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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 16:26

Les journalistes nous auront tout fait. TOUT !


Non content de ne plus enquêter, de ne plus vérifier l’information et de ne plus savoir adapter une ligne éditoriale pertinente, la rédaction de France 2 a atteint le fond du fond lundi midi.


Non content de nous resservir un fait divers (pensez donc une erreur de facture EDF !!!), le reportage ne nous épargne rien, de la petite vieille venue dire qu’elle n’en croit pas ses oreilles, d’une autre qui a de la peine a retrouver à qui la même mésaventure est arrivée, jusqu’au mari qui semble faire ses patisseries dans une cuisine semblable à la vôtre dans laquelle vous faites cuire vos pâtes. Et en conclusion, le coup de massue : après 2 jours d’inquiétude, EDF annonce que c’était une simple erreur !


Appréciez :

 



MAIS OU EST L’INFORMATION ???


Enlevez le logo de France 2 et vous obtenez un reportage pour Groland,non ?

Vous me direz, TF1 fait depuis 20 ans la même chose. Certes. Mais ce n’est pas nos impôts qui régalent les errences de cette chaîne contrairement à France 2 !

PS : D'ailleurs preuve s'il en est que France 2 ne vérifie pas ses infos : 65000 euros / 200 = 325 euros par an d'électricité pour une boulangerie quand tout fonctionne à l'électrique... Ca fait peu, non ?

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 11:20

A l’origine fut le verbe… Dire que la parole est d’une importance considérable pour nos sociétés est un doux euphémisme. Communiquer, exprimer ses sentiments, mépriser, maudire… le verbe participe à la vie, se confondant à elle parfois.

C’est sans doute pour cela que l’on reproche à l’Education nationale de ne pas assez favoriser l’oral. Prenant exemple sur les prétendus voire soi-disant premiers de la classe, la Finlande et la Corée, qui nous expliquent que l’écrit ne doit pas être un mode unique d‘évaluation surtout dans un monde moderne qui favorise la communication orale… Sauf que… cela est plus compliqué que cela y parait. Et le tout « oral » divise véritablement l’Education nationale :



D’une part, la branche représenté par Philippe Meirieu, Professeur chercheur en Science de l’Education, qui prône pour un oral dominant. Pour lui l’élève est une pépite à l’état brut. Il faut alors tailler la pierre pour affiner.  Pour éclaircir la métaphore, l’élève a de facto un savoir inné, qu’il convient de deterrer. Le professeur devient un traducteur ou plutôt un archéologue et son but est de faire ressortir de l’inconscient tout ce qu’un être humain sait faire. C’est la tendance qui domine l’Education Nationale depuis trente ans et qui s’opère notamment à deux niveaux : la méthode inductive qui pousse l’élève à découvrir par lui-même les notions, et l’évaluation en exigeant que 50% de notre évaluation soit fondé sur des activités orale.


D’autre part, depuis le milieu des années  90, une autre voix, radicalement opposée s’insurge face à cette domination de l’oral dans les pratiques pédagogiques. Le représentant le plus bruyant et visible n’est autre que l’auteur d’un livre, devenu best-seller La Fabrique du Crétin, j’ai nommé Jean-Paul Brighelli. Pour lui, l’élève n’a pas à parler en classe. Ce n’est ni le lieu ni le moment. Le cours est avant tout une écoute du professeur qui lui seul dispose du savoir que l’élève va s’approprier. Le professeur est alors le détenteur, celui qui donne et non celui qui trouve. L’oral ne devient plus qu’un pretexte rhétorique qui fait croire à l’élève qu’il détient la réponse alors que c’est le professeur qui lui a donné. Pour le reste, l’élève n’a pas à donner son opinion sur quoi que ce soit.


Preuve s’il en était que l’Education nationale s’accomode mal des nuances… Alors qui a raison ?



La vision de l’oral, selon Merieu est facile à évaluer. Car elle a donné lieu à un film qui résume à lui seul les conséquences funestes du tout oral et de la théorie de « l’enfant prodigue inné » :




La prise de parole sans contrôle devient une anarchie la plus éclatante. C’est inaudible, sans fil directeur et une vraie poudrière (nul ne fut donc surpris qu’un des élèves dépassera la limite à la fin du film…). L’oral est ici une finalité en soi, comme une analyse de groupe. Le patient doit trouver sa solution. A la différence près que celui qui fait sa thérapie a des choses à l’intérieur, alors que l’élève n’a pas encore le savoir. Ca ne veut évidemment pas dire qu’il ne sait RIEN. Mais ça ne veut certainement pas dire qu’il a tout en lui. Cette croyance qui relève de l’idéologie est des plus dangereuses car elle aboutit au concept de « l’élève-roi », qui croit tout savoir et qui brandit la liberté d’expression comme prétexte à toute pensée, jusqu’aux plus inacceptables, le tout en dénaturant, voire en prostituant la langue.

