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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 17:28

La collection 2009-2010 des marottes de Ségolène Royal bat son plein. Après les néologismes il y a deux saisons, les excuses l’année dernière, à présent place à une variation sur le thème du pique-assiette. Le coucou du Poitou pérorent et persifflent déjà les internautes.

Dijon n’avait donc pas suffi. Ségolène a remis le couvert et s’est à nouveau invitée là où elle n’était pas souhaitée : au Congrès d’Arras du Mouvement Démocrate. Le problème avec les pique-assiettes, c’est qu’ils n’ont pas conscience d’être affreusement grossiers. De la même manière, l’hôte, qui, lui, a le devoir de faire bonne figure et de redoubler de bienséances malgré son légitime énervement, fait semblant de ne pas voir que l’intrus se ressert dans les plats pour en remplir ses poches.

Agaçante Ségolène qui vient prostituer une atmosphère propre au travail, un congrès consacré aux idées, au projet. Pourquoi venir parler bassement et de manière aussi obscène de listes ouvertes et de proposer 5 places éligibles si ce n’est pour troubler notre action et surtout pour profiter de nos projecteurs du week-end, elle qui n’est plus souvent éclairée ? Bergère puissante, fière de ses moutons bien rangés à Reims, elle se fourvoie depuis, sortie après sortie, et pleure ses brebis égarées.

Las. Et même lasse Ségolène. L’appel pour grossir son élevage réduit à peau de chagrin fut vain. La réponse du Berger béarnais à la Bergère du Poitou fut sans équivoque : le premier tour est celui du pluralisme. Se rallier, c’est faire le contraire de ce que l’on croit être juste ; Ce qui n’exclut pas qu’il faille s’unir pour gagner. Mais le premier tour est la mise au vote d’un projet, le second celle des valeurs communes pour gagner. La nuance est extrême. Et en bon hôte bien poli, Bayrou de ne pas citer nommément la pique-assiette des projecteurs médiatiques dans son discours de clôture.

Ségolène tente de faire bonne figure et laisse sa porte ouverte. Attention elle pourrait bien tenter quelques brebis de prendre la poudre d’escampette comme bon nombre de leurs congénères depuis quelques mois. C’est l’inconvénient de la porte ouverte : on y rentre et on y sort comme dans un moulin. Déjà qu’elle avait perdu le soutien indéfectible de son autre Bergé, philanthrope à ses erreurs, polémiste tonitruant quand il se sent touché… Décidément, Ségolène, la saison tarde à se terminer. Elle pourra revêtir ses oripeaux de comique comme se plaisait à le rappeler François Bayrou sur Europe 1 : « Ségolène est un acteur souvent démonstratif du jeu politique français. Ce qu’elle fait c’est souvent rigolo ». Et un DVD pour la rentrée en guise de programme pour Désirs d’avenir, ce serait novateur, non ?

(Cliquez sur la caricature pour le lien de l'excellent Le Placide)

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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 23:12

Quelques clichés rapidement postés pour ceux qui restent à la maison !

Des débats :

 

Et du monde, du beau monde :o)

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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 20:57

Depuis quelques jours, de nombreux observateurs ont confirmé la tendance au radotage de Nicolas Sarkozy. Cette méthode est une des clefs de voûte de la rhétorique de notre Président : sa présentation des faits par des chiffres ou autres anecdotes prises pour jouer sur l’émotion, l’appel au peuple avec les questions oratoires (« Vous trouvez normal que… ? ») qui piège l’auditoire et la conclusion par l’exposition des arguments qui deviennent incontestables. Suffit de changer le champ lexical en fonction du sujet, et l’affaire est entendue. Sarkozy ou ses nègres ne sont pas de théoriciens en puissance : il plagie servilement la méthode jadis exposée par Aristote il y après de 2400 ans (ce qu’il appelle doctement : l’exorde, la narration, la digression et la péroraison).

Mais je crois qu’il y a quelque chose de plus magique que cette rhétorique que tout bon politicien est capable de maîtriser. Le tour de force qu’il effectue est unique dans l’histoire de la politique française : il se présente aux Français en dénonçant des faits qu’il a en charge tout en donnant l’illusion de ne pas avoir de bilan. Quand Sarkozy la semaine dernière « découvre » que des kalachnikovs circulent en cité (même découverte qu’en 2008, 2007, 2005, 2003, 2002… Alzheimer ?), personne ou presque n’ose se dire : mais vous

Mais non le citoyen moyen, jadis guidé par le quatrième pouvoir (mais où sont passés les journalistes ?) se laisse enfumé et en tire la mauvaise conclusion : il est constant dans ses déclarations. Et dans son incompétence ?

