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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 20:44

Cela devient une (mauvaise) habitude. Les émissions d’Arlette Chabot A vous de juger ne font pas forcément beaucoup d’audience mais elles savent faire parler d’elles, bien au-delà du soir de diffusion, relayées par les médias et le net. Et pour cause : il n’en est plus une sans l’odeur du soufre, la saveur de la polémique, la recherche du spectaculaire. Personne n’a oublié le clash entre François Bayrou et Daniel Cohn-Bendit, surtout pour ses conséquences directes sur l’élection. Ce jeudi, Vincent Peillon a « planté » l’émission. Soit. Mais il y a plus grave semble-t-il. Bien plus grave.

 

AVDJLe premier débat est consternant. CONSTERNANT. Et l’on comprend que les syndicats de journalistes aient manifesté leur hostilité à filmer une telle chose pour le service public. Débattre sur l’identité nationale est déjà en soi une insulte à nos valeurs républicaines, qui valorisent l’égalité et la fraternité et qui n’a donc qu’à gagner dans la diversité des identités et des cultures. Mais mettre aux prises Eric Besson, qui a fondé l’école de la traîtrise politique en France et qui dépasse Maître Hortefeux dans les reconduites à la frontière en dépassant même les objectifs obscènes de Nicolas Sarkozy, et Marine Le Pen, qui malgré tout son travail de communication pour édulcorer son discours et mettre une couche de caramel sur les pensées fâcheuses des adhérents du parti qu’elle entend diriger, reste ce qu’elle est, est une aberration. Les amabilités les plus scabreuses se sont échangées, avec la palme pour Besson qui s’est montré le plus odieux qu’il soit en commençant le débat par un « Rassurez-moi simplement sur un point, j’espère que Vincent Peillon n’étant pas là(…) je n’aurais pas double portion de Madame Le Pen… ». Elégant… Et exemple isolé d’une liste interminable et qui ne redore pas l’image de la politique. Arlette Chabot semble en saliver de plaisir. Elle est bien la seule.

 

La question n’est donc pas de savoir si Peillon a eu raison ou non de ne pas venir au dernier moment, la question est de savoir à quel point Arlette Chabot est responsable de ce qu’il s’est passé. Comment ne pas condamner un tel dispositif ? Un débat sur l’identité nationale entre Besson et Le Pen était-il une manière saine et franche d’évoquer un débat fortement contestable sur le fond ? Doit-on nécessairement exacerber les passions comme Chabot se plait à le faire depuis quelques mois, en se réfugiant derrière la responsabilité de se contenir alors qu’elle est la première à jeter de l’huile sur le feu ? Prétendre que le journaliste ne capte qu’un moment, alors qu’il met en scène, organise les programmes, compose les débats est d’une malhonnêteté sans égal.

 

Alors que penser de la volte-face de Peillon ? Pourquoi ne pas être venu sur le plateau en faisant la « grève » du débat sur l’Identité nationale et en en imposant un autre sur cette mise en scène qu’il condamnait ? Il n’est pas sûr que la fuite soit une solution au problème.

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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 21:51

BurquaJean-François Copé a beau s’agiter dans tous les sens sur la Burqua, Burqua que je condamne fermement et je m’en expliquerai, il est hors-sujet. Définitivement hors-sujet.

Une question de tempo. Comment ne pas voir dans cette agitation, une démarche électoraliste visant à agiter le drapeau rouge pour exciter la bête, et siphonner comme en 2007 l’électorat du front national ? Comment ne pas voir cette vulgaire manœuvre, d’une subtilité qui m’échappe, tant elle est grossière et cyniquement revendiquée. La Burqua, que l’on doit condamner, s’entend, ne concerne au pire que 2000 cas sur 65 millions de Français : qui osera prétendre que cette position, certes nécessaire, ne peut pas attendre avril ou mai, sans être d’une mauvaise foi manifeste ?

Une question de proximité dangereuse. Ouvrir un tel débat alors que continue de manière obscène un débat inepte sur l’identité nationale est propre à provoquer volontairement les amalgames. D’ailleurs, pardonnez-moi l’expression, qui se fout de savoir si on se sent Français à l’intérieur ? Personnellement, je me sens européen avant tout. Quand je vais à Berlin ou à Barcelone, je me sens chez moi : vais-je être pour autant déporté en charter parce que je me sens européen avant-même de me ressentir Français ? Pourquoi ce que l’on me tolère, on ne le tolère pas à une personne multi-culturelle ? Et si je me sentais japonais, tout d’un coup, devrais-je habiter Tokyo pour autant ? Ridicule… La question n’est pas de savoir si l'on se sent plus ou moins français, la question est de savoir comment on peut vivre tous ensemble, avec nos différences, nos cultures diverses, et nos origines variées sur le même territoire autour de valeurs communes, celles de la République. La nuance est énorme. Dès lors poser le problème de la Burqua en même temps que ce faux-débat sur l’identité nationale est nauséabond à souhait.

