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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 23:26

nullPlus de minuit et combien de téléspectateurs ? Et combien en éveil ? Et combien lucides ?

Pas de chance, j’étais là !

Et peut être bien seul à le remarquer… Et c’est bien dommage : en espérant que les noctambules du Zapping aient vu la chose…

Il y a eu tout simplement une erreur de coordination entre les images (l’affaire Clearstream avec De Villepin et Sarkozy) et les commentaires qui évoquaient… le combat terrible à venir entre Karpov et Kasparov…

Quel lapsus technique pouvait être plus juste ? La métaphore, sur Itélé, c’est une réalité, non ?

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 16:10

Comme c’est souvent le cas lors de la sortie de livre dit « événement », les journalistes circonscrivent à un passage le contenu de l’opus. L’on se souvient que pour la sortie de La Femme fatale , de Bacqué et Chemin, seul l’épisode du coup de fil qui informait Ségolène Royal de l’adultère de François Hollande avait polarisé l’attention, le tout accompagné d’un procès perdu par la candidate malheureuse à la Présidentielle… Pour autant le livre montrait bien d’autres choses bien plus intéressantes sur le mode de fonctionnement de la Présidente du Poitou, mais rien n’y fit : la tradition des «bonnes feuilles » durent et perdurent, si bien que certains en ouvrant l’Express pensent avoir lu un livre… Quel dommage !

Que n’a-t-on pas encore dit dans ce contexte sur le livre Hold-uPS, Arnaques et trahisons, écrit par Antonin André, journaliste à Europe 1 et Karim Rissouli de Canal plus ? Eh bien au risque d’en étonner plus d’un : TOUT !

Car résumer ce livre à l’histoire de la fraude consécutive au Congrès de Reims serait jouer aux ingénues faussement innocentes, qui découvrent l’existence de l’eau potable, à la manière royale de l’ « hadulcinée », qui sur cette affaire, ne manque pas de toupet ! L’on n’apprend rien sur l’élection de Martine Aubry. Tout avait déjà été consigné dans Libération, à la radio et même à la télévision, depuis novembre 2008. Tout le monde savait qu’il y avait eu fraude. les proches de Royal, Manuel Valls en tête, n'avaient-ils pas avant même le résultat officiel hurler à la fraude ? Le livre se contente de le placer dans un livre pour lui conférer une vérité et lui enlever les odeurs sulfureuses du ragot. Malgré les dénégations effarantes et d’une mauvaise foi sans égale des ténors du PS, et parmi eux étonnamment François Hollande qui conteste le trucage des élections (sic), les faits sont incontestables et les témoignages suffisent, puisqu’aucun d’entre eux n’ayant menacé de diffamation les auteurs, il y a fort à parier qu’ils sont authentiques, assumés et… enregistrés !

Ce livre, c’est autre chose. De plus fin. De plus étonnant. De plus grave aussi.

Un passage notamment, que personne n’a encore évoqué (mais ce sont ceux qui en parlent le mieux qui n’ont jamais rien lu…) m’est apparu comme le symbole du message que délivrent les auteurs. Egrainant tous ceux et toutes celles qui ont été approchées pour construire la stratégie de la prétendue ouverture de Sarkozy, pour qui cette main tendue n’est autre qu’un uppercut dont le but est de mettre le PS KO, les auteurs nous confient des propos tenus par Malek Boutih, le fils spirituel de Julien Dray, « Monsieur SOS racisme » lors d’un entretien avec l’un d’eux fin 2008 : approché par l’Elysée, il « réfléchit » avant d’ajouter le plus sérieusement du monde : « si je n’y vais pas, c’est même pas une question idéologique. (…) Sur le papier, oui, il y a des différences, mais dans les faits… y’en a aucune… La seule vraie mesure de droite depuis un an et demi, c’est le paquet fiscal… Le reste je ne crois pas que Sarko soit un dictateur… Sur l’immigration, il montre ses muscles c’est tout ».

Les bras m’en tombent !