Jusqu’à quand l’illusion de l’homme sans bilan triomphera-t-elle ?

NDLR : cliquez sur la caricature pour avoir le lien du brillant caricaturiste, Placide :o)

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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 20:29

Instituée en 2006, elle constitue le plus grand cache-misère qui n’ait jamais été conçu par l’Education Nationale. Prétextant vouloir lutter contre l’absentéisme et les manques de civisme des élèves , elle fut discutée, choisie puis décidée en Hauts lieux... avant que ne s'engage la concertation avec les professeurs. Pour le néophyte qui ne connait pas l’Education Nationale, il convient de rappeler ce que l’on entend par le terme « concertation » en l’illustrant de celle à laquelle j’ai été convié à cette occasion.

Un homme revêtu d’un grand manteau en feutre noir est assis aux côtés du principal et de son adjointe qui l’entourent. L’ensemble des professeurs sont conviés (l’on a pris la peine d’annuler l’heure de cours de chaque professeur…). Sur la table se trouve la circulaire qui sera au centre des débats. Le grand monsieur respectable se présente : « Inspecteur Académique Général de la Vie Scolaire ». Plus l’intitulé est long, plus la respectabilité se fait pesante. Après une brève présentation, les enjeux, les professeurs sont amenés à travailler sur cette note. Et chacun y va de bon cœur pour dénoncer ce qui était criant à nos yeux :

Comment une simple note peut-elle être l’égale d’une moyenne prenant en compte les évaluations d’un trimestre entier ?

Comment ne pas y voir une note de comportement… de la part de ceux-là mêmes qui l’ont interdite dans les grands principes de la « nouvelle pédagogie » ?

Comment accepter que cette note de comportement valle autant qu’une matière disciplinaire tel que le français ou les mathématiques ?

Pourquoi faudrait-il « valoriser » l’assiduité quand on sait que c’est obligation légale (« L’école est gratuite et obligatoire ») ?

A l’heure où l’on remet en question les modes d’évaluation et le prétendue subjectivité du système français, n’est-il pas quelque peu suranné  de proposer une note sur 20 ?

Autant de questions, et bien d’autres encore qui agacent notre Monsieur au manteau si noir. Il gigote, bouge les mains, marmonne. Puis il montre les dents, fulmine, hurle à la « contre-productivité ». Les professeurs sont remis à la seule tâche que l’on attend d’eux : comment mettre en œuvre la circulaire qui, elle, a été décidée et qui sera appliquée coûte que coûte. Une collègue tente alors une ultime offensive. Le Monsieur s’emporte alors littéralement et tel un coup de semonce lance de l’air le plus grave qui soit : « Si vous ne voulez pas respecter la loi de la République, c’est un autre problème ! ». Les grands mots. Les grands chevaux. Pour nos grands maux.

C’est sans aucune caricature la manière dont ont été concertés les équipes pédagogiques.

Depuis un élève qui a été exclu une journée, même pour violence, peut parfaitement revendiquer un 15/20 en note de Vie scolaire, au nom d’un barème « valorisant ». Il n’est plus besoin de se lamenter d’avoir raté sa dernière évaluation de français quand on sait qu’elle sera largement compensée par ailleurs. L’élève qui plafonnait à 9 voit d’un coup de baguette magique sa moyenne atteindre 10, par le processus le plus artificiel qui soit, mais qui aura l’avantage de le réjouir assurément, de lui faire croire qu’il avait fait ce qu’il y avait à faire, et surtout de rassurer les parents.

Cette note de vie scolaire n’est donc pas seulement contestable sur le fond. C’est une entreprise de prostitution, obscène qui glorifie les défenseurs du « tout psychologique » et qui détruit l’autorité dans les établissements. Car il faut être honnête et lucide : si l’objectif était de diminuer l’incivilité et l’absentéisme, l’échec est total ! L’on en arrive même à imaginer de payer les élèves pour les faire venir en cours : c’est dire si tout ceci n’aura servi à rien. On obtient finalement le contraire de l’effet voulu. Au nom d’une idéologie. Mais le cynisme de cette affaire, c’est que le but véritable de cette opération était d’endiguer l’affaiblissement des moyennes, et ce malgré la pression mise sur les professeurs pour qu’ils préservent « un niveau ». Non pas un « niveau de connaissances », mais un « niveau de moyenne ». Un fruit déguisé par un nappage de lutte contre l’incivilité. Hypocrite cuisine de brasserie douteuse.

