant ces écrivaillons de circonstance qui exhibent des pans entiers de leur vie chez Ruquier le samedi soir, sous l’œil acerbe de Heckle-Zemmour et Jeckle Naulleaud : déclaration à l’AFP, 7 à 8 dimanche, livre à venir au titre choc, "Mes quatre vérités", à paraître fin janvier…

D’autre part, la révélation arrive le jour-même de la confirmation d’une primaire attendue entre cet ancien inspecteur de l’Education nationale et Valérie Pécresse qu’un récent sondage donnait largement gagnante pour la Régionale de 2010… On se souvient du rôle des enquêtes d’opinion quand à Neuilly nous avions vécu il y a un an le psychodrame Martinon-non-non… Déballage médiatique pour s’attirer des intentions de votes dans une région qui réunit selon des sources officieuses mais somme toute logiques le plus d’homosexuels en France (et notamment Paris) ?

Enfin, ce coming-out nous ramène à cette question : pourquoi vouloir à ce point confondre vie privée et vie publique ? Un citoyen ne doit juger un politique que sur ses actes d’élus. Marié, divorcé, homosexuel, trans, bi : que cela change-t-il ? N’est-ce pas là une résultante d’une dérive pernicieuse d’un système qui privilégie la forme au fond, et qui offre aux strass et aux paillettes une place au moins aussi importante que le débat politique ?

Décidément, notre République est bel et bien malade…

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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 22:24

L’Etranger sied peu à Ségolène : La « braviture » chinoise, la rapidité de la justice chinoise, l’indépendance du Québec, et maintenant son auto-proclamation de muse Obamesque…

Les justifications de Royal ce matin la confondent d’autant plus. Encore eut-il valu ne rien dire, laisser passer, et faire cet aveu d’humour plus tard. Bien plus tard.

Mais enfin, il faut savoir que Besnehard  est plutôt habitué à peaufiner l’image et que la chose politique n’est pas son fort.

La faire transformer en pseudo actrice de Cyrano de Bergerac, il sait faire. Faire un second degré politique… C’est déjà plus difficile.

Allez, Ségolène n’a ni le flegme de la Maillant, ni le sens politique de son idole, François Mitterrand… Mais Ségo la maudite, avouons-le : qu’est-ce qu’elle est drôle non ?

Demain sujet brûlant : la grève du 29… Voilà pourquoi je cède ce soir à autant de trivialités…

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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 21:06

Cela n’aura échappé à personne. Le boutade du jour de l’ANNEE 2009 est d’ores et déjà attribuée à la Présidente de la Région Poitou-Charentes :

« Oui, j'ai inspiré Obama et ses équipes nous ont copiés"


A ceux qui penseraient que la phrase est une citation d'un sketch de Canteloup, sachez que vous vous méprenez... la caricaturée dépasse aujourd'hui le caricaturiste...

Plutôt que de faire des commentaires (acerbes), contentons-nous d’être sarcastiques (attention les propos qui suivent sont au 1000ème degré et ne sauraient être taxés de diffamation ou que sais-je encore) :


Le Pen va annoncer qu’il a inspiré Hitler

Jean-Marie Cavada va lui révéler qu'il est le véritable parolier de la chanson de Dutronc L'Opportuniste.
Arnaud Montebourg que sa coupe de cheveux est à l’origine de la vocation de Jean-Louis David et de la laque L’Oréal

Martine Aubry a soufflé l’idée du cyclope, devenu mythe pour la légende

Et enfin… Frédéric Lefebvre a été à l’origine du tube de Patrick Sébastien : " Ah si tu pouvais fermer te g…."

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18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 15:09

Cette altercation fait le tour du web et pour cause : Frédéric remis à sa place comme il le faut…
Délectation garantie pour cet exécuteur de la voix royale, ce rhétoriqueur de pacotille, cet affable fouille-tout, qui s’occupe de rien et de tout…
Appréciez :

 

 


Dire que c’est LCI qui nous offre ce moment m’estomaque… le début d’une saine fronde ?