Et la disparition de la séparation des pouvoirs, la pression exercée sur la presse, le rôle de l’influence dans l’affaire Tapie, un Président à la fois Premier Ministre et tous les ministres à la fois, les ouvertures dominicales des commerces, la loi Hadopi, les médicaments de plus en plus déremboursés, l’asservissement de la France au commandement de l’OTAN…

Dois-je faire une liste exhaustive pour montrer qu’entre un homme soi-disant de gauche et la politique de Nicolas Sarkozy il y a des différences, que dis-je !, des gouffres abyssaux, des abîmes que seul un opportuniste et une personne seulement préoccupée par le pouvoir et la stratégie est capable de franchir ? L’on savait qu’à droite, il y avait des adeptes : Rachida Dati qui frappa au 282 avant d’essuyer un refus (elle fut tout de même sur une liste PS dans les années 90) et d’aller faire carrière à l’UMP, les faux-centristes qui ne l’étaient que parce que l’UMP leur garantissait maroquins et autres territoires cléments en temps d’élection…

Mais là, c’est un homme sur le papier, pour reprendre son expression, on ne peut plus de gauche qui assume pleinement que la politique est une mascarade dont l’unique but est de construire une carrière, pour assurer rayonnement et pérennité financière : "Sarko, il ne va faire qu'un seul mandat maximum après celui-là... Alors faut que je fasse attention" confirme Boutih... Et le livre de décliner ce système à l’envi de Aubry jusqu’à Fabius, de Royal jusqu’à Hamon qui s’est payé les services de l’agence de com’ qui imagina la publicité Nespresso pour communiquer sur son image… hallucinant.

Alors finalement, plus que tuer le PS, ce livre a une vertu : s’il y a bien un parti qui lui croit encore à ses idéaux, qui ne confond pas siège à durée déterminée à poste à vie, et surtout, surtout, qui est persuadé du plus profond de son âme qu’entre la vision de Nicolas Sarkozy et la sienne, il y a des différences IDEOLOGIQUES tellement infranchissables que seule l’arrivée d’un autre personnage, aux méthodes et à la visée radicalement différentes nous permettra de travailler avec la droite française à l’avenir, c’est bien le Mouvement Démocrate.

Il serait aisé de sombrer dans le poujadisme. Et le PS, d’après le livre a une part majeure de responsabilité. Mais n’oublions que derrières ces ténors, il y a des militants, qui eux croient en ce qu’ils font, qui travaillent et ne cherchent pas à acquérir le pouvoir, coute que coute. C’est au nom de ces militants de gauche qu’il nous faut continuer de tendre la main dès lors qu’il y a des valeurs communes. Mais en ayant conscience que le cynisme n’est pas bien loin…

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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 20:36

Voici ce que l’on m’a demandé aujourd’hui :

 null



Réponse
 : une ambiance tamisée, Barry White sur la chaîne, prendre du plaisir et attendre 9 mois…

Ah ? Une fois fait ?

S’intéresser à son enfant, le suivre dans sa scolarité et surtout, surtout, lui dire que vous l’aimez…

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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 16:21

C’est fait. Le caméléon Barroso, l’homme qui retourne sa veste plus vite que son ombre, opportuniste comme pas un, convole en deuxième noce consécutive à la tête de la Commission Européenne. En cette période de crise qui a montré que le virage à droite pris par l’Europe avait abouti à un tête à queue, quel message le Parlement Européen adresse-t-il ceux qui les ont soutenu dans les urnes, et ils sont peu ?

Seuls contre tous, les Verts et le PDE, dont fait partie le MoDem (vous savez le « fameux » parti-hydre, une tête de Marx à Paris, une autre ultra libérale à Bruxelles… Il était beau l’argument !), ont bien tenté de raisonner tout ce petit monde. Mais rien n’y fit. Et l’ancien Premier Ministre portuguais de s’offrir la cerise sur le gâteau de mariage : la majorité absolue !