Une des premières mesures à prendre est d’enterrer purement et simplement cette rétribution obscène et contre-productive et qui va à l’encontre des valeurs de l’Ecole. Elle ne règlera à elle seule le problème de l’autorité mais cela apportera une première pierre dans la révolution à venir.

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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 19:12

« Incroyable » : c’est le mot du jour. Tous les journaux ont fait leur beurre ce midi autour de l’affaire de l’enseignante du Lycée Lurçat dans Paris XIIIème. Pour ceux qui ne peuvent attendre qu’on leur resserve le couvert au JT du soir à l’heure du dessert, petit rappel.

Une enseignante d’Anglais (mais qui s’appelle Lespagnol… oui c’est compliqué, je sais) a eu une idée REVOLUTIONNAIRE et ABSOLUMENT DINGUE : interdire à des élèves d’utiliser le téléphone portable en cours. Devant une telle tyrannie, un despotisme aussi flagrant, que dis-je un autoritarisme bassement primaire, les élèves ont décidé de se mettre en révolte et de clamer leur droit à ne pas être réprimandés avec autant de sévérité. Ils ont commencé par écrire une lettre au proviseur dénonçant les méthodes intolérables, en termes de discipline, aux exigences  surréalistes (Ne pas utiliser son portable en cours ? Et puis quoi, ne plus pouvoir se maquiller non plus ? Déjà qu’on ne peut plus préparer son joint dans les couloirs !) et demandant purement et simplement le… changement de professeur ! Remontés comme jamais, ils ont pastiché une lettre ressemblant à un conseil de discipline, adressé au professeur incriminé en exigeant une modification de son comportement, avec menace à l’appui par courrier. Depuis une semaine les enseignants sont à présent en grève. Et des élèves se sont plaints devant les caméras parce que les pauvres n’ont plus cours d’anglais.

En quoi cette ubuesque situation pour l’Education Nationale, pour ce qu’elle est censée représenter, pour ce qu’elle avait de fondamental, pour ce que chaque contribuable attend d’elle puisqu’elle correspond au quart de ses impôts,  est-elle si incroyable ? Tout a été fait depuis quarante ans pour que l’on en arrive là ! Et le pire, c’est que les élèves, plus ou moins rigolards, estiment être certainement dans leur bon droit ! Dolto dans sa tombe, et Merieu en chef de fil des Verts dans le Sud-Est pour les Régionales peuvent avoir honte. HONTE ! Voilà le résultat de leur escroquerie. L’enfant et l’élève à l’égal des adultes. La rupture du lien d’autorité moral puis du savoir pour une transversalité de pacotille. L’abandon des vrais valeurs que sont le travail, la courtoisie et la remise en question permanente de l’autorité quand on ne possède pas les mots pour le dire mais seulement les maux de l’émotion la plus bassement primaire.

Il est beau le résultat. Chaque jour, dans nos classes, nous subissons des agressions constantes. Le prof est devenu le « pote » à l’image de ce message de facebook émanant d’un élève que j’ai eu il y a deux ans avant que je ne change d’établissement et que j’ai reçu il y a quelques jours : «sava mon copain de encien profff je suis ****** ******** tu te souvien de moi le terrible » : est-ce parfaitement normal ? (rappelons que l’énergumène est aujourd’hui en quatrième… )

Ce que certains considéreront à tort comme une maladresse est en fait un mal beaucoup plus profond, et chaque indulgence à l’égard de ces insolences, de ces incivilités, que certains acteurs de la Vie scolaire (encore une autre escroquerie du camp des pédagogoles) continuent à couvrir au nom de la psychologie de l’enfant est un entaille de plus, un coup de couteau macabre et obscène porté sur le corps déjà moribond de l’Education Nationale.

