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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 19:31

La rhétorique Sarkozyenne patine-t-elle ? Dans la polémique concernant le pseudo élection de Jean Sarkozy à l’EPAD, Sarkozy a lâché cette phrase qu’un enfant aurait pu rétorquer quand il est pris la main dans le pot de confiture : « C’est pas bien »…

Son fils, lui, a tenté le travestissement : les lunettes sur France 3 pour faire plus âge… Guère convaincant ! A le voir, on voit davantage un raver des soirées rallye plutôt que le dirigeant d’un des organismes le plus puissant du monde.

Et que dire des membres de la majorité ? Terrorisés à l’idée d’être honnis à quelques jours des listes régionales, chacun défend jusqu’au mensonge et la mauvaise foi la plus sidérante le Président qui tient leurs bijoux de famille entre ses mains… Plus ils crient fort*, plus ils sont en "action rédemption" comme Yves Jégo, qui tente de faire oublier son FIASCO MONUMENTAL EN MARTINIQUE en prétendant que contester Jean Sarkozy relève d'une "dictature" à venir... En voilà un qui a le sens de la mesure... Et pourtant, en off, ils hurlent au Scandale…

Mais faites bien attention : car la base de l’électorat de Nicolas Sarkozy ce sont nos aînés. Et ce genre de « nomination » (car au final c’en est une !), assumée de manière aussi cynique, datant d’un autre âge (au moins Mitterand était-il plus discret) pourrait le desservir à moyen terme. Et tous les soiffards, ceux qui vont à la soupe, ces individus prêts à vendre leur fierté et leur famille pour un maroquin, devraient y réfléchir à deux fois : à court terme, c’est payant. Mais qu’en sera-t-il en 2012 ?

En tous cas, je serais bien curieux de voir quelle conséquence cette polémique va avoir dans la législative partielle ayant placé du côté de Poissy David Douillet en tête du 1er tour, le Judoka un autre favori du Roi à une place qui n’est assurément pas la sienne. Et si les électeurs du coin prenaient leur courage à deux mains, allaient voter, et faisait chuter le champion olympique non pas d’un Yuko ou d’un Waza-ari, mais d’un IPPON clair et net ?

Rappel : la pétition de Christophe Grébert pour s'insurger contre ce déni de démocratie
http://www.mesopinions.com/Jean-Sarkozy--renoncez-a-postuler-au-poste-de-president-de-l-EPAD-petition-petitions-fdc75d89c604d782a5b2198681c67f26.html#signer-petition

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 19:12

Existe-t-il des mots suffisamment forts pour qualifier le népotisme dont va bénéficier Jean Sarkozy ?

La question me taraude depuis quelques jours, mais je reste sans voix…

Pour commencer, une priorité, d’autant plus vénérable, qu’elle est à l’initiative de Christophe Grébert, élu modem municipal de Puteaux, et qui vit depuis deux ans les pires affres de la politique la plus basse, de celle qui englue Frédéric Mitterand depuis quelques jours : SIGNEZ LA PETITION !



http://www.mesopinions.com/Jean-Sarkozy--renoncez-a-postuler-au-poste-de-president-de-l-EPAD-petition-petitions-fdc75d89c604d782a5b2198681c67f26.html#signer-petition

Pour autant, il faut s’insurger contre ce délit et ce déni de démocratie, qui fait réagir jusqu’en Chine, c’est dire, et ce, une semaine après que le président a présenté son plan pour les Jeunes. MAIS QUEL BRAS D’HONNEUR ENVOIE-T-IL A LA JEUNESSE FRANCAISE ?

Comment un gosse qui est né avec le nom du président, à 23 ans, n’ayant AUCUNE compétence pour diriger l’un des plus grands centres d’affaires du monde, seulement en deuxième année de droit quand on est censé  entrer à… 19 ans (c’est dire la compétence du garçon) peut-il passer devant tout le monde ! C’est un scandale ! Une des pires injustices qui soient.