 

Deuxième chose : sachant que le BAC se passe en majorité à l’écrit, et qu’internet a remis l’écrit au centre de la société, et alors même que Mérieu concède que la langue n’est plus maitrisée dans ses fondamentaux, comment accepter que 50% de notre évaluation soit orale ? C’est inepte. C’est faire des grands arbres « visibles » de l’oral, ceux qui cachent la forêt de desepoir de l’écrit.


Enfin dernier point : l’on voit à travers le film les dérives en terme de gestion de classe qu’amène le tout oral. Les élèves ont changé nous dit on ! Certes, mais les méthodes aussi. Et c’est la convergence entre ces deux états qui a abouti à tant d’incivilités envers les professeurs, et cette espèce de mépris vis-à-vis du savoir. Tout doit être ludique. Rien ne doit fatiguer, ennuyer. Et il sera toujours plus simple et « rigolo » pour l’élève de dire une ânerie plutôt que de réflechir au brouillon sur la manière d’exposer un raisonnement par l’écrit. A-t-on si vite oublier que l’écrit permet d’organiser la pensée ?

 

Alors Meirieu et se disciples auraient-ils tout faux, et Brighelli tout bon ? Assurément non !


Car la démarche de Brighelli se veut trop radicale. Son diagnostic qui dénonce les dérives mérieuistes sont de qualité, mais les méthodes qu’il veut voir utiliser sont parfois tout aussi caricaturales ! Quand il dit que l’oral n’est plus qu’un prétexte de rhétorique et que l’élève n’a rien à dire, il y a là une vision dictatoriale de l’enseignement. Sans rentrer dans le cliché du débat philosophique en classe, stérile quand on brasse du vent et qui remplit facilement les heures de cours, force est de constater que la maîtrise d’un discours est une des bases fondamentales de notre société moderne. Et que savoir s’exprimer fait partie de ces savoirs-faire qu’il est indispensable d’avoir, surtout dans une monde concurrentiel. Or impressionner l’autre, le convaincre, le séduire d’une certaine manière ne s’apprend pas sur le tard, pendant les études supérieures. Tout cela doit se construire. Il ne doit EVIDEMMENT pas se substituer au savoir lui-même, cela ne reste que de la forme. Mais il demande du temps pour acquérir les outils. Et même sans tout savoir, à tout âge faire que la communication orale puisse être un enjeu pédagogique incontournable. En commençant sans doute par des objectifs simples : savoir quand et pourquoi prendre la parole, élaborer une phrase complexe de manière spontanée, exprimer clairement une idée, savoir choisir un vocabulaire adapté… or si l’élève n’a rien à dire, alors il ne pourra s’exercer à la chose…


L’oral doit donc être envisagé comme un savoir-faire et non comme une pseudo-adaptation à une société et des élèves qui auraient changé. Les élèves n’ont pas davantage de choses à dire qu’il y a cinquante ans. Bien au contraire : dans des familles où l’éducation était stricte et où dire une parole déplacée aboutissait à une brimade assurée, il est à peu près certains que les langues auraient bien eu envie alors de se délier à l’école…

Encore une fois, il n’est nul besoin de faire l’apologie de l’oral en négligeant l’écrit, ou bien à l’inverse de brandir l’étendard selon lequel « l’élève n’a rien à dire et doit se taire ». L’Education nationale ne fera sa véritable mue qu’en acceptant la nuance de ses visées. Sans nécessairement avoir à renier le passé sitôt qu’une nouvelle idéologie pointe le bout de son nez… Mais il est des reflexes que le mammouth a bien du mal à se défaire.

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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 19:43

La polémique sur le redécoupage électoral fait rage. L’UMP tente de rassurer en affirmant que jamais l’opposition n’aura été aussi investie dans le débat, qualifiant le projet d’équilibré en annonçant un chiffre de 15  circonscriptions « perdues » à droite contre 18 pour la gauche. A l’inverse, le PS crie au scandale, évoquant un rapport plus large en faveur de l’UMP 10 contre 23.  


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Toute cette polémique est à la fois légitime, énervante et au final relevant d’une grande hypocrisie.


Tout d’abord, il m’est toujours choquant d’entendre que tel parti « perdrait » une circonscription. Combien de fois faudra-t-il répéter que les circonscriptions, autrement dit les voix des électeurs, n’appartiennent à personne et que chaque élection met aux prises des candidats qui devront gagner une confiance TEMPORAIRE !


Ensuite, il faut rappeler que ce redécoupage devenait INDISPENSABLE, puisqu’il était resté figé depuis plus de 20 ans alors que la démographie et les flux de population ont radicalement été modifiés.


Enfin, reste le fond de la polémique. La Droite a-t-elle opéré à son avantage ? Sans doute. Mais c’est de bonne guerre : pourquoi la Gauche, qui fut pendant cinq ans au pouvoir ne l’a-t-elle jamais effectué ? Elle aurait pu elle aussi s’autoriser ce petit privilège de regarder au plus près « ses circonscriptions » ! Mais voilà au PS, on ne mégote pas sur le nombre de sièges et pour éviter un baroud de la majorité plurielle de l’époque, Jospin n’a jamais pu mettre se redécoupage en place. Personne n’était prêt à se sacrifier au nom de la cohérence. Car seul le siège compte.