Vous croyiez que le film avec Adjani  La Journée de la jupe était caricatural ? Vous avez tort. Il faudra malheureusement un jour ou l’autre qu’un drame n’arrive pour qu’enfin on prenne son courage à deux mains et que l’on ne se sclérose pas dans une position pusillanime comme c’est le cas depuis 40 ans !

 

Monsieur Châtel, J’exige que vous sortiez du bois et que vous assumiez devant les caméras et que vous répondiez de ces actes avec courage et détermination. Il ne suffira pas de dire que l’on est compatissant envers les professeurs, la larme à l’œil.  Il faudra être courageux, et prendre des décisions. IMMEDIATEMENT. La sanction collective n’est plus possible ? RETABLISSEZ-LA ! Nous n’avons pas le droit de confisquer le portable ? AUTORISEZ NOUS A LE FAIRE ! Il y en a assez de ces interdits qui stérilement sur-protègent des élèves que l’on considèrent à tort comme des citoyens-adultes alors qu’ils sont encore en apprentissage, sur le mode éducatif. POINT BARRE ! Un élève n’a pas les mêmes droits qu’un majeur ! Sinon la limite de la majorité n’aurait pas de sens ! La preuve, un mineur n’a pas le droit de conduire, d’acheter de l’alcool… Pourquoi ce qui est convenu dans la vraie vie ne le serait pas à l’école ? C’est STUPIDE et DANGEREUX.

Monsieur le Recteur de Paris, j’exige que vous portiez plainte au nom de tous les professeurs de France envers chacun de ces élèves qui a signé… y compris la première lettre. Osez enfin montrer les dents. Faites ce qu’il y avait à faire. L’affaire est arrivée à son taux de médiatisation le plus fort ? Tant pis pour eux ! Qu’ils assument ! Et que la peine soit exemplaire ! Ils se sont sentis suffisamment adultes pour manier l’humour et l’ironie se croyant subtil. Dont acte. A présent, l’affaire DOIT SE REGLER DEVANT LES TRIBUNAUX. Un prof qui fout une claque à un élève a 500 euros d’amende et passe pour l’horrible prof qui traumatise des existences entières. Mais sait-on combien de bourreaux se cachent parmi ces élèves surprotégés et qui sont responsables de démissions, de dépressions et de suicide. Agissons et vite.  

Et dire qu’il y en a une qui veut interdire la fessée ! Y’a vraiment des claques qui se perdent !

Cordialement,

M. Yves Delahaie.

Groupe facebook : http://www.facebook.com/group.php?v=app_2344061033&ref=mf&gid=201544169975#/group.php?v=wall&ref=mf&gid=201544169975

Pétition : http://tinyurl.com/yclw4wm

 

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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 20:24

Que ce soit bien clair : je ne vais pas cautionner le dérapage verbal de Pierre Bergé sur la forme et sur la communication concernant le Téléthon. Accusant sans donner de preuves, sortant des buissons ardents à 15 jours de l’événement, vociférant avec tant de véhémence (« les dons ne servent à rien »), l’(ancien ?) protecteur de Ségolène Royal ferait mieux de s’inquiéter de ce que la Présidente du Poitou-Charentes a fait de ses deniers plutôt que de lancer pareille offensive.
Pour autant, faut-il comme le font les médias, sauter sur le bourreau et s’acharner sur lui, en dégotant Thierry Lermitte par-ci, une mère larmoyante par-là, pour condamner le dérapage ? Ne faut-il pas prendre du recul pour condamner Pierre Bergé sur la forme, et comprendre en filigrane le véritable argument, le seul qui puisse être audible : Pourquoi la majorité des dons en France sont en faveur de la myopathie alors que le SIDA, le Cancer, et que sais-je encore font mourir bien plus de personnes en nombre ? La question n’est pas de savoir si le Téléthon doit exister ou non. La question est de savoir pourquoi on obtient 10 fois moins de dons au Sidaction qu’au Téléthon ?

Mais à l’heure où seule la polémique compte, gageons qu’on ne voudra bien voir que ce que l’on veut…

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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 23:35

Alors qu’une députée UMP propose une loi pour interdire la fessée (j’y reviendrai longuement ce week-end sur le fond, et sur l’énormité de cette proposition), l’on est en droit de se demander si cela est pertinent sous la forme d’une boutade car depuis la « performance » des Bleus d’hier, il y a des claques qui se perdent.