Après David Douillet qui laisse à penser qu’un babouin estampillé UMP pourrait être élu, et toutes les nominations qui depuis 2 ans, s’accumulent en faveur des favoris du Roi, il n’est pas étonnant de voir la population écœurée, dégoutée, refusant de faire son devoir civique.

Mais c’est là où il faut faire un effort : c’est parce que l’on ne vote plus, qu’arrive ce qui arrive.

ALORS JE VOUS EN SUPPLIE : EN MARS PROCHAIN ENVOYEZ UN MESSAGE FORT AU GOUVERNEMENT ! LA FRANCE N’EST PAS UNE REPUBLIQUE BANANIERE !

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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 19:13

Au début, ce n’était qu’un énième coup de gueule démago de Marine Le Pen. Mais grâce à Benoit Hamon, cela est devenu un débat public, une question philosophique même sur laquelle il est bien difficile de trancher.

Pour autant, il faut faire face aux vraies questions, celles qui dérangent :

Pourquoi avoir nommé Ministre un homme dont on savait depuis 2005 et la sortie de son livre choc La Mauvaise Vie qu’il avait pratiqué tourisme sexuel en Asie ? Cohn Bendit, Pascal Sevran, Frédéric Mitterand : aurait-on l’audace de nous dire que lorsque l’on est connu, lorsque l’on a de l’influence, lorsque l’on a œuvré pour la France, les actes les plus ignobles peuvent être pardonnés, occultés, voire oubliés ?

Mais dans ce cas, pourquoi avoir attendu trois mois avant de relater l’indignation apparemment insupportable de certains politiques ? L’affaire Polansky suffit-elle à justifier une telle réapparition ? Préparait-on de longue date ce coup fumant en attendant le moment opportun ?

Pourquoi Benoit Hamon a-t-il emboité le pas de Marine Le Pen sachant qu’il la crédibilisait en se rangeant derrière elle malgré les antagonismes de valeurs ? Voulait-il régler des comptes personnels avec Frédéric Mitterand ? Tente-t-il de se faire une place au moment où Martine radote sa politique en prétendant faire sa révolution en rappelant les (trop) vieux éléphants à ses côtés et où Ségolène parait plus isolée que jamais… Etrangement Valls l’a suivi sur les chemins scabreux… Un autre ambitieux aussi…

Mais revenons-en à la preuve du délit : l’écriture confession de l’actuel Ministre de la Culture. Lisons les morceaux choisis par Le Monde.

Je n’ai pas lu le livre, mais juste ces quelques extraits. D’une part reconnaissons le morceau de littérature et le talent d’écrivain de Frédéric Mitterand qui avec habilité et dextérité, tente par le verbe d’exprimer des sensations, ce qu’il parvint à faire avec grâce. Il n’est nulle question de pédophilie mais d’homosexualité. Pour autant, en filigrane, l’auteur laisse suffisamment d’indices pour  disséminer le doute, le malaise, voire l’écœurement : deux mots « juvénile » et « éphèbe » laissent à penser que le prostitué en question est jeune, adolescent (et même si dans l’écriture il évoque de l’amour, du désir viril et mâle, on sent la volonté de se déculpabiliser par cet aveu, lui-même en en ayant presque conscience sous la plume). Et puis il y a surtout le contexte, celui qu’il rappelle à travers l’évocation des reportages occidentaux : le tourisme sexuel des Philippines et de la Thaïlande qui se pratique avec de jeunes tout justes sortis de leur enfance et à peine âgé de plus de dix ans… quand ce n’est pas moins… Même si, l’objet du désir du narrateur parait un peu plus âge (« sa musculature », « presque aussi grand que moi »…)

Alors contrairement à ce qu’affirme la machine à dire n’importe quoi, Monsieur Lefebvre porte-rhétorique de l’UMP, ce n’est pas du fantasme littéraire, même si rien ne dit que ce récit est clairement autobiographique. C’est à la fois de la littérature et un aveu d’homme qui tente par l’écriture, même poétique, de déculpabiliser sa pratique par l’écriture, pour soulager sa conscience de citoyen tout en jouissant par l’encre qui jaillit sur le papier. Ces actes sont-ils compatibles avec la fonction honorable de Ministre de la République ?