Sinon, je ne peux terminer sans m’exaspérer de la dernière intervenante dont je n’ai pas reconnu l’identité qui veut de toute évidence elle aussi se tailler une belle part devant la caméra, se métamorphose en oiseau de mauvaise augure en s’évertuant à  jouer les Cassandre : «  Monsieur Lefebvre a méprisé la loi, la loi se fera dans la rue. Faudra pas venir pleurer ». Exaspérant ! La grève ! Toujours la grève ! Agitez le drapeau rouge pour exciter le taureau… la danse du ventre entre le PS et l’extrême gauche ne fait que débuter… une vraie course à l’échalote…

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17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 21:25

Etonnante passe d’arme au Palais du Luxembourg ce jeudi. Le Sénat a voté jeudi à une majorité « appréciable » (NDLR : 329 voix pour, 4 contre), un amendement prévoyant une hausse de la redevance télévisée de 116 euros à 120 euros au 1er janvier 2010…

Précisons que si le financement de la Télévision publique ne pose aucun problème pour 2009, il n’en est pas de même pour l’année suivante.

Etonnante passe d’armes car cet amendement s’oppose à la position du Gouvernement. Et de Nicolas Sarkozy.

Le Président s’est toujours opposé à cette augmentation.

Quant à Jean-François Copé, il est allé plus loin en besogne en mettant dans la balance… sa vie : « Moi, vivant, il n’y aura pas d’augmentation de la redevance télé » avait-il lancé avec une verve digne de l’avocat qu’il est toujours malgré ses mandats.

Alors Copé qui avait senti le vent de la faucheuse arriver avait corriger quelques jours plus tard : “Je l’ai dit comme ça ? Tant mieux ! (…) J’ai toujours dit que j’étais défavorable à l’augmentation de la redevance. Je suis favorable à son indexation (sur l’inflation), ce qui n’est pas la même chose. Cette taxe est profondément injuste »

Alors calculons : 1% de 116 fait 1,16 soit un total de 117,6…. Non l’augmentation ne correspond pas à l’inflation… Cela fait même une augmentation de… 3,4 %

La vie de Copé est plus que jamais en danger !

Pendant ce temps, le Sénat, donné pour mort il y a quelques semaines jubile : « Le Sénat sert à quelque chose ! " s'est même exclamé le sénateur socialiste Jean-Pierre Sueur après le résultat du vote.


La frontière entre la vie et la mort est ténue en politique… D’ailleurs les Européennes arrivent : revoilà Chevènement, Le Pen, et de Villiers ! Le clip de Thriller, version française !


PS : Notons qu’il y a tout à se réjouir de l’augmentation de la redevance, une des plus faibles d’Europe, seule garantie d’un revenu fixe pour la Télévision publique sans publicité. Pourvu que notre service public soit à la hauteur de nos deniers…

Enfin précisons que la fronde du Sénat ne s’est pas arrêtée là notamment en s’opposant à la taxe sur la téléphonie mobile… Les opérateurs ayant promis de l’indexer sur la facture des clients, nous leur en savons gré…

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15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 21:36

Extrait de Vesoul :

« J'ai du respect (pour les syndicats), ils jouent un rôle irremplaçable et nous devons les encourager à développer leur représentativité. Mais, en tant que président de la République, je ne peux pas accepter qu'une organisation syndicale irresponsable casse le service public et bafoue l'intérêt des usagers du service public en fermant la deuxième gare de France, sans prévenir personne, en se moquant des intérêts des usagers".


Une chose me chiffonne ici :

Encourager le développement de la représentativité des syndicats ? Bien au contraire, cela est une saine réflexion.  Nos syndicats ont toute leur place. Et dans un monde néo-capitaliste dérivant, ils sont le dernier rempart apte à protéger nos droits. Leur responsabilité et leur devoir s’en trouvent d’autant plus grandi.