Une fausse question religieuse et laïque surtout. Depuis quand la Burqua est-elle préconisée par l’Islam ? Quel texte fondateur en fait-il état ? Qui osera prétendre le contraire ? Les fondamentalistes, qui sont trop heureux de voir l’amalgame se faire pour se poser en victime ? Les islamophobes trop heureux de mettre de l’huile sur le feu à la manière d’un homme de Vendée qui prétendait que des Mosquées secrètes siégeaient sous l’aéroport Charles de Gaulle (Et pourquoi pas un discours fondamentaliste subliminal dans les épisodes de Dora pendant que l’on y est !) ? Soyons sérieux. La Burqua ne relève ni du précepte religieux, ni de la question de la laïcité et encore moins de la liberté d’expression. Elle est le fruit d’un fondamentalisme machiste et terroriste de la pensée qui vise à avilir la femme, devenue femme-objet, voire femme-poule comme l'émouvant film Osama le narre. En France, la question est la suivante : comment peut-on tolérer la Burqua quand la police ne pourrait appréhender quelqu’un dont il ne pourrait discerner le visage ? Comment pourrait-on rendre le fils de celle qui refuse de prouver son identité.

La question relève donc de la question de la libre circulation au sein de notre République sans pouvoir être identifié. Ni plus, ni moins. Et cette question ne concernant qu’une ultra minorité de nos citoyens, même si elle ne doit surtout pas être minorée, doit pouvoir attendre quelques mois avant d’être légiférée.  Le rapport Obin sur l’Education nationale ne disait pas autre chose en 2004, en évoquant déjà les femmes qui refusaient de présenter leur visage pour récupérer leurs enfants. Les femmes concernées ont toujours cédé. Au cas par cas, tout est possible. Pourquoi anticiper alors une loi qui ne relève d’aucune urgence si ce n’est pour des raisons douteuses ?

Aussi, journalistes, politiques et autres intervenants, cessez de prendre pour synonyme de Burqua le terme « voile » : vous corrompez le débat et contribuez à alimentez la pensée extrême, caricaturale, et populiste. Songez-y avant de vous exprimer.

Rapport Obin : (ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/syst/igen/rapports/rapport_obin.pdf) 

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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 21:53

BazinLa rentrée. Politique. Economique. Médiatique. Ce 4 janvier marque le retour aux affaires. Finis les best-of, les classements et autres pots-pourris qui accompagnent la gueule de bois. Une lumière : du nouveau. Alors ce matin, avant de retrouver mes élèves, je regarde ITélé. Laurent Bazin y fait son traditionnel éditorial sur le scandale des vaccins de la grippe A. L’on avait connu ce journaliste plus inspiré. Ils s’accommodent des restes. Quoi de plus compréhensibles au lendemain des fêtes ; Qui ne l’a pas fait ? Qui ne le fait pas ? Qui ne le fera pas. L’analyse peine à exister : le principe de précaution, et qu’aurait-on dit si ?, et malgré tout ça coûte cher, pouvait-on faire autrement bla bla bla bla, je vous ferais grâce de tout ce que vous avez pu entendre aujourd’hui, reproduit à l’envi et à l’ennui.

Quand tout à coup une phrase, a priori anodine m’a fait frémir. Les années se suivent et se ressemblent. Non : 2010 ne marquera pas un tournant. La phrase ? A propos de la réaction du Gouvernement face à la menace de la Grippe, Laurent Bazin d’affirmer : « Mais la Gauche aurait fait pareil ». Anodine remarque ? Assurément non. Encore une fois, le bipolarisme est tellement établi que les journalistes vous la resservent en plat principal, sans craindre l’indigestion. On nous demande pour tant de varier notre alimentation. Il semblerait que nos habitudes alimentaires soient au moins aussi sclérosées que notre lecture politique… Univoque.

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2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 20:28

A l’heure où les vœux politiques tournent à une étonnante partie d’autosatisfaction, de Sarkozy qui se félicite des réformes gouvernementales (sic) à Martine Aubry qui voit bien le PS faire le grand chelem aux Régionales (sans l’aide de personne à l’entendre), sans oublier Hortefeux qui se réjouit aujourd’hui même d’avoir compté… 10 voitures brulées de moins le soir de la Saint Sylvestre portant le total à 1130 (fumeux !), il est tant de faire dans la sobriété et l’honnêteté pour faire le bilan de nos couleurs en 2009 et surtout pour envisager notre avenir.