Rares sont mes interventions sur le sport. Non que je le méprise (je pratique le tennis en compétition, et je suis mordu des retransmissions sportives), mais parce que j’estime qu’il n’est pas un fait de société majeur en terme d’information. En d’autres termes, quand Federer gagne Roland Garros, je suis en larmes, ému comme jamais ; mais je considère que faire de sa performance légendaire la une d’un JT relève de la bêtise la plus stricte (il n’en fut rien, puisque ce 7 juin… les élections européennes occupaient le terrain… et pour le coup, l’on peut même regretter que sa performance n’ait finalement pas eu la place qu’elle méritait…). Bref.

Si j’en viens aujourd’hui à parler du match de l’équipe de France, c’est parce que les commentaires de Thierry Henry, de Domenech hier soir, mais aussi ceux de Escalettes président de la FFF aujourd’hui de même que l’article dans le monde de Vikash Dhorasoo sont scandaleux, et indignes de la France.

En gros, la France a gagné et peut être fière d’elle. Et les chaînes d’information de montrer les images de l’hôtel de luxe dans lequel les tricheurs, pardon,  les Bleus, dormiront tranquillement lors de la prochaine Coupe du Monde. J’ose espérer que les matelas et l’oreiller seront à la hauteur pour compenser les remords qui risquent de rendre les nuitées difficiles…

Discours officiel : « Qu’on arrête d’en faire un plat », dixit Escalettes, ce qu’ont exprimé en substance les trois précédemment cités. Mais la question serait plutôt : mais imaginez quel plat on aurait fait si la France avait été victime d’une telle injustice ? Imaginez le « calme » qui aurait régné à Saint-Denis au coup de sifflet final ? Imaginez quels commentaires acerbes sur l’arbitre, sur la modernisation à apporter au jeu, sur la part du hasard, auraient été diffusés à tout va en prenant l’opinion publique à témoin !

Mais de qui se moque-t-on ?

Thierry Henry, dressé en icône, en sportif irréprochable, en homme respectable avoue avoir touché de la main le ballon… et s’en lave les mains en disant qu’ "il n’est pas l’arbitre" : quel beau geste de fair-play ! En gros quand l’équipe de France est au bord du gouffre, la fin justifie les moyens. C’est inacceptable. La face cachée de nos « intouchables » en prend un coup… Tiens ça ne rappelle pas un coup… de boule ? N’était-ce pas dans le même sport… Etonnant, non ?

A la vérité, un homme digne de sa nation, et qui pratique le sport en étant honnête, tel le tennisman amateur qui voit une balle lécher la ligne, et qui peste, mais qui s’interdit de dire qu’elle est dehors car gagner en trichant serait insupportable, se doit d’être honnête. Et quel beau geste eût été d’aller voir l’arbitre et de reconnaître la chose, plutôt que de passer pour le petit voleur du coin qui se contente de ne pas avoir été pris pour son larcin. Monsieur Henry, vous êtes un gagne-petit, et vos protecteurs ont davantage peur de leur peau qu’ils ne sont compétents. Car il ne fallait pas être un spécialiste pour voir hier que l’Irlande a maîtrisé de mains… de maîtres, elles, la possession du terrain et la tactique… comme le fit la France au match aller. Un tir au but eût été sportivement la solution la plus équitable car en Coupe du Monde, on doit savoir maîtriser ses nerfs.

Au lieu de cela, la France a sa qualification entachée d’une triche incontestable… et incontestée par le joueur qui en est responsable… le président de la FFF estime que quiconque a déjà joué au foot sait que l’erreur et la triche font partie du jeu. Quand on y ajoute le racisme dans certains stades, la violence de certains supporteurs, et la « pognotisation » d’un sport qui fait gagner parfois à un professionnel français en un mois jusqu’à 20 ans de SMIC, l’on se dit que ce président fait une bien belle publicité de son sport… Quand je vous disais qu’il y a des claques qui se perdent….

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15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 10:39

Les échauffourées suite à l’opération marketing annulée ce samedi à Paris sont proprement scandaleuses, révoltantes et les coupables devront en répondre. C’est une évidence.
Pourtant, qui sont les coupables ? Et qui seront les condamnables potentiellement ?
Car il y a de fortes chances que certains soient oubliés… une fois de plus.