Que Rail Sud, car c’est bien cette organisation qui décréta la grève de Saint Lazare, soit taxée d’irresponsable ? C’est pourtant le moins que l’on puisse dire ! Cette organisation minoritaire pollue à l’extrême l’image des syndicats en France en proposant notamment 1h de grève facturée 15 euros pour gêner 100% des usagers… Une organisation qui ne dialogue pas, mais qui fait grève au préalable et qui, quoi qu’il arrive, quitte les conflits en lâchant qu’ils n’ont jamais obtenu gain de cause… De l’extrême gauche démago comme seule la France malheureusement peut le produire et qui jette inutilement le discrédit sur les employés de la SNCF, QUI DANS LEUR GRANDE MAJORITE SONT D’UN SOUCI SANS EGAL POUR LE SERVICE PUBLIC, et qui sont d’un professionnalisme dont la simple remise en cause serait une provocation irresponsable, elle aussi.


Non le problème c’est cette apposition syntaxique, accablante : « Mais, en tant que président de la République, je ne peux pas accepter » : l’hyper-présidence encore, toujours, toujours et encore… A l’envi… A l’écoueurement… Je ne cesserai jamais de le répéter : Monsieur Sarkozy : tel n’est pas votre rôle ni votre devoir… Restez-en aux tâches inhérentes à la présidence de République, ou confessez-le une bonne fois pour toute :
vous dirigez le troisième empire !

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13 janvier 2009 2 13 /01 /janvier /2009 23:10

Alors pourquoi les cheminots s’étonnent de voir que leurs revendications soient anti-populaires ?

Parce qu’ils sont à eux seuls responsables de 75% des jours de grèves de l’ensemble de la France quand ils représentent moins de 5% des travailleurs ? Même pas !

Non. Ce qui peut exaspérer les voyageurs c’est de savoir qu’après un conflit qui dure depuis 1 mois, soit 21 jours de travail, le personnel de Saint-Lazare fait une grève imprévue après l’agression d’un conducteur du RER A…

Remarque première : Le personnel de la ligne A n’a pas fait grève.

Remarque seconde : le RER a a fortiori ne passe pas par Saint-Lazare ; pour les non-parisiens, ou non néo, ou non ex-, voici les arrêts du RER A : Charles de GAULLE Etoile, Opéra, Châtelet-les-halles-Gare de LYON- Nation…

Mais à part cela, SUD Rail a des arguments solides…

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11 janvier 2009 7 11 /01 /janvier /2009 20:18

Les attaques répétées d’Israël sur le territoire de Gaza, conséquences d’attaques terroristes répétées n’en finissent plus de mettre le monde en émoi. Et pour cause : c’est tout un Peuple qui paye au nom des terroristes kamikazes. C’est toute une communauté religieuse qui est symbolisée par Israël. Mais c’est surtout un conflit qui n’en finit plus depuis vingt siècles.

Je me garderais bien de prendre parti. Car il n’est pas de point de vue irréprochable dans cette affaire. Pour autant, l’on ne peut accepter comme tel, les bras ballants de l’ONU ou encore de l’Europe alors que des milliers d’innocents risquent leur vie chaque jour. Et il est des vérités que l’on peut dire sans pour autant prendre parti et ce parce que leur contigüité et leur confrontation suffit à équilibrer la position. Faut-il pourtant s’en dispenser compte tenu du caractère sensible du dossier et se contenter comme le font tous les Etats du Monde depuis plus de soixante ans, à l’exception notable des Etats-Unis dont le parti pris est plus que dérangeant, de formuler langue de bois et formules qui disent tout quand le paragraphe suivant dit son contraire ? Assurément non. Alors j’assume mes prises de positions :

