Enseignant et essayiste. Auteur de La Croix et la bannière sur la rhétorique des intégristes à propos du mariage pour tous (Golias, novembre 2012) et de Mariage pour tous vs Manif pour Tous (Golias, mai 2015) Auteur également d'articles sur Prochoix, la revue tenue par Fiammetta Venner et Caroline Fourest (n°57,58,59, 63 & 66) Ancien membre du Conseil national du MoDem et candidat aux Régionales 2010 et législatives 2012. Démission du MoDem en octobre 2012. Blog d’un militant du Mouvement Démocrate (MoDem).
Allez une nouvelle loi qui ne sert à rien si elle ne définit pas les moyens ! Le Sénat vient d’interdire purement et simplement le portable dans l’enceinte des écoles et des collèges. Ce qui est en soi une bonne nouvelle. Mais à quoi sert cette loi si elle ne dit pas les moyens mis à disposition des équipes éducatives pour mettre en place cette interdiction ? Car messieurs les vénérables législateurs, avez-vous pris la peine de quitter de votre somptueux palais pour venir nous rendre visite dans les classes ?
Car soyons clairs : bien qu’ils soient proscrits actuellement dans les salles de classe, les portables sonnent et sont utilisés. Quand on parvient à savoir de qui il s’agit (et ce n’est pas toujours facile avec 30 élèves par classe !!), on confisque me direz-vous ? Eh bien non !
On ne confisque pas sous peine de voir un avocat débouler et vous exiger le paiement de la facture de portable anormalement élevée ce qui sous-entendrait que l’on a utilisé le portable de l’élève… Non vous ne rêvez pas.
Il existe alors une procédure, qui ne prend vous le verrez AUCUN temps sur la scolarité, et qui est tout à fait dans la lignée de ce que l’on considère être le travail du prof, à savoir transmettre un savoir… je dois demander le portable, et ne pas le prendre. Si l’élève refuse, je dois faire un rapport, mais je n’ai pas le droit de m’emparer de l’objet du délit. Quand je l’obtiens, je dois demander à l’élève de retirer batterie et carte SIM, de signer une décharge dans laquelle il dit avoir retiré les 2 éléments en question, faire un rapport, le transmettre à ma hiérarchie une fois le cours terminé. Pendant ce temps là, la classe fout un bordel monstre.
Des solutions ?
Et sinon une bonne claque dans la gueule c’est toujours interdit ? (Je précise que cette dernière remarque est au second degré… encore que…)