Tant de questions et peu de réponse, car la vérité est certainement trop complexe. Mais au-delà de nos interrogations, prenons garde de ne pas condamner de manière péremptoire Frédéric Mitterand… tout en prenant de la distance. En revanche, rien ne nous interdit de condamner les vautours politiques qui se prétendent de gauche et qui sont capables pour un peu d’éclairage de faire la danse macabre avec le Front national…

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 20:49

Allez une nouvelle loi qui ne sert à rien si elle ne définit pas les moyens ! Le Sénat vient d’interdire purement et simplement le portable dans l’enceinte des écoles et des collèges. Ce qui est en soi une bonne nouvelle. Mais à quoi sert cette loi si elle ne dit pas les moyens mis à disposition des équipes éducatives pour mettre en place cette interdiction ? Car messieurs les vénérables législateurs, avez-vous pris la peine de quitter de votre somptueux palais pour venir nous rendre visite dans les classes ?

Car soyons clairs : bien qu’ils soient proscrits actuellement dans les salles de classe, les portables sonnent et sont utilisés. Quand on parvient à savoir de qui il s’agit (et ce n’est pas toujours facile avec 30 élèves par classe !!), on confisque me direz-vous ? Eh bien non !

On ne confisque pas sous peine de voir un avocat débouler et vous exiger le paiement de la facture de portable anormalement élevée ce qui sous-entendrait que l’on a utilisé le portable de l’élève… Non vous ne rêvez pas.

Il existe alors une procédure, qui ne prend vous le verrez AUCUN temps sur la scolarité, et qui est tout à fait dans la lignée de ce que l’on considère être le travail du prof, à savoir transmettre un savoir… je dois demander le portable, et ne pas le prendre. Si l’élève refuse, je dois faire un rapport, mais je n’ai pas le droit de m’emparer de l’objet du délit. Quand je l’obtiens, je dois demander à l’élève de retirer batterie et carte SIM, de signer une décharge dans laquelle il dit avoir retiré les 2 éléments en question, faire un rapport, le transmettre à ma hiérarchie une fois le cours terminé. Pendant ce temps là, la classe fout un bordel monstre.

Des solutions ?

Et sinon une bonne claque dans la gueule c’est toujours interdit ? (Je précise que cette dernière remarque est au second degré… encore que…)

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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 20:01

Dimanche dernier, le Paris Foot Gay devait rencontrer le Créteil Bébel dans le cadre de leur championnat. Ces derniers ont annulé le samedi avec cette justification : « Désolé, mais par rapport au nom de votre équipe et conformément aux principes de notre équipe, qui est une équipe de musulmans pratiquants, nous ne pouvons jouer contre vous, nos convictions sont de loin plus importantes qu'un simple match de foot, encore une fois excusez-nous de vous avoir prévenus si tard. »
Mais si cela était contraire à leurs principes, et que « leurs principes » ne datent pas de la veille du match, sans doute aurait-il fallu prévenir plus tôt, non ?

Mais évidemment bien plus grave, cette homophobie assumée est doublée de ce commentaire suite à la plainte du Paris Foot Gay de la part d’un des dirigeants du club de Créteil : « en tant que musulman, j'ai quand même le droit de ne pas vouloir jouer (contre le PFG) parce que je n'adhère pas à leurs idées ». Eh bien raté ! Ne maîtrise pas la question rhétorique qui veut.

ET FORT JUSTEMENT VOUS N’AVEZ PAS LE DROIT DE REFUSER CE MATCH PARCE QUE VOUS JOUEZ CONTRE DES HOMOS. La loi religieuse est INFERIEURE A LA LOI DE LA REPUBLIQUE DES LORS QUE VOUS HABITEZ EN France.

Et s’il faut l’écrire sur tous les murs de toutes les villes de France et de Navarre, nous n’hésiterons pas à le faire.

Cette décision relève de l’homophobie et DOIT DONC ETRE SANCTIONNEE PAR LA JUSTICE. CQFD.