La construction de l’Etat d’Israël le 14 mai 1948 reste l’une des plus grandes erreurs majeures de l’histoire de l’Humanité. Cédant aux pressions des sionistes qui utilisèrent l’horreur de la Seconde guerre Mondiale pour justifier leur requête qui datait de presque un siècle rappelons-le, les nations Unis ont cru corriger l’histoire deux siècles plus tard. Comme si les Palestiniens du XXème siècle étaient responsables de l’exode des Juifs 2000 ans plus tôt. Hérésie incompréhensible et qui aboutit à l’inverse de ce que souhaitait ce monde épuise par le conflit : une guerre permanente. Car Israël fut en guerre dès… le 15 mai 1948. Une guerre « traditionnelle tout d’abords avec les Etats voisins, puis une guerre « moderne », celle qui déguise l’ennemi et ne le fait apparaître que quand il disparaît : j’ai nommé le terrorisme. Un Etat qui ne connaît que la guerre depuis son existence est donc un état vain.

De ce fait, les sionistes ont changé d’idéologie. Ils ne sont plus ceux qui voulaient un nouvel Etat d’Israël mais ceux qui veulent qu’Israël se maintienne coûte que coûte. Il conviendra alors de ne plus faire des antisionistes des antisémites : les antisionistes s’opposent à une idéologie, les antisémites s'évertuent à divulguer leur haine contre des personnes de confession juive. La nuance est énorme. Le sioniste est, n'en déplaise à certains, aussi dangereux que le terroriste. Et quand on sait les dégats provoqués par les offensives israeliennes sur Gaza, on en vient à se demander qui est le plus destructeur. De ce fait, les manifestations à Marseille aujourd'hui qui encouragent Israël à continuer la guerre sont INACCEPTABLES.
L’on n’ a finalement pas à rougir d’être antisionistes dès lors que l’amalgame est levé. Et je ne rougis pas.

Car le manichéisme est le chancre de notre monde. On doit être pour, sinon l’on est contre. Inepties qui aboutissent aux plus grands drames en désintellectualisant le débat, pour que s’exhalent les valeurs reptiliennes. Or tout n’est pas inscrit dans le marbre comme le montre avec intelligence une association des juifs français qui participait hier aux manifestations pour demander l’arrêt immédiat des hostilités. L’on aimerait voir les Musulmans de toutes parts descendre dans la rue pour manifester contre les attentats, qui ne rendent nullement service à leur religion puisqu’ils créent l’amalgame entre islamistes et musulmans. Mais quand on condamne seulement du bout des lèvres des exactions perpétrées au nom du prophète, il ne faut pas s’étonner que cet amalgame dure et perdure…

Comment par ailleurs être en accord avec le Hamas, gouvernement terroriste ? Dialogue ou pas ? Difficile quand ce gouvernement fait du terrorisme un outil de communication.

Alors que faire ? Redécouper Israël quitte à recréer des drames ? Pourquoi pas ! Après tout, rien n’est pire que ce qu’il se passe.

Quid de Jérusalem ? Une seule solution est envisageable : cette ville pourrait rester apatride. Neutre. Propriété du Monde. Ou des Nations Unis…

Il n’y aura, de toutes façons aucune solution parfaite. Tant que résidera une haine entretenue par l’histoire, et l’éducation. Car qui oserait me dire qu’un palestinien ayant vécu sans connaître l’histoire de ce conflit pût détester à mort un juif ayant lui aussi vécu à l’abri de cette cicatrice qui n’en finit plus de s’ouvrir laissant la plaie béante ?

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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 19:45

Thibaut Lanoy notre talentueux secrétaire de la section de Lille (entre autre !)  s’est fendu d’un papier à la suite de la lecture d’un article pour le moins singulier, signé Jean-Pierre Robin dans Le Figaro. Pour vous lecteurs, voici sa réaction face à une idéologie, trop dominante qui tant à réhabiliter l’argent quand la priorité devrait être de réhabiliter le travail (dixit François Bayrou, lors de son discours de clôture du Forum des Démocrates à Seignosse en septembre 2007).