Tout d’abord, commençons par l’incontestable responsable numéro, contre qui le Ministère de l’Intérieur va légitimement porter plainte : la société qui avait décidé de se faire un coup de pub avec peu d’argent… tout en en distribuant beaucoup pour des personnes meurtris par la crise. Le Préfet annula l’affaire. La richesse vira à la monnaie de singe au plus grand désarroi des milliers de badauds venus tenter leur chance. Je tairai son nom car le but de cette opération cynique et obscène était d’être sur la scène médiatique en profitant des fruits de la misère sociale. Abjecte méthode assez courante au Royaume-Unis. Cette société ne doit pas voir le jour. La sentence devra être telle qu’elle n’incitera quiconque à reproduire ce procédé qui d’un point de vue éthique et moral est abject.

Mais le Préfet n’est pas exempt de tout reproche. Mis au courant depuis quelques jours de la démarche, pourquoi a-t-il attendu 14h30 pour s’opposer à la tenue de la distribution ? C’est irresponsable. La décision aurait dû être prise bien avant. Ce n’est pas le jour-même quand on voit certains énergumènes arriver qu’il faut interdire et laisser la foule, gonflée à bloc et frustrée, s’adonner à des violences inacceptables. La décision n’ayant pas été prise assez tôt, mieux valait l’abjecte distribution se passer. Il était trop tard. De toutes façons, à l’évidence, il n’y avait rien pire que la frustration d’une foule à qui on a promis de l’argent.

Les contrevenants sont eux aussi parfaitement responsables. Comment justifier de tels actes de barbarie ? RIEN NE JUSTIFIE DE PAREILLES VIOLENCES. C’est insupportable. La frustration, nous la comprenons, mais sa manifestation par des actes criminels nous la CONDAMNONS fermement. Ces personnes aussi frustrées soient-elles auraient pu s’en prendre à leur avidité ou surtout à leur naïveté. En aucun cas à la société toute entière en démontrant pareille violence en centre-ville. Les sentences devront être exemplaires. Et il ne servira à rien de pleurer. Le spectacle offert aujourd’hui est indigne de notre République.

Mais il est un des coupables qui ne passera jamais devant la Cour. Un responsable, ou plutôt des responsables sans qui l’opération de cette société serait passée inaperçue. Qui auraient donc coupé l’herbe sous le pied à cette opération publicitaire obscène qui se serait dégonflée d’elle-même faute de médiatisation. Des coupables, qui devraient s’autocensurer quand on voit des opérations dont le seul but est la médiatisation. Qui d’autres ces coupables peuvent-ils être si ce n’est les médias eux-mêmes ? Toujours prêts à appâter le chaland, ils prennent une lourde responsabilité dans cette affaire. En toute impunité.

L’on se demandera, entre le premier et le dernier,  qui est le plus cynique au fond…


Maître Renard qui se croyait cynique

S’incline. Mais depuis il apprend la musique.

                                                    Anouilh, Fables.

 

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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 12:42

L’affaire Ndiaye a de quoi inquiéter tout le monde. Pas tant sur la position de Raoult, homme à la réputation sulfureuse et justifiée, peu fréquentable en ville, s’étant déjà distingué en proposant le rétablissement de  la peine de mort ou encore en affichant  son refus dogmatique d’envisager l’homoparentalité en radotant l’éternel « il faut un papa et une maman » (idéologie chrétienne ? Homophobie ? Bêtise ? Comprenne qui pourra…). Le député traîne presque autant de casseroles au derrière que George Frèche ou Christian Vanneste… Les Tefal boys ont donc le vent en poupe… médiatiquement.

Le problème vient surtout des réactions ou de l’absence de réactions que suscita cette vaine politique.

 

Les propos tout d’abord. En quoi les propos de Ndiaye sont-ils indéfendables ?  Revenons à la signification des mots plutôt de s’exciter vainement sans appréhender le sens. Ce qui relève du monstre, c’est "ce qui est anormal, qui est marqué par l'excès"... En quoi cette appréciation est-elle discourtoise, maladroite ou même vulgaire comme certains hallucinés ont tenté de démontrer ?

 


La position de Raoult
. Ridicule et PATHETIQUE. Et ce pour plusieurs raisons :


Historiquement, elle s’oppose à la tradition républicaine qui lie la France et les artistes.


Juridiquement, elle est fausse puisque le « droit de réserve » s’applique seulement aux hauts fonctionnaires.