Ecœurant, quand on se souvient de la campagne avec le PS, hypocrite, qui d’abord fit croire que voter Socialiste, c’était voter contre Barroso, et qui tacles après tacles, durent changer de cap en prétendant qu’en leur donner une voix, ils auraient plus de poids pour empêcher les Socialistes d’Europe de voter contre la reconduction de leur ennemi numéro. Mensonge ! Quand bien même, le PS aurait obtenu 30 % des voix, jamais il n’aurait été numériquement en capacité de faire basculer le vote. Pire, leur influence est ridicule au sein du Parlement. A ce petit jeu, Anglais, Espagnols et Allemands sont bien plus forts à ce petit jeu. Dans sa newsletter de juillet, Corinne Lepage s’étonnait d’ailleurs de voir si peu de français à des postes clefs dans les Commissions. Qui s’en étonnera ?

En somme le seul argument du PS pour les Européennes était son opposition à Barroso. Echec et mat. Au-delà de cela, rien. Encore 4 ans et demi d’attente.

Et ne comptez surtout pas sur la presse pour montrer que le PS avait largement menti durant cette campagne. Non pas qu’elle ne tire pas sur les ambulances. Mais le mort claudique encore, et l’on se gausse de voir encore l’ « haducliné » et son site aux allures sectaires payé par Pierre Bergé s’étonner qu’il y ait eu triche il y a un an (quelle découverte pour elle ! Sic !!) !

Alors à quoi sert le PS ? A Strasbourg, il ne sert à rien. Mais passé l’Alsace, il fait les bons jours d’une presse plus moribonde encore que le mort qu’elle raille.

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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 21:31

Extrait anthologique de Vanessa, la future agrégée de Lettres classiques made in Secret Story !

« C’est vrai qu’ça fait du bien de pouvoir lui rparler normalement sans qu’y ait des tensions, sans qu’y fasse la gueule et qu’y pense tout des choses n’importe comment quoi donc heu… on a mis au point enfin j’ai mis au point ce que je pensais et j’lui ai dit qu’il fallait pas qu’il croive que si je l’ai nominé c’était que j’voulais qui dégage. Au contraire. Que j’voulias vraiment justement qu’c’est lui qui rerentre dans la maison vendredi et que ben j’voulais que c’est Jonathan qui partait. »

Source : http://www.youtube.com/watch?v=0TWI0C3DADc&feature=related

Enigme : A raison de 1 point par faute lexicale et 2 points par faute de grammaire, combien obtient Vanessa sur cette courte allocution ?

Ben… zéro !

Mais bon rassurez vous ! Avec les ajustements de l’Education Nationale (vie scolaire, bienveillance des correcteurs, consignes de corrections, menaces du Rectorat et j’en passe…) Vanessa obtiendrait le brevet des collèges… haut la main !!!

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 19:06

Le Mouvement Démocrate depuis fin août devient incontournable. Certains craignaient que le scrutin européen allait faire des ravages nous promettant les méandres ténébreux de l’anonymat et du désert médiatique. Que nenni ! A-t-on déjà autant parlé de nos couleurs lors d’une rentrée politique ? Assurément pas. Faut-il pour autant s’en réjouir ? Rien n’est moins sûr.

Dimanche soir, TF1 avait annoncé un duplex de la Grande Motte, avec François Bayrou en direct, quelques heures après la clôture de l’Université d’été. Le souvenir d’un bras de fer houleux qui lança la Présidentielles de 2007, quand le Béarnais avait dénoncé les connivences du média le plus puissant d’Europe avec le pouvoir alléchait tout militant digne de ce nom. Las. Nous en fûmes pour notre argent.

Sur la forme, l’éclairage fantomatique faite sur Bayrou lui donnait un air cadavérique, qui n’avait rien de naturel à en juger par les photos du week-end, et qui contrastait avec la sur-maquillée présentatrice. Jugez par vous-mêmes...