Abus de pForce est de le constater l’année qui commençait comme un rêve a tourné à la fin du printemps au cauchemar le plus total. Porté par des sondages flatteurs autour de 15% à 3 semaines des Européennes, dopé par les ventes pléthoriques d’Abus de Pouvoir, aidé par un PS en décomposition et par une UMP qui supportait mal le bilan sarkozyste, le MoDem se voyait bien beau à quelques jours de l’échéance. Et il n’était pas le seul à en croire Marc Vasseur qui écrivait encore le lundi 25 mai : « A 15 jours des européennes, je crois qu’on peut déjà pronostiquer un grand vainqueur, François Bayrou alors que paradoxalement lui-même n’est pas candidat pour le Parlement Européen. » (inspiré Marc ce jour-là ;o)…

Improbable trajectoire qui se fit en deux temps :

Le contrecoup du succès du livre qui agaça et qui montra aux Verts et au PS que le MoDem devenait gênant. Tout y passa : Bayrou le religieux illuminé, Bayrou l’hydre marxiste à Paris et ultra-libérale à Bruxelles, Bayrou l’homme de droite… Bayrou par-ci, Bayrou par là… l’homme était tellement seul, la représentation de nos couleurs était tellement faible faute d’émergence de personnalités, qu’il dut affronter seul la tempête. Le 2 juin, déjà, les sondages nous défalquent 3 points d’intention de vote. Poussé dans les cordes, et malgré des proches dubitatifs, François Bayrou va commettre l’impensable : faire un coup chez Arlette Chabot.

Bayrou seulLa suite, tout le monde la connaît. L’accident industriel, et trois autres points qui s’échappent. Le MoDem espérait faire seize, talonnant le PS, et laissant les Verts à 8. Les rôles se sont inversés, et l’on récupéra la part du pauvre… amère.

Six mois plus tard, les Régionales pointent le bout de leur nez. Pour autant, dans quel état se trouve le MoDem : son moral est-il à zéro ou l’année 2009 marque-t-elle le départ de zéro ?


Ceux qui pensent que tout est perdu sont ceux qui avaient choisi la mauvaise voie… Dès 2007… Considérant les 5 ans à suivre comme une traversée du désert, ils n’avaient qu’un adage en tête : « 2012 ou rien ». Sacrifiant toutes les élections intermédiaires, renonçant à l’émergence de nouvelles personnalités, ils sont béatifié François Bayrou et se raccrochaient aux sondages de popularité, toujours flatteurs malgré deux années passées. Leur stratégie, à laquelle croyait Bayrou lui-même, a montré ses limites et pire n’a pu échapper au désastre : Bayrou seul a dû affronter la tempête et a fini par 2012craquer à la télévision (peu de téléspectateurs diront certains : c’est dirent s’ils minimisent les effets du Web en 2009 !!), notre discours européen s’est substitué en une diatribe anti-sarkozyenne qui fit pâle figure face à celui d’Europe Ecologie qui a persisté à vouloir parler d’Europe (cela ne veut pas dire que cela ne se soit fait dans démagogie, slogan, liste à l’auberge à l’espagnole » et proposition inepte dans le programme… Mais quels électeurs s’en préoccupent ? C’est bien triste à dire mais c’est une réalité), et nous n’avons pas su rétablir suffisamment vite la vérité quand Cohn-Bendit et Aubry déclinaient mensonges sur mensonges à propos de nos votes à Strasbourg –toujours parce que seul Bayrou « pouvait » y répondre alors qu’il n’était pas lui-même candidat !). Cette voie, qui occulta pendant quelques temps la fameuse troisième qui proclamait la volonté de travailler ensemble quel que soit les clivages politiques pour une hypothétique OPA sur le PS fut un échec. Qu’elle soit à présent enterrée.

poignée mainsL’autre voie, plus modeste, mais assurément plus fiable consistait à ne pas voir les 5 ans comme une traversée du désert. Bayrou parcourait les dunes avec des réservoirs pleins d’espoirs et d’adhérents. Il fallut envisager les élections intermédiaires comme autant d’émergences possibles de personnalités nouvelles, et non celles qui troqueraient leur carte pour un maroquin. 2008 aurait vu François Bayrou parcourir les villes à l’approche des Municipales pour soutenir les candidats, laissant les manipulations de liste se faire à Pau sans lui. Il aurait alors sorti son livre à l’automne 2008, et les militants auraient pu faire la pédagogie de l’Europe, surfant sur la vague du livre sorti dans l’entre-deux… L’on ne refera pas l’histoire pourtant. Mais cette voie, faite de travail, de valeurs et d’humilité doit se poursuivre. Certes nous ne serons pas « LE » parti de l’opposition, mais qui peut prétendre l’être. Travaillons, œuvrons, construisons. 2012 ne sera peut-être pas notre Everest, mais le plus important n’est-il pas que nos idées et nos valeurs avancent ? Dès lors, les élus se multiplieront naturellement.