Donc, je ne vais pas pleurer sur les quelques pertes du PS, qui au final, n’aura jamais eu le courage d’affronter un tel redécoupage. Si elle l’avait eu, on lui aurait pardonné tout autant de prendre la meilleure des parts. Il n’est nulle question ici d’en rendre la majorité responsable. C’est encore une fois de bonne guerre.


Reste que le courage extrême eut été de réduire le nombre de députés, voire de faire disparaître les circonscriptions, pour pratiquer la proportionnelle partielle ou intégrale
. Mais là ni la droite ni la gauche n’auront ce courage. Un coup à toi, un coup à moi restera jusqu’à longtemps leur jeu de prédilection…

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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 10:30

Julien Dray pris dans le pot de confiture mais aussi indéniablement victime d’une chasse à l’homme, le petit nerveux à l’hôpital après un malaise, Martine qui corrige Valls… Non il n’y aura pas de véritable trêve cette année. Les concepteurs du JT ne peuvent diffuser à l’envi leurs marronniers dans les proportions habituelles…

 

Alors un petit moment de détente, un vrai, avec un tour du Web des meilleures caricatures d’actualité de juillet, que j’ai dégotés après avoir un peu surfé ; certaines valent le détour.

 

L’ouverture continue – www.leplacide.com

 



Frédéric Lefebvre « ze porte-flingue », Jouissif quand on sait l'amitié que je porte au bonhomme ! –
www.leplacide.com

 



PS : une équipe de choc, non ? Vous apprécierez le peigne de Montebourg ;o)–
www.leplacide.com

 



Excellente caricature qui compare les destins de Susan Boyle et Obama, Bob Gorell (USA, 24/07/09)

Traduction : « présente assez mal, mais réussit superbement / présente superbement bien, mais réussit mal »

 

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Une belle illustration de notre société et de nos aspirations… Des valeurs qui changent… - Cameron Cardow (Canada, 23/07/09)

Traduction : « 1969 :  Un jour, je voudrai devenir un astronaute et marcher sur la lune… peut-être même sur Mars, et visiter d’autres planètes, qui sait ? Peut-être serai-je celui qui découvrira d’autres vies ailleurs… » / « 2009 : Je veux être candidat à American Idol »

 

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Toujours sur les valeurs de la société, l’I-phone… (John Cole, USA 23/07/09)

Traduction : « Je me lève ce matin à 7h… et rien n’a changé. Le monde reste comme il était. Ma vie est exactement la même. Ils m’ont menti ! »

 

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Enfin, beaucoup plus terrible, l’Iran et sa guerre civile cachée… et les pseudos religieux et leurs dogmes… mais sur le ton de l’ironie… (John Cole, USA 23/07/09)

Traduction : « Quelqu’un a posté une vidéo d’une jeune femme qui protestait, battue à mort ici à Téhéran ». « Horrible ». « choquant ». « Je dirai : où est sa Burqua ? »

 
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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 11:09

Le dernier espoir de voir échouer la proposition de loi sur l’extension des ouvertures des commerces le dimanche s’est envolé tard dans la nuit au Sénat. Avec 165 voix pour et 159 contre, nos élus indirects n’ont pas été le dernier écrou tenace pour ne pas laisser à présent la porte béante à une modification plus nette encore à moyen terme du code du travail.

Car tout le monde se moque au fond de ceux qui vont devoir aller travailler le dimanche pour assouvir les pulsions consuméristes de ces être asservis par l’argent. Tout le monde s’en moque et les Sénateurs en premier : chaque amendement avancé comme celui de ne pas accorder de dérogations aux commerces n’étant pas desservis par les transports en commun le dimanche ne serait-ce que pour permettre au salarié de se rendre sur le lieu de travail fut botté en touche, soit parce qu’il n’était pas en rapport direct avec la loi (sic), soit parce que l’ on promet d’y veiller en commission…

Bref il fut demandé un vote conforme, de manière à rendre concrète une promesse de Sarkozy. Et les élus d’abonder en son sens et de lui offrir un joli joyau qu’il pourra exhiber à l’envi jusqu’à sa réélection.

Bravo, Monsieur Sarkozy. Par votre démarche vous avez montré l’inutilité totale du Sénat, dont ses représentants n’ont eu de cesse pendant les deux jours qu’ont duré ces travaux  de se plaindre d’un troisième vote « conforme » en trois semaines, empêchant tout amendement possible et crédible.