Sur le fond, ce fut pire oserais-je dire. Car de quoi fut-il question ? De projet ? De valeurs ? De nos propositions ? Rien de tout cela, bien évidemment. Assoiffé par le sang de la polémique, nos journalistes se sont métamorphosés en vampire, sans déontologie, dont le seul but est de faire de l’audience. Trop compliqué les discours nuancés sur un projet orienté vers la jeunesse souhaité par François Bayrou lors de son discours, rompant avec la tendance à amadouer l’électorat des vétérans, les seuls à se déplacer fidèlement dans les urnes. On préfère focaliser sur la main tendue à la gauche. Encore une fois le citoyen lambda s’interroge : vous êtes passés à gauche, se sont-interrogés quelques badauds de la braderie ? Pourquoi ne proposez-vous rien ? Mais on propose ! Mais qui reprend nos propositions ?

Le problème n’est pas de savoir si le projet démocrate existe : c’est une lapalissade ! Entre le Projet d’Espoir écrit pour la Présidentielle, les divers conventions, les réunions locales, les professions de foi, les Commissions démocrates, et j’en passe, que l’on n’en doute pas ! Des nombreux militants travaillent, parlent, débattent et tranchent sur de nombreux sujets. Les analyses sont souvent brillantes, bien senties, équilibrées. Intellectuelles. Mais quel journaliste voudra les reprendre ? Et quel citoyen peut les comprendre ? Le MoDem sombre dans l’intellectualisme et devient par là-même inaudible. Il est facile alors pour les nos opposants de crier à l’opacité et aux journalistes de leur emboiter le pas pour faire vendre du papier.

Combien de fois faudra-t-il répéter que la PEDAGOGIE de notre discours sur la forme est le nerf de la guerre. Puisque les médias ne peuvent, ni ne veulent, évoquer nos idées, quand bien même sont-elles simples et compréhensibles de tous, il faut alors trouver d’autres moyens pour nous faire comprendre. Le net est un support insuffisant. L’image, les slogans sans dénaturer nos valeurs, la rencontre directe avec les citoyens, sont autant de possibilités qu’il nous faut exploiter. Sans quoi on ne parlera du MoDem que parce qu’il permet d’apporter des voix à un camp, en assurant à certains de ses cadres quelques maigres compensations. Notre indépendance et notre projet valent bien plus que ces vaines polémiques.

 

PS : palme de la mauvaise foi pour la Voix du Nord qui dimanche dans un article honteusement rubriqué « POLITIQUE », après nous avoir évoqué, présentait l’UMP de cette manière : « voilà la droite qui s'assume», sous-entendant que nous étions intrinsèquement de droite sans assumer. La réponse de la bergère Aubry au berger béarnais ?

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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 21:48
Félicitons les militants du Nord qui loin de se dorer la pillule dans le sud ont tenu bravement le stand à la Braderie de Lille !
Et d'une :



Et de deux :

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 14:22

Alors que la presse écrite, assez malmenée financièrement, redouble de qualité dans la maîtrise de la langue (même un journal spécialisé comme L’équipe utilise une docte langue, loin d’être ridicule), la radio et la télévision sombrent dans une prostitution de la langue, tant pour appâter le chaland, que par l’incompétence et des journalistes ou autres présentateurs à la maîtriser dans le discours oral.


Les fautes sont multiples, qu’elles soient grammaticales avec le non accord du participe passé avec l’auxiliaire « avoir » quand le COD est placé avant le verbe (*« la décision que j’ai pris »), lexicale avec une tendance exacerbée au pléonasme (* « au jour d’aujourd’hui », * « voire même »), une syntaxe inique (* « malgré tout »), les anglicismes (* « basé sur » pour « fondé sur ») et bien évidemment le néologisme («les  nominés sont »).


Ce qu’il y a de dramatique, cette que c’est déperdition de la langue, non contente de ne choquer plus grand monde, copie autant ce langage du quotidien qui se délite qu’il ne le conforte dans ses travers. Prenons un exemple qui a provoqué tant et tant de polémiques : le fameux « nominés ».