Et le 2.0 alors ? Ne négligeons pas l’internet et ces réseaux sociaux qui font que le MoDem plus que tout autre parti est connecté de partout. Non pour nous défendre avec mauvaise foi, mais pour travailler. Relisons Candide, quelques lignes avant l’ultime sentence trop éculée pour être crédible : « quand l'homme fut mis dans le jardin d'Éden, il y fut mis, ut operaretur eum, pour qu'il travaillât ; ce qui prouve que l'homme n'est pas né pour le repos ».Dont acte ! Bonne année à tous.

 

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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 11:11

Seignosse2007. La brise de l’été soufflait sur nos peaux encore bronzées, à l’heure où Seignosse n’était pas encore le décor d’une LipDaube du plus mauvais goût. A l’heure où nos espoirs étaient portés par près de  sept millions de voix. A l’heure où les idéaux démocratiques se déclinaient devant nos yeux ébahis. Fi du clivage droite/gauche. Fi de l’opposition pavlovienne. Fi d’être le faire-valoir d’un seul parti. Le Mouvement Démocrate revêtait ses plus beaux habits. Souvenirs d’antan, Inconscience de nouveaux militants.
Trois ans plus tard, bien des choses ont changé. Pas dans nos valeurs : l’idéal démocratique de nous voir travailler avec tous et de trouver des convergences sur certains sujets ne s’est nullement altéré et il n’est pas d’adhérents du MoDem sans volonté ardente qu’il en soit ainsi dans la politique moderne. Mais entre-temps, une épine s’est glissée sous notre pied. Et cette épine, c’est Nicolas Sarkozy.

Parce qu’il propose une vision aux antipodes de nos valeurs, qui s’assied sur la séparation des pouvoirs et qui occulte le débat démocratique en étouffant un à un les partis de l’opposition, parce qu’il offre une vision cynique et assumée de sa politique en offrant à ses proches des nominations que d’aucuns auraient nécessairement cachées de peur d’être conspués mais aussi et surtout parce qu’il prostitue l’image présidentielle, en tenant de faire croire que c’est un homme comme les autres, ce qu’il n’est plus, en se présentant devant les militants UMP pour lancer la campagne régionale (du jamais vu !) ou en exhibant une vie privée faite de richesses et d’excès obscènes pour celui qui se revendiquait du pouvoir d’achat, Nicolas Sarkozy a eu raison de nos meilleures intentions.

Billets eurosDevant un tel amoncellement de dysfonctionnements, les beaux idéaux du Mouvement Démocrate ne peuvent plus répondre. Alors quand on nous demande une ou deux initiatives élyséennes qui vont dans le bon sens, rappelant notre capacité à ne pas être manichéens, nous séchons. Et nous séchons d’autant plus que chaque projet de loi, chaque prétendue réforme qui sont toutes avortées, chaque idée défendue se fondent sur des principes antinomiques aux nôtre. Là où Nicolas Sarkozy, et son Gouvernement (mais existe-t-il dans la pratique un réel Gouvernement en France ? ne serait-ce pas plutôt un ensemble d’individus, exécuteurs testamentaires de la politique du candidat perpétuel ?) mettent l’argent au centre du système, pour créer une reprise économique, pour faire baisser le chômage, ou encore plus illusoire pour doper le pouvoir d’achat (thème tellement éprouvé qu’il se fait rare à présent…), le Mouvement Démocrate place l’homme au centre pour tenter de le sauver : il n’y a pas plus opposé en terme de vision de la société.

Nous voudrions bien appliquer nos beaux principes et reconnaître dans ce gouvernement quelques initiatives de qualité. Mais rien n’en ressort. Même lorsque la droite sarkozyste entend défendre la laïcité française, principe fondateur pour le MoDem, elle ne peut s’empêcher de mêler clichés et cynisme électoraliste. Comment encourager de tels débats à trois mois des Régionales et en agitant le drapeau rouge des Minarets et des Burquas pour pimenter l’affaire ? Tout ceci n’est pas bien sérieux.