Pire, vous avez fait en sorte que ce qu’il convient de considérer comme une modification du code du travail n’avait nul besoin de débat public, et encore mois de débat parlementaire. Avec quelle arrogance l’on décide de manière péremptoire en imposant aux Français un point de vue, pire une idéologie que l’on fait adopter à tout à chacun en proposant des sondages bidons eux-mêmes payés par l’Elysée (On appelle cela dans le métier l’art de poser les questions : « êtes-vous contre le fait de faire vos courses le dimanche ? » Et bientôt « êtes-vous pour la guerre ? », « êtes-vous contre la douleur ? » « contesteriez-vous le fait que les cheveux sur la tête ça pousse et que dormir ça repose ? »…)

Personne n’est en somme écouté dans cette histoire :

Les salariés à qui l’on va imposer à grands coups de pression le travail dominical, et ce dès l’embauche, sur la base du contrat sans véritable recours possible.

Les petits commerçants qui ne cessent de répéter que ce que l’on dépensera le dimanche ne sera pas dépensé un autre jour de la semaine, ce qui rendra obligatoire leur ouverture !

Pour les négociations salariales, on propose des réunions entre syndicats et patronnât commerçants sans obligation de résultat : c’est ce que l’on appelle se moquer du monde !

Sans compter bien sûr tous les flous dont cette loi accouche : la notion si vague de « zone touristique » qui va amener n’importe quelle ville à solliciter des dérogations, la notion de « PUCE » « Périmètre d'Usage de Consommation Exceptionnel » qui est attribué à Lille mais pas à Lyon ! Lille est donc devenue une puce, et la droite a ce toc de nous prendre pour des c***

Pour ma part le dimanche, après 13 heures je vois surtout des rues commerçantes désertes. Pas un seul pèlerin de la consommation venant faire sa marche et pleurer devant le temple, Eurallille. Rien. Tout juste un parc plein à craquer, un zoo qui accueille des milliers de  personnes chaque jour, trois cinémas bien heureux d’accueillir ses spectateurs une fois dans la semaine…

Mais de tout cela il ne fut jamais question. Tout était bouclé d’avance. Aucun argument n’avait grâce. Acceptez la décision de votre souverain. Monsieur Darcos vous avez tenté de détruire l’Education nationale. Vous êtes à présent le fossoyeur du code du travail. J’ose espérer que vous dormez bien la nuit et que la culpabilité ne vous ronge pas. J’ose espérer que c’est dans ce matelas que vous avez caché tous les avantages dont vous avez pu tirer pour être l’exécuteur du petit nerveux. Car c’est un matelas bien doux qu’ils vous faut pour maintenir votre tête, si lourde.

Quant à nos amis au Sénat, ils se comptent sur les doigts d’une seule main à présent. Et je n’hésite pas à citer les seuls qui ont maintenu leur cap, fidèle aux valeurs et aux convictions du Mouvement Démocrate : M. Denis Badré, Mme Jacqueline Gourault, MM. Jean-Jacques Jégou et Jean-Marie Vanlerenberghe sont les seuls sénateurs à avoir voté contre… 19 pour, quand l’écart des voix ne sera au final ne sera que de 6… Le Nouveau Centre pourra alors toujours claironner qu’il est indépendant… Les chiffres parlent d’eux-mêmes !

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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 17:11

La nouvelle avait animé quelque peu les salles de rédaction plus habituée à ressasser les marronniers en ces jours ensoleillés : de bons élèves auraient vu leurs résultats tronqués lors du baccalauréat. Et les journalistes d’interroger celles et ceux, tous très bons élèves, qui n’auraient pas compris leurs notes au moment du relevé. Précisons qu’il s’agissait des épreuves anticipées de français pour la classe de Première.

Pourtant quelques détails, et non des moindres m’ont particulièrement choqué :

Depuis quand des élèves surpris par leur note peuvent via leur établissement faire un recours pour le bac ?

Depuis quand ces recours sont-ils entendus ?

Combien d’erreurs humaines se glissent chaque année dans les relevés sans que personne ne s’en offusque ?

Et question suprême qui fâche : si le Lycée Rimbaud de Sin-Le-Noble ou encore Jules Verne de Sartrouville avaient fait la même requête, auraient-ils été aussi bien entendus ?

Car les erreurs étaient survenues dans des quartiers chics de Paris, les lycées Henri IV et Louis Le Grand, deux des derniers fleurons de l’école publics, qui ne comptent plus les progénitures des familles les plus influentes et les plus fortunées de Paris. Les arbres qui cachent la forêt. Ceux que l’on veut préserver.

Alors nos fameux journalistes n’auraient-ils pas mieux fait d’enquêter sur cette surprenante requête qui va aboutir plutôt que de s’inquiéter du sort d’un élève qui a obtenu 13 quand il a eu 16 toute l’année ? C’est vrai que l’histoire des notes qui étonnent le jour de l’épreuve est une légende urbaine…


Et dernière minute ce soir : c'est l'ensemble des copies de région parisienne qui vont être vérifiées ! Henri IV et Louis-le-Grand ébranlent le mammouth !

Qu’on se le dise, les notes de nos deux prestigieux lycées parisiens sont scrutées à la loupe tandis que celles des ZEP et autres établissements en lisière des villes le sont au télescope…

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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 11:11

« On verra comment tu suces quand j'te déboiterai la mâchoire » : Extrait d’une œuvre poétique du XXIème siècle. Serait-ce une blague ? Une escroquerie ? Pire : un délit ?