Alors que Secret Story bat des records de violence, de vulgarité, mais aussi d’audience, personne ne peut échapper aux « nominations », ce qui en soi n’a rien de choquant. Mais dès lors que l’on est « nominé », la langue faillit ! Et quelle faillite !


La polémique ne date pas d’hier : elle entra de plain-pied dans nos débats dans les années 80 avec la multiplication des cérémonies honorifiques : Cesar, Victoires de la Musiques, Moliere, 7 d’or… Au début de chaque année les « nominés » faisaient saigner en règle toute oreille un tant soit peu attentive à la langue.

Rappelons le champ sémantique de l’étymon : « nommer », « nommé »,  « nomination ».

Autrement dit, les candidats sont « nommés » et non « nominés », puisque ce déverbal provient par définition du verbe et non du nom !


Mais le tic est devenu un toc puis un mot, et arriva ce qui arriva : le terme fit son entrée dans le dictionnaire.

Pourquoi ? Pour coller à l’usage nous dit-on ! Mais quel est le rôle d’un dictionnaire : refléter la langue du quotidien ? Ou bien au contraire prescrire la bonne langue et par là-même proscrire les écarts  et autres abus de langage ?

J’entends déjà les railleurs, qui vont dégainer plus vite que Frédéric Lefebvre, en balançant des « réac »… en réaction ! L’on me reprochera de ne pas accepter que la langue évolue, se simplifie quand le français regorge d’exception inique. Et De Closets à la rescousse avec son pamphlet ridicule contre l’orthographe !


Mais d’une part, notre langue est un patrimoine culturel, une richesse que l’on nous envie à travers le monde et qui reste une exception, et même le symbole d’une certaine noblesse qui permet l’expression des idées les plus subtiles, quand l’anglais, pourtant très riche aussi, s’appauvrit jour après jour, à force de tendre à l’universalité, en ne conservant qu’une centaine de mots d’usage…


D’autre part, pour reprendre le mot « nominé », en quoi est-ce là une simplification du langage ? N’y a-t-il pas moins de lettres dans le participe « nommé » ?


Et pourquoi inventer des mots qui existent déjà ? L’argument des « modernistes » n’est-il pas qu’il y a déjà trop de mots difficiles dans la langue française ? Les élèves sont les premiers à hurler quand on leur donne des synonymes pour enrichir leur langue, prétextant que s’ils sont synonymes, autant ne connaitre qu’un des termes proposés. Et ils sont les mêmes à inventer leurs propres mots non pour pallier les éventuelles carences de notre langue mais pour créer de nouveaux doublons aussi stériles qu’inutiles ! Où est la modernité dans tout cela ?

Notre langue est bien vivante et peut parfaitement évoluer : quand un concept se crée, il faut bien savoir le nommer. Mais recréer des mots déjà existants n’a rien d’une quelconque modernité de la langue. Bien au contraire. C’est l’apologie de la paresse d’apprendre. C’est la dénaturation de notre patrimoine et un appauvrissement drastique et dramatique d’une langue qui a plus de 1200 ans d’histoire. Reliquat d’un latin populaire, auquel il faut rajouter quelques emprunts, elle se doit d’être préservée tel un héritage de famille. Et rappelons-le au risque de radoter : un citoyen qui ne maîtrise pas sa langue, ne maîtrise pas la pensée.



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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 22:16

Contre qui faut-il pester face à cette énième affaire du voile, qui de nouveau a décidé de faire des vagues dans nos piscines : les courants salafistes qui sévissent de plus en plus dans nos cités ? Les journalistes qui semblent présenter la contrevenante comme une victime ? Ou encore ceux qui osent répondre au stupide sondage à propos de l’affaire, en condamnant la décision de la piscine ? Bref, chacun le comprendra, il y a quelque soit le point de vue de quoi hurler !