Sarko pere et filsAlors, non sans une certaine mauvaise foi, l’on nous reproche de tendre la main à la gauche quand jadis l’UDF la tendait à droite, en refusant de travailler avec ceux qui sont en face. Mais comment pourrait-on travailler avec ceux qui se revendiquent de la méritocratie népotique ? Comment pourraient-on travailler avec ceux qui pourraient, rhétorique aidant, défendre toutes les décisions aussi injustes soient-elles de peur de perdre sa place (seule Rama Yade a bien tenté quelques écarts ; mais elle sait parfaitement lire les courbes des sondages et a tout appris de son créateur. A malin, malin et demi. L’élève, à présent, surpasse son maître.) ? Comment, enfin, pourrait-on travailler avec ceux qui au détour de la réforme territoriale, et par la grâce d’une mainmise sur les médias à travers leurs actionnaires principaux qui établissent avec le Président autant de connivences qu’il est permis d’en voir dans les Républiques bananières, tentent de museler toute opposition, d’occulter la pluralité et de créer de toutes pièces un parti d’opposition unique, dont Nicolas Sarkozy se revendique lui-même le DRH ?


 


Sarkozy, DRH du PS autoproclamé

 

Tant que la Droite sera à majorité sarkozyste, nul doute : nous ne pourrons plus tendre la main de ce côté-là. Le jour où, courageuse, téméraire mais surtout fidèle à ses valeurs, la droite coupera le cordon, se lèvera comme un seul homme en dénonçant des pratiques qui dénaturent la Droite républicaine française, alors nous pourrons tendre la main des deux côtés pour travailler ensemble. La balle est dans le camp… de l’UMP…

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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 11:51

Comme il m’est déjà arrivé de le faire, j’ouvre mon blog à une autre plume militante : Philippe Pary, membre de Chtinux et militant acharné du logiciel libre. Mon blog s’est toujours voulu un outil de mutualisation et je suis heureux de vous proposer un de ses nouveaux billets, deux ans après nous avoir offert son point de vue sur les langues Régionales. Polémique, son propos tend à ne pas minimiser la défense des logiciels libres face à la déferlante écologiste… A vous de juger ! Bonne lecture !

 

 

La lutte contre le réchauffement est-elle plus importante que la lutte pour une informatique libre ?

 

Évidemment oui, mais ce n'est pas une raison pour ignorer l'informatique libre

 

Souvenons-nous un peu. C'était en 2003 à Tunis, Jacques Chirac, alors président de la République française en fonction, déclarait : « Le premier des droits de l'Homme c'est de manger, d'être soigné et de recevoir une éducation ». Tollé général des défenseurs des droits de l'homme.

 

copenhague

Pourtant, ce n'est pas si faux : quel intérêt à une population affamée, malade et analphabète de pouvoir voter ou voyager librement ? La réponse est pourtant assez simple : chercher à nourrir sa population, à la soigner et à l'éduquer n'est pas incompatible avec le respect des droits de l'Homme. L'Inde en est l'exemple le plus célèbre : si on estime que sortir le pays d'un chaos économique et du drame de la corruption rend acceptable la mise au pas de la presse et l'écrasement de l'opposition, alors M. Poutine fait un travail remarquable et permet à la Russie d'entrer de plein pied dans le XXIème siècle.

 

Je ne suis évidement pas de cet avis. S'il est évident que la faim, la corruption ou encore l'éducation sont des chantiers prioritaires pour toute nation, leur accomplissement ne doit pas occulter l'existence d'une presse libre, du droit de vote …

 

Plus proche de nous se trouve Marc Vasseur, bloggeur éminemment sympathique : quelqu'un qui passe autant de temps à dire du mal des socialistes ne peut pas être totalement mauvais :-)

 

Dans un billet récent,  il tenait les propos suivants :

 

« Hier j’ai participé à la réunion des écolosgeek au Café Citoyen de Lille, deux thèmes devaient présider à cette soirée l’un sur le « Net Militantisme », l’autre sur « l’Open Source et son influence sur la politique» – j’ai découvert hier en fin d’après midi que j’étais signalé là -.