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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 11:57

Six pas en avant et deux pas en arrière. La danse est bien connue depuis 2002. Faire peur avec une formule choc, attendre la réaction de la population, les sondages, puis faire un retour en arrière, de trois pas seulement si l’on sent que l’on peut faire passer quelque chose, ou de six pas si la vindicte est trop bruyante. Rendre la mendicité illégale comme en 2003, la taxe carbone à 20 euros, la TVA sociale, et maintenant le payement de l’assiduité des élèves en lycée professionnel !

Sur ce dernier point, le cafouillage est total. Car l’idée ne vient pas du Ministère de l’Education Nationale, mais de Martin Hirsch, Haut Commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté. Depuis cet effet d’annonce en fin de semaine dernière, Luc Chatel tente de rattraper le coup, comme ce matin sur RTL. Trop tard le mal est fait : la France est scandalisée que l’argent puisse à ce point gangréné l’école.

Mais écoutons le Ministre se défendre ce matin : « le mot de cagnotte me semble inapproprié: il ne s'agit pas de donner de l'argent aux élèves parce qu'ils viennent en cours. Si c'était ça, je me serais mis en travers de cette mesure. »  Et l’ancien Secrétaire d’Etat à l’Economie de rajouter : « C'est un peu une bourse au mérite avec l'idée que nous allons financer un projet collectif pour raccrocher les élèves ».

Mais pourquoi Monsieur Chatel ne vit-il pas dans ses justifications l’embryon d’une excellente idée ? Sans doute parce que dans son exercice de rhétorique, peu lui importait le fond…


Et pourtant, si cette mesure était une « bourse au mérite », pourquoi pas ? Mais dans ce cas-là, faisons en sorte que les élèves en lycées professionnels et qui statistiquement sont issus de milieux plus défavorisés que les autres, bénéficient d’une bourse l’année suivante (en plus de celle existante) afin qu’ils pour poursuivre leurs études, dès lors qu’ils viennent assidument en cours et qu’ils obtiennent leur année ? Cela éviterait à certains de travailler plus de 20 heures par semaine, ce qui explique en partie leur absentéisme… Et si la notion d’argent choque, pourquoi ne pas leur donner un accès privilégié à des avantages en nature comme un logement pour ceux qui lient travail et étude ?


On le voit les possibilités sont multiples. Mais de grâce, ne payez pas directement les élèves ! Ne devenons pas les disciples des méthodes anglo-saxonnes qui aboutissement à un système pervers, avec la réussite pour les riches, et l’échec scolaire programmé pour les plus pauvres.

Et cela relève du même principe pour les allocations de rentrée que l’on verse directement sur le compte bancaire des parents. Le jour-même où la Wii s’affiche en promotion dans toute la ville… Donnons plutôt des avantages en nature comme des bons d’achats pour fournitures ou pour des vêtements, ce qui en période de rentrée devrait être la seule préoccupation des dépenses du foyer…

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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 16:31

Le débat sur la poste tourne au vaudeville. C’est à savoir qui fera le plus cocu le peuple française. Serait-ce le mari confondu dans le lit de la maîtresse qui pour se justifier balbutie « Je te jure, ce n’est pas ce que tu crois. Je ne veux pas privatiser la poste ! » ? Ou cet autre qui voit sa femme brandir le contrat de divorce, mais qui continue de dire : « non, il n’y a aucun problème. Nous nous aimons comme au premier jour. La Poste fonctionne parfaitement bien. » ? Dans tous les cas, l’on ment effrontément au peuple français.

Rendons à César ce qui lui appartient et commençons par celui qui a lancé les hostilités, le mari confondu dans le lit, enfin je signifiais le Gouvernement. L’ouverture du capital de La Poste ressemble trait pour trait à ce qui s’est passé pour EDF et France Telecom. Avec la catastrophe que l’on sait pour la deuxième dont les vagues de suicide montrent les difficultés à réformer une entreprise. Mais comment pourrait-il en être autrement quand en dix ans, France Telecom est passée d’une société de service à une simple enseigne de Télémarketing ?