Les « pages saumon » du Figaro regorgent parfois de papiers qui seraient forts amusants s’il ne s’agissait pas de sujets sérieux. Mardi dernier on pouvait y découvrir une grande chronique économique commençant par un éloge de … Paris HILTON. On croyait la droite bling-bling rangée des grosses berlines en ces temps de prime à la casse pour relancer l’économie ; que nenni ! Chassez le superficiel il revient au galop, sous la plume de Jean-Pierre Robin (pour le lien cliquez sur l'image).

Sans doute envoûté par la « nymphette attardée » (dixit) dont il relate une des plus récentes crises de fièvre acheteuse, le chroniqueur nous assène une « leçon » d’économie où tout se mélange : « jet-setteurs », KEYNES, Luc CHATEL, Paul KLEE, La Rochefoucauld, HAYDN et DARWIN … une liste aussi hétéroclite que celle d’une réception pour les vœux de l’Elysée !


Qu’en apprend-on ?


Pour sauver l’économie, par conséquent nos emplois et notre pouvoir d’achat, c’est très simple : prenons exemple sur les très riches, ces parangons de vertu qui ornent les unes des magazines qui nous font tant rêver et achetons frénétiquement, n’importe quoi , n’importe quand et si possible tout de suite ! Les caprices de ces enfants gâtés ne sont plus des frasques mais des actes citoyens ! Les riches et oisives héritières parcourent le monde en distribuant la manne financière à leurs pauvres ? Quel beau geste solidaire ! A votre bon cœur madame, dieu vous le rendra !

Allons plus loin avec ROBIN : la gabegie c’est l’avenir de l’économie ! En effet, ces attitudes individuelles d’ultra-consommation frénétique devraient inspirer les politiques publiques locales. Les municipalités mettent le holà sur les réceptions organisées pour les vœux ? Quelle irresponsabilité ! C’est prendre le risque de fragiliser les grands traiteurs ! Faut-il apprendre à monsieur Robin qu’il est tout à fait possible d’organiser une belle réception en l’honneur de ses concitoyens en privilégiant les producteurs locaux et le bon rapport qualité/prix ? Est-ce là faire preuve d’un « prétendu sens commun » dénoncé par celui qui n’en doutons pas a su, dans « l’art » de Paris HILTON, déceler les « vraies réalités et leurs enjeux, au-delà des apparences » et des « préjugés de la morale » (sic) …


Comme le rappelle justement notre chroniqueur, le terme « économie » signifie étymologiquement « gestion de la maison ». Il m’avait semblé, mais peut être est-ce là mon satané « sens commun » que la bonne gestion c’est le juste équilibre entre recettes, dépenses de fonctionnement et d’investissement …


Pour distribuer l’argent des riches aux manants notre ROBIN national, en bon pragmatique sauce Sarkozy, prend appui sur Keynes et Paul Krugman, confondant allégrement dépenses privées et gestion de l’argent public, travestissant au passage le discours de ces économistes. Une citation par ci par là , sortie de son contexte, ça fait chic et ça ne mange pas de pain (ni même de brioche).


ROBIN cite La Rochefoucauld ? Nous l’encourageons à relire La Fontaine ! Le poète n’est pas tendre avec la fourmi mais l’est-il avec la cigale ? Est-ce faire preuve de moralisme que de rappeler que l’argent des citoyens, dans une République, ne provient pas essentiellement de l’héritage, ne « tombe pas du ciel », mais est généralement issu du travail et de la répartition solidaire des fruits de ce travail. Le fameux « Pouvoir d’achat » ne se décrète pas. On ne le crée pas d’un coup de baguette magique dans un grand tourbillon de déclarations médiatiques vite faites, mal faites. Nous préférons vivre dans une société qui crée de la richesse par son travail ( et encouragée en cela par l’Etat ) à une survie grâce à l’aumône de la société des riches.

Certes « le soutien de la consommation des ménages, affaire collective et individuelle, est crucial » en Europe comme aux Etats-Unis et en Asie. La part de la consommation des ménages dans le PIB tant aux USA, que dans l’UE, au Japon et en Inde dépasse largement 60%. Dans le même temps il est bon de rappeler que la dette totale (publique et privée) aux USA est de 210% du PIB et que la dette privée dans la zone euro est passée en 10 ans de 75% à 145% du PIB ?