Bon au risque de déplaire, je me fous comme de l’an 40 du deuxième sujet… Bien qu’informaticien de profession, je goute modérément les discussions sur le méchant Microsoft, le gourou Apple et le gentil pingouin (Linux et le monde libre) ; l’informatique n’est qu’un outil et comme tout outil son usage dépend de celui qui le manie. Au regard des enjeux des prochaines décennies, je considère qu’en tant que « cyber militant » l’important se situe sur les problématiques essentiels se situent sur l’économie, le social et l’écologie politique. Il y a déjà une réelle difficulté pour toucher les citoyens sur ces sujets alors si en prime on ajoute à cela un débat cantonné peu ou proue aux seuls initiés… le risque de bogues est grand. »

 

Sa phrase lui est pardonnable car il indique considérer l'informatique comme un simple outil. Mais il se trompe : à ma connaissance, aucun marteau ne peut collecter des données privée, aucune bêche ne contient toutes les photos d'une vie, aucun moulin à café ne contient toute une correspondance privée. L'informatique est plus qu'un outil. Se poser des questions à son égard est normal.

 

Je suis d'accord : le débat est compliqué à saisir pour le grand public. Exactement comme le débat sur les peines pour chaque délit. Exactement comme le débat sur le fonctionnement du parlement. Que le débat soit complexe ne doit pas priver les citoyens qui le souhaitent de s'y consacrer. Que le débat sur l'informatique soit moins prioritaire que celui sur le réchauffement climatique ne fait pas l'ombre d'un doute. Mais, comme avec Manger/Voter, les deux causes ne sont pas incompatibles : lutter contre le réchauffement n'empêche pas d'œuvrer pour une informatique libre.

 

Je ne comprends rien au réchauffement. Par contre je comprends très bien les dangers de l'informatique. Le réchauffement a beau être plus important, je préfère consacrer mes efforts à la petite cause informatique. Le relatif mépris affiché par Marc Vasseur envers la cause à laquelle je consacre mes énergies est vexant. C'est vexant, mais j'ai surtout peur que ce sentiment soit largement partagé.

PS : Cliquez sur la caricature pour découvrir Le Placide, excellent caricaturiste dont je vous donne régulièrement les prouesses ici...
 

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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 12:38

C’est fait. Avec plus de 87% d’approbation, Olivier Henno portera nos couleurs pour les Régionales en compagnie de Frédéric Leturque pour le Pas-de-Calais. Félicitations à eux. Pour avoir aidé à la préparation des forums et les avoir suivis quand ils portaient leur candidature, je me réjouis de ce résultat qui laisse augurer une campagne passionnante, porteuse d’idées neuves et novatrices.

J’aurai la chance de travailler avec l’équipe de campagne et j’entends tout mettre en œuvre au service de notre cause.

En revanche par souci d’honnêteté, je vous annonce que je suis candidat à une place éligible sur cette liste. J’ose espérer que mon militantisme sur Lille, mes actions sur le terrain, ma jeunesse (cela joue aussi :o), mon expérience de professeur de lettres notamment durant 6 années en ZEP, et ma fidélité indéfectible envers mon parti, ses élus et ses valeurs m’aideront à atteindre mon objectif. A 33 ans, je me sens prêt, assurément prêt, à servir mon parti et les citoyens au sein du Conseil Régional.

Mais quelle que soit l’issue de cette liste, seule la campagne compte. Seulement elle. Et je ne me ménagerai pas pour obtenir le meilleur score possible, même si mes espoirs venaient à être contrariés (de toutes façons, ce sera un honneur d’être déjà sur cette liste).

Aussi par objectivité et relativement à la loi électorale, il ne saurait être question sur ce blog de la campagne régionale en elle-même. Je continuerais d’y poster régulièrement mes humeurs et mes opinions sur la politique générale.

Je reste à votre disposition sur facebook ou via snoopyves1@free.fr, pour parler de mes objectifs de campagne.

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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 09:01

A lire le titre, vous vous attendiez à ce que je tire à boulets rouges sur Rachida Dati ? Vous avez bien raison. A présent, tout le monde sait pourquoi cette femme, qui aurait usurpé ses diplômes de magistrate, fait de la politique : pour être célèbre et gagner de l’argent. L’insupportable cynisme de son comportement à l’assemblée ou même lorsqu’elle est au portable (en omettant qu’une équipe de M6 la suit : n’avait-elle pas que cela à penser ?) est vomitif et compromet l’image du politique à long terme ; C’est grave. Cela compromet les militants, futurs élus, honnêtes hommes. Les paroles de Dati sont autant de terreau pour le Front National et l’extrême gauche, pour le poujadisme le plus anti-républicain. Cette femme par ces réactions fait honte à la France ! HONTE ! On a été débarqué pour moins que cela dans le passé. Pour les amnésiques, les sourds, ou pire ceux qui ne veulent pas entendre, une piqûre de rappel (c’est la saison !)