L’affaire se résume très facilement : une femme téléphone dans plusieurs piscine pour tenter de venir avec ses enfants à la piscine revêtue d’un Burkini (non, non vous ne rêvez pas, cela s’appelle comme cela…), tenue composée d’un voile et d’une longue tunique afin de ne dévoiler aucune partie de son corps. Essuyant refus sur refus, elle décide d’aller à la piscine de sa municipalité, dans laquelle elle a l’habitude d’aller (sans Burkini, bien évidemment), et se voit refuser l’entrée.


Première question : si elle se sentait dans son bon droit, pourquoi cette femme a-t-elle appelé plusieurs piscines au lieu d’aller directement à la sienne ?


Deuxième question : sachant que l’on refuse le port du caleçon à la piscine pourquoi autoriserait-on une tenue qui recouvre tout le corps pour une femme ?


Troisième question : connaissant parfaitement le règlement des piscines (pourquoi en aurait-elle appelé d’autres sinon ?), n’aurait-elle pas essayé de provoquer, afin d’attirer les medias vers elle ? Histoire de faire avancer sa cause…


L’histoire des piscines n’est pourtant pas nouvelle. Durant sa première mandature à la mairie, Martine Aubry avait concédé un créneau horaire pour femmes voilées dans la piscine olympique de Lille. Tollé général, d’autant que l’argument avancé était d’intégrer les femmes voilées (sic !). Et comment le seraient-elles à l’abri du regard de la société ? L’affaire fit tant de bruit, que celle qui deviendra Premier Secrétaire du PS, revint en arrière.


Ce qu’il y a d’inquiétant, c’est que  chaque tentative ressemble à une provocation. Un coup de canif dans notre République laïque. Les extrémistes se frottent les mains et se régalent : en plaçant le thème sous la bannière des Libertés Individuelles, mascarade,  ils faussent le débat et contournent un de nos principes fondamentaux : la laïcité. Plus les affaires s’amoncellent, plus l’opinion devient sensible aux demandes des fondamentalistes qui se cachent derrière les femmes éplorées. Ne nous y trompons pas : une femme qui est voilée sur le territoire français a toutes les chances de ne pas être libre dans sa tête. Et quand bien même nous démontrerait-elle le contraire, La République française n’a pas à prendre le risque d’un mensonge qui la protégerait d’une quelconque autorité, maritale, familiale ou religieuse. La France n’est pas un Etat multi confessionnel. C’est un Etat laïque. Nuance.


Quand nos journalistes françaises arrivent à Dubaï, elles ont l’obligation de se voiler. Elles obtempèrent. Aussi, quand les femmes musulmanes décident de vivre en France, elles doivent quitter le voile sans autre polémique possible. Si Madame voulait nager en Burkini, rien ne l’empêchait d’aller à Dubaï, ville où elle a d’ailleurs acheté son Burkini. Il y avait de quoi lui donner des indices, non ?

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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 08:46

Les militants PS sont extraordinaires. N’allez pas voir dans ce qualificatif l’once d’un compliment. Bien au contraire. Voyez-le comme le synonyme de « sidérants », « mauvaise foi », « idéologues de comptoir » et j’en passe…


Invitée de longue date par Vincent Peillon à Marseille à une semaine de l’Université du PS, pour évoquer les alliances possibles contre la politique Sarkozyenne, Marielle de Sarnez a fait un tabac auprès des militants de Gauche. Au point d’entendre certains la trouver plus à gauche que les éléphants, Menucci chargeant la barque en affirmant non sans cynisme : « Finalement, il faudrait mettre Marielle de Sarnez à la place de Martine Aubry ! ». Difficile de dire si l’ironie est plus corrosive pour la maire de Lille ou l’Eurodéputée… « Hallucinant » s’exclame un militant selon Libération. Hallucinations ! Au point de voire des éléphants roses ?