D’un point de vue temporel, elle est décalée et même à l’ouest, puisque les propos de l’écrivain ayant été exprimés il y a plusieurs semaines, comment aurait-elle pu anticiper le Prix Goncourt ?


Enfin, et surtout, d’un point de vue politique, elle est dégradante et nauséabonde : comment ne pas y voir une visée électoraliste dans la perspective de siphonner comme en 2007 l’électorat extrême… Ecoeurant.

Il n’y a des lors rien de surprenant à ce que, jeudi dernier, Monsieur Raoult reçût le prix Busiris de la mauvaise foi juridique décerné par l'Académie Busiris réunie autour de l'avocat parisie Maître Eolas...
 

Les réactions. Caricaturales. Passons sur l’irresponsable silence de Frédéric Mitterand qui se gêna moins pour défendre Polanski, accusé de détournement de mineur, rien que cela !, pour s’intéresser au bal des faux-culs qui se pressèrent telles des mouches sur un étron fumant pour défendre la théorie fumeuse de Raoult. Comment peut-on à ce point nier ses convictions profondes pour préserver quelques semaines encore un marocain inconfortable qui flatte les ambitions mais vous fait passer pour un opportunistes des plus répugnants ? La Mode Lefebvre a fait des émules. Même si l’UMP a réagi en rappelant dans un communiqué que la liberté d'expression est un droit fondamental, ce fut trop tard : sommé d’être solidaire sous peine de tout perdre à court terme, d’aucuns n’avait songé que le parti allât lâcher un des siens. Ou de la difficulté d’être élu à droite… Pour prendre position, il ne suffit plus de connaître les valeurs du parti, ni même la ligne du Président…. Il suffit de savoir anticiper les lignes des graphiques qui reproduisent l’opinion. Anticiper le sondage avant qu’il ne tombe. Et foncer à toute bombe. Au risque d’avoir fait le mauvais choix.

 

A la vérité, ce Gouvernement ne fait que donner encore plus de crédibilité aux propos de Ndiaye. Car, depuis 2007, la France devient un territoire où le débat contradictoire envers la politique de Sarkozy devient impossible sans être taxé de mauvaise foi. IMPOSSIBLE. La droite sarkozyste ne  supporte  plus la contradiction. Dès que l'on s'oppose à une pseudo-réforme, elle prétexte que l'on a signé un blanc seing en 2007 avec 85% de participation ! Mais gagner une élection même avec de la marge n'autorise nullement à faire n'importe quoi et surtout pas à faire taire le débat politique. Ces postures relève parfois de la dictature !

 

Alors oui Madame Ndiaye avait le droit d’exprimer son opinion sur ce qu’elle ressent au plus profond de ses tripes. Oui les réactions de certains à droite pour soutenir l’insoutenable sont électoralistes, malsaines et malhonnêtes. Oui en France, il y règne un climat « monstrueux » depuis 3007 quand on voit enfler telle une verrue cette polémique obscène.

Enfin, petit clin d’œil à notre Prix Goncourt : Berlin est en effet une ville où il fait bon vivre. Et  si j’en avais l’occasion, j’aimerais tant être son voisin car ce serait toujours plus agréable que de vivre sous l’ubiquité Sarkozyenne…

 

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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 21:16

L’on aurait pu croire les journalistes échaudés par leur couac précédent concernant le petit Younès.  A l’annonce ce matin de sa probable découverte, l’on a enfin redécouvert les vertus des modaux, des adverbes et du conditionnel… Ou presque. Car sur France 2, à un adverbe près, voire un point d’interrogation supplémentaire, l’on est en droit de se demander si l’on a retenu la leçon… Entre l’oral et l’écrit, le verbe diverge…

 

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Présentation

  • : Les Nouveaux Démocrates
  • : Enseignant et essayiste. Auteur de La Croix et la bannière sur la rhétorique des intégristes à propos du mariage pour tous (Golias, novembre 2012) et de Mariage pour tous vs Manif pour Tous (Golias, mai 2015) Auteur également d'articles sur Prochoix, la revue tenue par Fiammetta Venner et Caroline Fourest (n°57,58,59, 63 & 66) Ancien membre du Conseil national du MoDem et candidat aux Régionales 2010 et législatives 2012. Démission du MoDem en octobre 2012. Blog d’un militant du Mouvement Démocrate (MoDem).
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