C’est en tous cas l’objet de la polémique de ce mois de juillet.

Pour ceux qui auraient les pieds en éventail depuis quelques jours, la peau badigeonnée de crème solaire, et qui n’auraient pas suivi l’actualité, rappelons les faits. Un soi-disant rappeur (il se nomme comme tel…) Oreslan exhume de ses mémoires une chanson appelée « Sale pute » (tout un programme) qui raconte l’irrésistible envie d’un homme trompé de mutiler, torturer et même tuer celle qui l’a trahi. En boucle sur internet, la chanson fait scandale notamment dans les milieux féministes. Ces derniers jours, Orelsan est invité aux Francopholies de La Rochelle, mais il lui est demandé de ne pas interpréter l’objet de la polémique. Puis coup de théâtre ce week-end, Orelsan n’est plus désiré sur le festival… Une histoire de désir… d’avenir… puisque Ségolène est passée par là et a expliqué aux organisateurs que de la non-invitation du rappeur dépendait les subventions de la Région pour le Festival.

Ce fut alors le ballet des hypocrites, des offusqués de tout, et des démagos : Jack Lang, Frédéric Lefebvre (le porte-flingue de l’UMP) et même l’ancienne ni-pute ni-soumise Fadela Amara (ancienne car il n’est pas sûr que la locution adverbiale s’impose depuis qu’elle sert les intérêts du petit nerveux…) sont montés au créneau pour dénoncer une politique de chantage à la subvention.

MAIS DE QUI SE MOQUE-T-ON ?

Quand un groupe écrit une chanson injurieuse envers la police, il passe en jugement. Pourquoi Orelsan n’a-t-il pas été poursuivi pour les paroles qu’il a écrites ?

Comment ose-t-on prétendre que cet excrément putride d’un macho homophobe puisse ressembler de près ou de loin à de l’art ? Auquel cas, mes toilettes regorgent chaque matin de futurs tubes en puissance !

Enfin, depuis quand un élu n’a-t-il pas le droit de regarder comment sont utilisés les fonds publics ? S’il ne le faisait on l’accuserait d’ingérence ! Quand il le fait, on parle d’odieux chantage !

MAIS DE QUI SE MOQUE-T-ON ?

A la vérité le problème reste qu’en France les artistes sont INTOUCHABLES. Tout ce qu’ils disent est marqué d’intelligence. On leur demande leur avis sur tout, y compris la politique. Ils se sont permis par exemple d’entrer de plain-pied dans la réflexion sur Hadopi , haranguant même Martine Aubry, sans qu’au final personne ne s’en offusque. Tout est art. Et quand on est artiste, tout est pardonné.

Aujourd’hui, il faut dire STOP. La liberté d’expression et l’art sont des choses trop précieuses pour estampiller à la va-vite n’importe qui et n’importe quoi. C’est au nom de cette liberté d’expression que les antisémites comme Dieudonné (sous l’habit d’antisioniste… faudra qu’il change de tailleur, car c’est peu convaincant), les créationnistes, les islamistes et autres hydres de la pensée fasciste intègrent nos cercles pour faire du prosélytisme. La liberté d’expression n’a plus lieu d’être quand elle porte atteinte à nos valeurs républicaines. Orelsan a beau dire que c’est du deuxième degré (j’ai beau relire le texte de sa « chanson », je n’en vois nullement…), qu’il parle d’un homme qui a perdu les pédales, il n’en demeure pas moins que certains jeunes, abêtis par l’extrémisme religieux ou culturel, s’approprient ce texte comme un étendard, et comme une justification à leur pratique quotidienne. Les femmes ne sont plus que l’incarnation faite de chair et de sang, mutilée, de celles qu’ils voient dans les films pornographiques qu’ils s’échangent de portable à portable. Et Monsieur Orelsan, vous participez à votre manière à cautionner ces pratiques.

Alors tant qu’Orelsan n’aura pas été jugé pour son forfait, tant qu’il n’aura pas fait d’excuses publiques aux femmes, tant qu’il n’aura pas compris l’ampleur de ce qu’il a crée de toutes pièces, alors Monsieur Orelsan, ou quelque soit votre vrai patronyme, vous ne serez la bienvenue dans aucun festival. 