A Paris, tout d’abord…

 

 A Strasbourg ensuite…

 

A lire le titre, vous vous attendiez à ce que je tire à boulets rouges sur Morano ? Raté ! Mais quelle honteuse décontextualisation de ses propos ! Je ne suis pas de ceux qui la défendent, loin s’en faut ! Mais là il s’agit d’honnêteté. Même un président d’une association musulmane présent sur place affirme n’avoir jamais pris comme « racistes » les propos de Morano…

 

 Mais certains « élus » de l’opposition tels des vautours sautent sur leurs victimes comme ils le feraient sur un cadavre dans le désert en s’offusquant de propos qu’ils n’ont jamais recoupés. Et Hamon n’en est pas à son premier coup d’essai ces derniers jours (il faut dire que ne plus être député européen, cela laisse du temps libre).  La Trash politique est en marche. Vous me direz avec Lefebvre, l’UMP n’est pas en reste. Mais que restera-t-il de la sacralisation et du respect des politiques après de telles affaires ?

 

A lire le titre, vous vous attendiez à ce que je tire à boulets rouges sur Frèche et Dray ? En partie raté ! Je ne veux pas rentrer dans la polémique de chacun, et laisse d’un côté la Justice décider et de l’autre remettre Frèche à sa position de politique pour qu’il évite de se prendre pour un chroniqueur de Grosses Têtes ou le fils spirituel de Michel Leeb, ce qui aurait l’avantage de ne pas le faire passer pour raciste (même si ça rapporte beaucoup de voix dans le Sud !). Il n'empêche, faire comme le PS, deux poids deux mesures, n'est assurément pas la bonne mesure pour peser deux éléphants...

Et que dire du représentant de l’Union Centriste du Sénil Sénat (disons-le franchement, représentant UMP !!!!!!!!!) qui se trompe de vote sur le redécoupage électoral ! Dormait-il ? Regardait-il Cold case sur son Iphone ?

Il serait temps de calmer le jeu. L’on peut toujours se plaindre du syndrome de la perche en estimant que l’internet truque le jeu. Il n’empêche. Quand on est politique, il convient de contrôler sa parole… et sa pensée… N'est-ce pas Monsieur le Maire de Gussainville, bourgade de la Meuse de quelques dizaines de maisons, qui, à la sortie d'un débat sur l'identité nationale, faisait preuve d'une grande classe  :

 

 

 

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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 19:19

Les sondages pour les Régionales commencent à pointer plus régulièrement le bout de leur nez. Celui porté sur l’électorat de l’Ile de France a notamment animé la toile et les analystes cette semaine. Que dit ce sondage ?


Au 1er tour, l’UMP arrive en tête avec 30%, le PS ensuite avec 24%, suivi des Verts avec 21%.

Au 2ème tour, l’UMP serait battue face au PS ou face aux Verts avec un score similaire de 57%.

 

Conclusions partagées de manière unanime : Huchon l’emporterait en Ile-de France.


info opway

 

Consternant. Les journalistes ou plutôt ceux qui prétendent l’être sont tellement endoctrinés par le bipartisme, de Sarkozy au PS, qu’ils en oublient le mode de scrutin des Régionales : toute liste faisant plus de 10% des voix peut se maintenir. Pourquoi ne pas alors envisager un sondage sur la triangulaire ? Qui en sortirait gagnant ? Et quid des voix de ceux qui feraient plus de 5% comme selon l’enquête le Modem, le Front de Gauche ou encore le Front national ? Les fusions peuvent être multiples. Or une seule configuration est proposée.

 

La question est posée… et verra sa réponse après le 14 mars.

 

Mais à part cela, les sondages ne tentent nullement d’influencer l’opinion française. Tout comme celui fait cette semaine sur le potentiel « handicapant » de Ségolène Royal sur le PS n’est pas une atteinte personnelle. On peut comme je le fais, déplorer les frasques de la Présidente de la Région du Poitou-Charentes. Pour autant, ce genre de procédé devient clairement inquiétant. Mais tant que les deux appareils au pouvoir, et ceux qui en bénéficient généreusement par des sièges confortables ou d’autres qui sont en odeur de sainteté, seront les seuls bénéficiaires, ils n’auront aucun intérêt à ce que cette évolution change. Mais dans quel état va-t-on rettrouver la France en 2012 ?

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 21:45

Mais dans quel état Nicolas Sarkozy va-t-il laisser, voire, pire, reconduire la France en 2012 ? Déjà mise à sac économiquement, éperdue dans de vaine politique sur l’identité nationale (à un moment où l’emploi et la recherche de nouvelles ressources énergétiques devraient focaliser tous nos esprits), notre nation va subir la disparition subite de l’Histoire-Géographie dans les filières S du bac.