Soutenir les moins favorisés qui malgré leurs efforts vont subir de plein fouet la crise économique, c'est une question de justice. Pour cela il faut sortir du modèle d'inégalité croissante incompatible avec le modèle républicain et dont les marques de fabrique sont entre autres l'accroissement de la dette et des exemptions fiscales pour les plus aisés encore plus injustifiables en période de crise.

Car le modèle de vie et de société que M. ROBIN nous donne en exemple est précisément celui qui a conduit à l’endettement massif et par conséquent à la crise mondiale actuelle. Il s’effondre petit à petit sous nos yeux. Paris HILTON en est un des fantômes imprimés sur papier glacé. C’est celui qu’on nous a vendu pendant des années et qui a mystifié un grand nombre de français en 2007. C’est celui dont beaucoup de Républicains français, dont François BAYROU, avaient prévu l’échec.

Aujourd’hui plus que jamais nous sommes résolus à ne pas participer à l’ « acharnement thérapeutique » pour nous concentrer sur l’alternative, le projet de société humaniste reposant sur les bases solides de la République française (laïque, démocratique et sociale) et respectueux de l’environnement (car nous n’oublions pas cette autre crise majeure qui s’annonce). En 2009 ce projet sera porté en Europe par la famille politique démocrate à laquelle le Mouvement Démocrate est fier d’appartenir. 
                                                                                                                  Par Thibaut Lanoy.

PS : Par respect pour vous lecteur, je me suis dispensé de mettre une photo de P**** H*****... On le sait les plus gros trous noirs, d'où nait le néant, provoque des big bangs... Je tiens à préserver ma planète... C'est donc un blog... durable que le vous propose ;o)

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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 20:02

Comment apprécier les propos de Nicolas Sarkozy : « Le Hamas, en décidant de mettre fin à la trêve et en reprenant les tirs de roquettes sur des populations civiles d'Israël, a agi de façon irresponsable et impardonnable », tout en précisant : « Nous avons condamné sans ambiguïté l'offensive terrestre israélienne. »

Serait-ce un tic « typ-tic » de ma profession, mais le sens des mots a tout de même toute son importance : « impardonnable » : « que l’on ne peut pardonner ».  N’est-ce pas là un cri de guerre ou pour le moins des circonstances atténuantes à l’offensive israélienne ? Auquel cas n'avons-nous pas l'expression même d'une antithèse ?
Toutefois l'antithèse révèle malgré tout son penchant : le "nous avons condamné" ne fait pas le poids face au "irresponsable" et "impardonnable", deux adjectifs au suffixe définitif et au préfixe sans rémission...


La rupture avec Jacques Chirac en terme de politique étrangère est pleinement assumée.


D’une part l’ère Chirac avait toujours été moins indulgente avec les autorités israéliennes.


D’autre part, les propos de notre Président ne font qu’envenimer un débat vieux de plus de deux siècles : est-ce une manière de jouer les médiateurs ? Prendre parti de la sorte dans le conflit israélo-palestinien est une hérésie, un non-sens, et surtout une grave faute politique.

Une de plus. Mais cette fois-ci elle est d’autant plus grave : il est question de guerre et de terrorisme…

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Présentation

  • : Les Nouveaux Démocrates
  • : Enseignant et essayiste. Auteur de La Croix et la bannière sur la rhétorique des intégristes à propos du mariage pour tous (Golias, novembre 2012) et de Mariage pour tous vs Manif pour Tous (Golias, mai 2015) Auteur également d'articles sur Prochoix, la revue tenue par Fiammetta Venner et Caroline Fourest (n°57,58,59, 63 & 66) Ancien membre du Conseil national du MoDem et candidat aux Régionales 2010 et législatives 2012. Démission du MoDem en octobre 2012. Blog d’un militant du Mouvement Démocrate (MoDem).
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