Messieurs et Mesdames les escrocs de la rhétorique politique, les élus ont encore le droit de mettre à conditions les financements publics pour ne pas sombrer dans la politique du clientélisme dont vous semblez être les nostalgiques…

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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 11:03

Chirac l’avait promis, Sarkozy en pleine Crise Financière l’a obtenu : les Restaurateurs vont pouvoir pratiquer une TVA à 5,5% contre 19,6 auparavant. Les négociations furent âpres, et l’on a longtemps crû qu’elles n’aboutiraient pas. Et pour cause, alors qu’Outre-Rhin la baisse du pouvoir d’achat avait fait déserté depuis longtemps les restaurants, Angela Merkel avait elle eu une démarche inverse : augmenter la TVA pour garantir à l’Etat de meilleurs revenus et lutter plus facilement contre la dette. Il est des logiques allemandes que les Français feraient bien de s’inspirer quand on sait que le passage à 5,5 va coûter la bagatelle de 3,5 milliards d’euros par an, quand notre pays s’apprête à encaisser pour l’année 2010 un endettement de 7,5% du PIB doublant le seuil originel imposé par l’Europe…

Oui mais voilà, c’est promis : la baisse de la TVA entrainera l’augmentation à l’embauche et la baisse des tarifs. De deux choses l’une : soit cette promesse est de la plus mauvaise foi qui soit, soit elle est syntaxiquement incorrecte. Car ce n’est pas la conjonction « et » qui convient mais bien « ou ». La baisse de la TVA n’est pas une baguette magique. C’est juste 10 points de récupérer. Guère plus. Donc les restaurateurs ne pourront pas et baisser leur prix de manière significative et embaucher dans le même temps.

D’ailleurs certains n’ont pas besoin d’embaucher comme l’explique ce Manager d’un McDonald’s du Pas-de-Calais : « Nous n’avons pas besoin d’embaucher en plus. Nous ne sommes pas en manque de personnel. Donc nous baissons nos tarifs : le Best of Big Mac passe aujourd’hui de 5,90 à 5,55 euros ». Notons que seuls quelques menus baissent mais que le reste de la carte reste à l’identique. Pour autant la baisse n’est que de 7,62%... Et pour cause : depuis plus de 10 ans déjà, McDonald’s pratiquait le tarif unique alors qu’en réalité seules les ventes à emporter étaient taxées à 5,5%. Au Mc Do, la baisse de la TVA ne va donc pas révolutionner la grille tarifaire.

Pour les restaurateurs traditionnels, l’affaire est plus avantageuse. Mais elle restera limitée. Sur un menu à 10 euros, l’addition si la baisse est intégralement rebasculée sera de 8,86 euros soit 1,12 euros d’écart. Mais auquel cas, aucune embauche ne sera possible. La question étant de savoir si à 1 euro prêt, les Français sauront repeupler les tables désertées. Vous me direz pour les notes de 30 euros, la baisse sera de 3,36. Mais ceux qui mangent pour 30 euros ne sont pas autant préoccupés par le prix de l’addition… encore moins ceux qui payent 100 euros le repas.

A la vérité, les médias ne vont focaliser que sur les prix, bien aidés par 60 millions de consommateurs qui va crier au scandale si la répercussion n’est pas parfaitement effectuée, sans tenir compte de la dimension sociale et de l’éventuelle embauche que l’on aura fait en cuisine. Ne nous contentons pas de la chimère de la carte ostensible. Et si nous voulons que cette décision ne soit pas seulement un manque à gagner pour l’Etat, que nous n’aurions pas dû nous permettre, préconisons plutôt un accès à l’embauche qu’une baisse des prix. Et même quand on en a pas forcément besoin, quand on a les moyens, il est toujours bon d’offrir un service de meilleur qualité, et des conditions de travail plus agréables pour chacun.

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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 20:51

S’ils n’étaient pas d’une inconséquence consternante, les commentaires de Valérie Pécresse au sujet des Municipales d’Hénin prêteraient à rire. Oui mais voilà. La Secrétaire d’Etat à l’Université a tenu des propos inqualifiables, et d’une gravité comme peu de Ministres se sont permis dans la cinquième République : « Je serais à Hénin-Beaumont, je serais totalement dégoûtée. Comment voulez-vous choisir entre une gauche qui a été condamnée pour détournement de fonds et le Front national? (...) Je crois que je n'irais pas voter ».

Comment Madame Pécresse peut-elle faire d’un cas de justice personnel une généralité ? Si je rappelle les affaires Gaymard, Juppé, Chirac, De Villepin, et maître parmi les maîtres Pasqua, dois-je donc dire que tout l’UMP est pourrie ? Dois-je dire que c’est la droite qui a été « condamnée » ?

Comment Madame Pécresse, candidate à la Région Ile-de-France, et déjà en campagne, va-t-elle supporter alors les casseroles pourries que la droite parisienne traine depuis l’ère Chirac ?

Comment, quand on est Ministre, peut-on à ce point mettre tout le monde dans le même panier, sous prétexte que l’UMP a obtenu 4% des suffrage à Hénin, et rallier l’adage Poujadiste, digne des plus célèbres piliers de comptoirs du Balto selon lequel « ils sont tous pourris » ? Pensait-elle redorer l’image de la politique ? N’est-ce pas reprendre le refrain du FN ? Madame Pecresse a-t-elle été récemment cartée à Saint-Cloud ?

Enfin, comment une Ministre de la République peut-elle à ce point appeler à l’abstention ? Aurait-elle un intérêt à voir le FN gagner la Municipalité !