Quoi qu’il en soit, déjà à l’époque, l’on expliquait que l’ouverture du capital ne signifiait pas privatisation… bla bla bla…

Or quand on privatise, on met en pointe la rentabilité. L’on fermera les dernières postes dans les endroits déjà désertifiés, l’on coupera définitivement le lien entre la ville et la campagne, cette dernière n’étant pas assez rentable, l’on coupera le lien social qui existe dans un bureau de poste… Et j’en passe. Il faut de toutes ses forces s’opposer à un projet qui ne porte pas son nom, à un cheval de Troie qui ne dupe PERSONNE : la privatisation de la Poste.

Pour autant la votation et les positions de la Gauche ont-elles un intérêt ? Bien pire que cela, relevant de la Démagogie pure et simple, elles décrédibilisent le cœur du combat qui devait être la privatisation par des méthodes tout aussi fallacieuses que celles employées par le Gouvernement.

Pour la votation, qui pouvait m’empêcher de voter 5 ou six fois, dès que la relève se faisait (impossible de vérifier si j’ai déjà émargé, chacun signant comme on le fait pour une pétition), dès que je changeais de bureau de vote ? N’importe qui pouvait voter plusieurs fois par jour, dans plusieurs lieux différents. Réponse de ce syndicaliste de la CGT, croisé en gare de Lille Flandres ce vendredi matin : « on compte sur l’honnêteté des citoyen ». En gros, pour la CGT, si les règles démocratiques sont bafouées, ils s'en lavent les mains. Le beau rôle.

Le résultat va être un raz de marée de signatures, qui vont faire le jeu du Petit Facteur (Majuscules ! Celui qui fait de la politique). L’on annoncera 2 millions de signatures pour les organisateurs, mais combien en réalité selon la police ? L’on a enfin trouvé usine à gaz plus complexe que compter des manifestants dans un cortège !

Enfin, Démagogie suprême, qu’apportent comme solution concrète les membres de la Gauche, auteur de la votation, pour réformer et moderniser le service de la Poste ? Nient-ils les dysfonctionnements dont sont victimes régulièrement les citoyens qui attendent des heures notamment ? Car c’est bien beau d’être angélique et de faire un appel populiste au peuple, mais à ne rien dire sur la rénovation, l’on croirait que tout est beau dans le meilleur des mondes. Or ce n’est clairement pas le cas.

Je le redis : IL EST HORS DE QUESTION QUE LA MODERNISATION DE LA POSTE PASSE PAR L’OUVERTURE DU CAPITAL. Il est juste question de proposer un plan pour modifier son mode de fonctionnement, pour rendre cette entreprise plus efficace par des mesures qui tiendront compte d’un personnel qui a vécu pendant des années dans un autre système. Il faudra veiller à préserver l’humain et à ne pas sombrer dans le cynisme de France Telecom. C’est difficile. Mais c’est autrement plus courageux que de signer une votation de pacotille.

En tous cas, attendez-vous lundi à un spectacle que n’aurait pas renié Molière : Le Cocu confondu face au Cocu atteint de cécité. Ca va défiler dans les journaux. Mais n’oubliez pas que les plus cocus dans l’Histoire sont bien les Français et les salariés de La Poste que l’on utilise pour assouvir les idéologies politiques…

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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 20:20

Nul besoin de le rappeler les professeurs deviennent la dernière roue du carrosse, le paillasson de l’Education nationale sur lequel on s’essuie pour nettoyer les pompes que l’on a dégueulassées soi-même. Responsables de tous les maux, ils deviennent la cible privilégiée de tout à chacun : Ils notent trop sévèrement, pas assez, ne maîtrisent pas leur classe, font montre d’autoritarisme, ne travaillent que 18 heures, ne pensent qu’aux défavorisés, ne privilégient que ceux qui savent, manquent d’adaptation… Bla bla bla bla bla…

Nous sommes devenus en somme le dindon de la farce. Ce n’est pas un scoop. Mon blog depuis 18 mois regorgent de papiers sur le sujet.

Mais la question est de savoir d’où vient cette désacralisation du professeur ? Quel être maléfique a porté sur nous un tel opprobre, pour que l’on soit tel un pestiféré marqué jusqu’à la nuit des temps ?