Il est vrai que Marielle de Sarnez a été « surprenante » (sic) :


Sur le pouvoir en place
 : « Et nous portons, je le crois, pour l’essentiel, le même jugement sur le pouvoir en place. Nous n’aimons ni sa façon de faire, ni sa façon d’être. »

« Nous n’acceptions pas que ce pouvoir ait renoncé, idéologiquement à faire vivre notre principe d’égalité (…). Je pense à la transmission d’héritage. Je pense au bouclier fiscal. Surtout dans un moment où les efforts à consentir vont peser exclusivement sur les classes moyennes. »


Sur la vision de la Démocratie
 : « la Démocratie c’est le pouvoir pour le peuple, et non pour les amis du pouvoir. Et la Démocratie c’est le pouvoir avec les limites et non sans limites. »


Sur la Crise
 : « Nous avons besoin d’un nouveau modèle de développement. Plus sobre, plus juste, plus durable. Avec de nouvelles formes de production et de consommation, qui privilégie le long terme sur le court terme dans tous les domaines. Et d’ailleurs d’impôt devrait être là pour ça. »

« Nous ne pouvons pas laisser les hauts revenus augmenter régulièrement, giflant symboliquement le reste des Français, accroissant chaque jour davantage les inégalités. »


Jamais un membre du MoDem ne s’était exprimé de la sorte (sic). Jamais François Bayrou n’a dénoncé l’egocratie de Nicolas Sarkozy (re-sic). Jamais la ligne programmatique du MoDem n’avait autant été à gauche… (re-re-sic)Il y en aura certains pour affirmer que ce discours était adapté à l’invitation (plus de sic disponible pour exprimer une telle aberration !)


NON MAIS DE QUI SE MOQUE-T-ON ???????


Ce qu’a exprimé fort habilement Marielle de Sarnez n’est autre que le discours et le programme du Mouvement Démocrate depuis deux ans, si ce n’est plus ! Pas un mot n’est nouveau pour un militant orange. PAS UN ! Il n’y a rien de surprenant, ni même d’hallucinant. Ce discours est en exacte conformité avec nos valeurs, sans cesse répétées. Mais qui veut les entendre ?


Car ce que les militants PS viennent de démontrer c’est qu’ils restent sclérosés dans leur idéologie et n’écoutent ni ne lisent ce que pensent les autres. Il y aura toujours pire avec les Verts. Mais prenons les problèmes les uns après les autres.


Au lieu d’écouter Bayrou, de lire les programmes, les militants et les élus se sont réfugiés dans la facilité du cliché, du « MoDem de droite », apposant des étiquettes, ou exhumant les CV de nos élus. S’ils avaient un tant soit peu écouté notre discours, sans doute auraient-ils depuis longtemps compris que la plus crédible opposition contre Nicolas Sarkozy n’était pas au 282 mais bien au 133 bis rue de l’Université.


Englué dans une culture d’ego, ce que confirmera les Université d’Eté dans cinq jours, qui tourneront autour de primaires stériles quand la France a besoin d’idées et de réformes pour contrer la destruction progressive mais systématique de nos valeurs républicaine, le PS n’a décidément rien compris.


D’ailleurs sur les marchés les sympathisants n’hésitaient pas à dire  l’approche des Européennes : « on est dégouté par le PS mais on votera quand même pour lui, à gauche ». Pavlov a la côte mais le PS est à la baisse. A l’agonie même. On ne vote pour lui  que par reflexe en refusant d’entendre les autres. Mais quand on prend la peine de les écouter on est séduit.


Les militants PS à Marseille ont donc découvert qu’en lisant des programmes, on fait de la politique. Il faut dire qu’il y a bien longtemps qu’au PS, on fait de la politique sans programme…

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Présentation

  • : Les Nouveaux Démocrates
  • : Enseignant et essayiste. Auteur de La Croix et la bannière sur la rhétorique des intégristes à propos du mariage pour tous (Golias, novembre 2012) et de Mariage pour tous vs Manif pour Tous (Golias, mai 2015) Auteur également d'articles sur Prochoix, la revue tenue par Fiammetta Venner et Caroline Fourest (n°57,58,59, 63 & 66) Ancien membre du Conseil national du MoDem et candidat aux Régionales 2010 et législatives 2012. Démission du MoDem en octobre 2012. Blog d’un militant du Mouvement Démocrate (MoDem).
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