Madame Pécresse, vous devriez avoir honte !  D’ailleurs vous avez fait honte à la politique aujourd’hui. Vous pensiez faire de la discussion de comptoir et complaire les classes populaires. Raté. Vous fîtes un impair qui pourrait vous coûter cher. Compter sur nous pour nous en souvenir !

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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 20:18

Monsieur Chatel,

Je ne sais si en ce mardi soir estival , baigné de soleil, vous avez succombé à l’ivresse de quelques bulles de champagne pour célébrer votre « promotion ». L’ivresse du pouvoir, bien légitime. Nous ne nous en offusquerons pas. Mais prenez garde à ce retour de bâton, ce boomerang que l’on nomme communément « gueule de bois ». Car Monsieur Chatel, il est des cadeaux empoisonnés, des promotions qu’il est bon de ne pas trop fêter. Alors, comme je suis d’une humeur accorte, je m’en vais vous dresser un état des lieux, que dis-je, un diagnostic sur le pronostic vital de notre grande malade, la tristement célèbre et dénommée Education nationale.

Il faut dire que le Médecin Généraliste précédent vous a laissé une dernière surprise, tout droit sortie de son sac à malices, lui qui mit à sac sans grandes malices notre belle Institution : 16000 suppressions de postes pour 2010. De l’héritage du lâche. Cadeau de bienvenue ou Golden Parachute version Educ’ ? Dans tous les cas, sachez que le Docteur Darcos était bel et bien un escroc, de la pire espèce, un de ces saltimbanques qui courent les campagnes en prétendant soigner avec son élixir, de ceux qui, au nom de la sagesse populaire, proclament que moins c’est bon à avaler, meilleur cela sera pour l’organisme. Une saignée par-ci, un clystère par-là. Et le malade se vide de toute substance. Ce ne fut pas deux ans de ministère, mais une énième mise en scène de Monsieur de Pourceaugnac, de Molière, quand l’apothicaire parle des remèdes de ces bonimenteurs, pourvu que l’idéologie soit respectée :

L'APOTHICAIRE.— Je sais ce que c'est, je sais ce que c'est, et j'étais avec lui quand on lui a parlé de cette affaire. Ma foi, ma foi, vous ne pouviez pas vous adresser à un médecin plus habile; c'est un homme qui sait la médecine à fond, comme je sais ma croix de par Dieu; et qui, quand on devrait crever, ne démordrait pas d'un iota des règles des anciens. Oui, il suit toujours le grand chemin, le grand chemin, et ne va point chercher midi à quatorze heures; et pour tout l'or du monde, il ne voudrait pas avoir guéri une personne avec d'autres remèdes que ceux que la Faculté permet.

 

 

L'APOTHICAIRE.— j'aimerais mieux mourir de ses remèdes, que de guérir de ceux d'un autre: car, quoi qui puisse arriver, on est assuré que les choses sont toujours dans l'ordre; et quand on meurt sous sa conduite, vos héritiers n'ont rien à vous reprocher.

 

ÉRASTE.— C'est une grande consolation pour un défunt.

 

Molière, Monsieur de Pourceaugnac, I-5

Mais cessons-là d’énumérer les atteintes faites à l’intégrité du corps de l’Education Nationale pour faire le compte des métastases qui gangrènent…

Oui, Monsieur Chatel, notre école est à l’agonie quand on songe aux 15% d’élèves illettrés qui entrent en classe de 6ème. Vous connaissez ce terme « illettrés » ; assurément les brillantes études que vous avez faites vous en ont transmis le sens, et peut-être même l’étymologie. Mais vous ont-elles fait sentir ce que c’est d’être illettré ? Ce que c’est de le vivre au quotidien dans une société plus concurrentielle que jamais ? C’est une chose que d’appréhender un concept et d’en gloser durant des heures ; c’en est une autre de l’affronter au quotidien, victime ou médecin miracle. Que faire quand on est professeur de lettres, d’Histoire ou d’EPS devant un élève de 12 ans qui ne comprend pas la moindre consigne, ne maîtrisant pas encore toutes les lettres de l’alphabet, ou encore échouant à additionner même avec ses doigts ? Que faire quand un autre ne peut écrire une phrase de trois mots sans être compris ? Que faire alors quand on nous culpabilise sur le choc psychologique que représenterait un redoublement ? Que faire enfin lorsque l’on vous affirme, résigné, qu’il faudra le faire passer tous les niveaux en attendant qu’il sorte du système scolaire, désœuvré comme pas un ? Aujourd’hui Begaudeau représente le prof qui essaye tant bien que mal de travailler. J’affirme qu’il est l’incarnation de l’échec des pédagogies qui gangrènent le système depuis 20 ans. Spectacle pathétique de déchéance assumée. Voulue ? Je vous laisse faire votre enquête. Aurez-vous l’audace de proclamer, comme tous précédemment que le collège unique est une nécessité, ou pire une réussite ? Doit-on se satisfaire de ce triste constat quand on est la 5ème puissance mondiale et que l’on consacre 23% de notre budget dans une Institution malade, au stade terminal ? Vous sentez la gueule de bois arriver ? C’est bien normal. Mais ce n’est qu’un début.