Et j’ai trouvé la réponse. En regardant… 7 à la maison.

Alors renseignons les plus incultes (sic) d’entre nous. 7 à la maison est une série américaine, de la plus caricaturale qui soit : une famille protestante, avec un père pasteur, une tripotée de gosses qui font plus de conneries à eux tous en deux semaines que l’Iran en 10 ans, mais qui par le prêche moralisateur et la voie rédemptrice admet ses erreurs, retourne dans le droit chemin, avec un baiser sur le front et une musique aux saveurs de charlotte aux fraises en option. Tout un programme !

Il exhale une odeur de bons sentiments propre à gerber comme aux bons souvenirs du sirop rose que l’on prenait étant petit.

Perdu dans l’immensité de l’inertie de l’Education nationale, j’arrive chez moi, et corrige quelques vagues simulacres de copies et me branche sur TF1, histoire d’être à niveau pour corriger et de ne pas passer pour un tortionnaire cynique réac. Je tombe sur 7 à la maison. Ma capacité de jugement ayant été entamée par les onomatopées et autres beuglements entendus toute la journée en guise de réponse, je regarde la chose.

La plus jeune des filles(enfin là sur la photo, elle a un peu grandi, hein !!) pleure à chaudes larmes car sa maitresse l’a insultée. Sa mère s’en inquiète. Et la cadette de répondre que suite à une de ses réponses la professeur avait dit qu’elle était stupide.

Après des palabres interminables, l’on apprend que le professeur a dit que sa remarque était stupide.

Et il s’en suit tout un discours sur le fait que la petite l’est trop pour comprendre la différence entre « je suis stupide » et « ma réponse est stupide »…

Au final, une horde de parents déboule dans la classe et humilient en plein cours le prof. La gamine a la banane jusqu’aux oreilles. L’horrible professeur est ridiculisée, humiliée et rabaissée plus bas que terre devant tout le monde. Ouf, l’honneur est sauf. Entre temps, cette professionnelle de l’enseignement a perdu tout honneur, crédibilité et autorité sur la classe. L’enfant et l’élève roi triomphent ! Youpi. L’épisode est terminé.

Alors si vous vous demandez un jour d’où vient cette désacralisation du métier de professeur, ce manque de respect, cette dégénérescence du système, ne cherchez pas bien loin : il suffit de regarder TF1, vitrine de la société américaine.

Alors permettez-moi d’exiger, comme on le fait pour la santé sur les paquets de cigarettes, ou pour les pubs qui vantent les mérites d’un produit sucré ou salé, la remarque « Attention, cette série peut tuer la société européenne » durant toute la durée de l’épisode…

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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 19:49

Alors ne vous emballez pas à la lecture du titre : la zone PUCE est en cours d’étude et l’ensemble des commerces du Vieux-Lille notamment, qui sont opposés à plus de 80% à cette loi comme nous l’a montrée notre rencontre pétition à la main l’hiver dernier, risque de devoir céder à la pression de la concurrence, comme cette responsable d’un Casino qui se matin me témoignait de son désarroi, espérant jusqu’au bout que les hautes instances de son enseigne les laisseraient au moins fermer le dimanche après –midi, ce qui n’est pas le cas actuellement (16h – 20h).

Mais qu’elle ne fut pas ma surprise de voir rue Solférino le Supermarché Match des halles exhiber ces grandes affiches :

 

Fermé le dimanche (ce qui n'était plus le cas depius plus de six mois !) !


Confirmation :


Les raisons expliquée de manière très "neutre" par la direction vous remarquerez :



Nous aussi nous versons une larme. Quel cynisme, vous remarquerez ! Etrangement, les caissières ce soir n’étaient pas du tout du même avis… Cela vous surprend-il ?

La partie nationale est perdue, mais il semblerait que localement nous puissions encore y croire. N’hésitons pas à nous battre pour nos idées et nos valeurs !