Alors que la diplomatie, la géopolitique et l’économie sont plus que jamais les clefs de voûte de notre société moderne, quel message souhaite-t-on adresser aux Français ? Que les scientifiques n’ont pas besoin de l’Histoire ? Qu’un futur ingénieur qui va se projeter dans l’avenir n’a nul besoin pour ce faire de connaître son passé ? Que redorer la filière L passe nécessairement par l’abaissement du niveau des S ?

A la vérité, il n’y a même pas une idéologie dans tout cela. Tout juste l’aveu maladroit d’une ignorance la plus confondante d’un point de vue politique et ministériel. Et pour cause :

Luc Châtel est à l’éducation ce que jadis Douste-Blazy était aux Affaires étrangères : une mauvaise blague d’un grand cru des Grosses Têtes. Il est aussi à l’aise dans son Ministère qu’un éléphant ans un magasin de porcelaine. Et le tout avec l’arrogance de ceux qui croient savoir et maîtriser leur sujet ! Révoltant… insultant, même. En quoi cet homme d’affaires qui a fait les beaux jours de l’Oréal (parce qu’il le… valait bien), qui en 2008 était Secrétaire d’Etat du pouvoir d’achat est-il pertinent pour s’inviter dans un tel débat sur L’Education Nationale ? Savoir lire 60 millions de consommateurs ne lui sera d’aucun secours ici. N’est-ce pas montrer, par ce choix, le mépris le plus total pour les élèves et les professeurs ?

Pour ce genre de personnes dont les neurones sont conditionnés pour ne reconnaître que les chiffres les plus exponentiels, l’Histoire, la vie des peoples, le bowling ou la manucures sont autant de disciplines équivalentes dans la priorité de la formation des jeunes esprits. Pour Luc Châtel, sans aucun doute, la profession de foi de notre nouvelle Miss France est un habile exercice d’argumentation semblable à une dissertation.

Mais de qui se moque-t-on ?

Le 14 janvier 2007, Nicolas Sarkozy prétendait vouloir resacraliser le statut des professeurs et faire de l’éducation un des enjeux majeurs de son mandat (encore un néologisme… mais depuis 2 ans, l’on a rarement vu tout ce que l’on vit en terme de destruction de nos valeurs… Aux nouveaux maux de nouveaux mots !). L’escroquerie du siècle. Rocancourt est un amateur à côté. Notre cher futur président avait omis de préciser que pour parvenir à ses fins, il comptait piller tous les trésors de notre Nation, et parmi son plus beau joyau : le savoir. Ce n’est pas tant une apologie de l’ignorance qui est en train de s’ériger par la grâce présidentielle. C’est aussi donner de l’engrais au terreau des différences sociales. Car l’élève issu des milieux aisés, bon élève de surcroît, déterminisme social oblige, aura tout intérêt à prendre l’option Histoire qui lui permettra d’obtenir à coups surs et avec le moindre risque, la plus honorable des mentions quand son homologue des milieux populaires, et quoi doit travailler trois fois plus pour compenser le déficit de culture que d’aucuns avaient dès le biberon n’aura aucun intérêt à choisir cette option, sinon pour se compliquer la tâche, déjà bien ardue en l’état. Tout est dit : les fossés se creuseront alors davantage. But recherché ?

La contestation au nom du bon sens et de la défense de notre patrimoine intellectuel, culturel et politique suffira-t-elle pour faire infléchir le Ministère ? Assurément pas. Méprisant l’inconséquence de leurs actes, les grands penseurs (sic) de la rue de Grenelle l’ont dit et répété : « la décision a été prise. Nous ne reviendrons pas dessus ». Imaginez la situation si nous vivions… en démocratie sous la dictature ? Je suis confus…

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Présentation

  • : Les Nouveaux Démocrates
  • : Enseignant et essayiste. Auteur de La Croix et la bannière sur la rhétorique des intégristes à propos du mariage pour tous (Golias, novembre 2012) et de Mariage pour tous vs Manif pour Tous (Golias, mai 2015) Auteur également d'articles sur Prochoix, la revue tenue par Fiammetta Venner et Caroline Fourest (n°57,58,59, 63 & 66) Ancien membre du Conseil national du MoDem et candidat aux Régionales 2010 et législatives 2012. Démission du MoDem en octobre 2012. Blog d’un militant du Mouvement Démocrate (MoDem).
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