Oui, Monsieur Chatel, notre école est à l’agonie quand on prétend régler la violence par des caméras, des fouilles de sacs ou encore une présence policière intégrée aux établissements. Au lieu de se demander comment la violence est arrivée pour tenter de l’empêcher de poindre le bout de son nez, on préfère l’endiguer contredisant le vieil adage selon lequel il vaut mieux prévenir que guérir. Parfois les bonnes vieilles recettes de grands-mères valent mieux que des remèdes de cheval. L’on préfère assumer cet état de violence et s’en remettre au « c’est l’époque qui veut ça ». Sophismes en guise de pensées. C’est assez moche Monsieur Chatel. Et pourtant, ne croyez-vous pas que l’inculture et le manque d’éducation soit à la genèse de toute cette violence ? N’y aurait-il pas un lien, aussi infime soit-il entre cette école qui nivelle par le bas pour s’adapter et l’agressivité de ceux qui n’ont pas les mots pour exprimer leurs maux ? Les pédagogoles de tout poil qui ont eu les grâces de tous vos prédécesseurs, sans aucune exception, n’ont-ils pas leur part de responsabilités quand ils anéantissent la notion d’apprentissage, quand ils donnent un 20 en vie scolaire à ceux qui n’ont pas d’absence injustifiée, compensant de facto et dans les mêmes proportions un 01 en français. 10,5, c’est la moyenne. Pas de quoi s’affoler. Même pour celui qui ne sait toujours pas lire… Aujourd’hui les inspecteurs nous rudoient quand on fait de la grammaire, quand on fait réciter « bêtement » des tables de multiplications… Ils préfèrent ces vrais pédagogues (sic) qui par exemple en anglais donne tous les points à celui qui dit « I ten », pour dire qu’il a douze ans (et oui, ten est tout de même un chiffre !). L’orthographe est devenue la science des ânes. Hi han, j’assume l’onomatopée. Alors Monsieur Chatel, pensez-vous à votre tour, fermer les yeux face à ces actes criminels qui tuent à petit feu notre école ? Ou vous sentez-vous l’âme d’un preux chevalier prêt à accomplir ce que d’aucuns n’est parvenu à relever ? Ca tape un peu sur votre crâne ? Je vous comprends. Mais ce n’est qu’un début.

Oui, Monsieur Chatel, notre école est à l’agonie quand on songe à ce que Monsieur Darcos a fait de notre formation. L’IUFM était une hydre bête, stérile et méchante qu’il fallait éduquer pour la transformer et la rendre efficace. Eléphant dans un magasin de porcelaine, Xavier Darcos a exterminé la bête, sans ménagement. Et il n’en est pas peu fier ! Quel meilleur moyen auraient pu trouver les fossoyeurs de l’Education Nationale pour embaumer la momie ? Tout miser su l’échec de l’Ecole publique, et offrir un pont d’or au privé. Euthanasie réussie.  Aujourd’hui, les professeurs leur master en poche, arrivent encore plus désœuvrés face à des élèves sans culture, ni repère, ni éducation. Déjà gratifiés d’une réputation sulfureuse, ils sont aujourd’hui « naturellement » incompétents. Fossoyeurs tous au garde à vous ! La morgue est prête à nous accueillir et nous avaler tous. Monsieur Chatel, avez-vous été engagé pour finir le travail ?

J’aurais pu vous rappeler le désastre que fut la transversalité imposée à tous avec l’élève, que dis-je, l’enfant au centre de la pédagogie, de la désacralisation de notre profession, pourtant dénoncée par le candidat Sarkozy en 2007, ou encore de la psychologisation outrancière qui prostitue la pédagogie de chaque jour… Mais j’ai peine à vous voir. Cette gueule de bois est bien difficile à faire passer. Je vous comprends. Mais hâtez-vous ! Il vous faut vite vous atteler à la tâche. Le pronostic vital est en jeu. Il n’y a plus de temps à perdre. Consultez, écoutez, anticipez. Nous ne vous demandons même pas d’être brillant. Nous attendons que vous soyez juste. Vous verrez à l’usage. C’est plus facile à dire qu’à faire. Et comptez sur nous pour déshabiller la momie et dire ce que l’on en pense. On est comme ça , nous les profs. On dit les choses. Et vous ?

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  • : Les Nouveaux Démocrates
  • : Enseignant et essayiste. Auteur de La Croix et la bannière sur la rhétorique des intégristes à propos du mariage pour tous (Golias, novembre 2012) et de Mariage pour tous vs Manif pour Tous (Golias, mai 2015) Auteur également d'articles sur Prochoix, la revue tenue par Fiammetta Venner et Caroline Fourest (n°57,58,59, 63 & 66) Ancien membre du Conseil national du MoDem et candidat aux Régionales 2010 et législatives 2012. Démission du MoDem en octobre 2012. Blog d’un militant du Mouvement Démocrate (MoDem).
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