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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 20:35

La polémique consécutive à la courageuse décision d’un proviseur d’un lycée d’Etampes en région parisienne d’avoir renvoyé trois jours une élève qui refusait catégoriquement de respecter le règlement intérieur, déchaîne des passions et des commentaires les plus démagogiques qui soient, pire que les slogans reptiliens que l’on pouvait entendre en 68 (attention, dire qu’il y a eu des slogans reptiliens en 68 ne signifient pas que certaines causes à cette époques étaient plus que légitimes… En ces temps de manichéisme total, je préfère prévenir).

C’est un faux débat auquel on assiste. Et pour cause :

Quel élève issu d’un milieu populaire n’a pas subi les brimades de ses camarades parce qu’il était habillé en « pouilleux », c’est-à-dire sans devenir une publicité humaine ?

Cet argument, que récusent pourtant certains élus, habitués à brandir sans cesse la volonté d’avoir l’égalité des chances, changent leur fusil d’épaule et parlent des libertés de s’affirmer.

C’est parfaitement RIDICULE !

Les élèves arrivent clonés en salle de classe, les petits bourgeois avec leurs cheveux tombant faisant penser à l’oncle de la famille Adams, les jeunes filles laissent apparaître, parfois ne devrait-elle pas, des morceaux plus ou moins étendus de leur bassin, maquillée comme on va en discothèque, les baggy laisse apparaître un slip, tenue parfaitement utile dans une salle de classe vous en conviendrez…

Au final, tous les élèves de la même classe sociale se ressemblent, rendant vivant la cynique mécanique du Meilleur des Mondes de Huxley, et ils prétendent que ce choix construit leur identité ? N’est-ce pas là le serpent qui se mord la queue ?

Mais à vrai dire, le problème dépasse largement celui d’un code vestimentaire. Il relève de la capacité des élèves à respecter un règlement intérieur sans l’ouvrir systématiquement. Combien de fois faut-il répéter que chez eux ils font chez eux, mais qu’à l’école on se comporte différemment ? Leurs parents arrivent-ils en string au bureau ? On a laissé depuis trente ans élèves et parents la possibilité de remettre en cause un système,  en le taxant de réac au nom des libertés. Cela a abouti à l’explosion du modèle français, pourtant modèle de réussite il y a quelques années.

Il faudrait créer un concept qui transcende celui de la laïcité. Un concept qui différencie définitivement sphère publique et sphère privée. Quand on bénéficie de l’école gratuite, il est normal de respecter les règles. Sinon on ouvre des établissements privés où l’on pourra toujours se remettre du rimmel en écoutant vaguement le « mec » qui parle devant le tableau…

L’école, ce n’est pas un lieu de vie comme nous le martèlent les pédagogoles. Et d’autant moins que cette société devient de plus en plus injuste ; elle doit être un sanctuaire qui annihile les différences sociales et qui fasse en sorte que les inégalités de l’extérieur soient invisibles à l’extérieur…

Et ce qu’il y a plus écœurant dans tout cela, ce ne sont pas les élèves qui au nom de leur jeune, exacerbe leur fougue et leurs idéaux ; à cet âge c’est bien normal. Mais qu’en est-il de ces bobos, et notamment certains élus (vous savez ceux qui ont le vent en poupe…), qui crient à l’atteinte des libertés individuelles, qui nient l’argument de la différence sociale, eux qui se fringuent parfois comme des « pouilleux » mais juste pour « emmerder » les autres clients quand ils arrivent au Ritz ? Défenseurs libertaires, ils n’ont décidément rien compris. Mais quelle verve démagogue ! Ca rapporte tellement de voix…

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Présentation

  • : Les Nouveaux Démocrates
  • : Enseignant et essayiste. Auteur de La Croix et la bannière sur la rhétorique des intégristes à propos du mariage pour tous (Golias, novembre 2012) et de Mariage pour tous vs Manif pour Tous (Golias, mai 2015) Auteur également d'articles sur Prochoix, la revue tenue par Fiammetta Venner et Caroline Fourest (n°57,58,59, 63 & 66) Ancien membre du Conseil national du MoDem et candidat aux Régionales 2010 et législatives 2012. Démission du MoDem en octobre 2012. Blog d’un militant du Mouvement Démocrate (MoDem).
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