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28 juillet 2008 1 28 /07 /juillet /2008 19:44

A l’heure où l’information va sommeiller de longs jours pour vous proposer en guise de marronniers la plage, les bouchons, le pouvoir d’achats qui contraint à partir moins longtemps, la pétanque, le soleil, mais le contrepartie aussi comme les orages, les inondations, un scoop : LA VIE CONTINUE ! Et si ! Même sil les journalistes n’en rendent pas compte, les problèmes de la société ne s’arrêtent pas le temps de l’été. Même s’il leur arrive de se délocaliser près des plages, comme le montre cet épisode tragique survenu la semaine dernière d’un homme qui a été condamné sur le champ parla justice pour avoir violemment frappé sa femme, parce qu’elle avait légèrement relevé son voile à cause de la chaleur ...

Cette affaire fait suite à celle de la burka : rappelez-vous cette femme qui s’est vue refuser la nationalité française pour refus de s’adapter au principe de l’égalité (des sexes ici, considérant que la burka rend la femme inférieure de facto à l’homme).

Pourtant, au sein de ce gouvernement que l’on qualifie par ailleurs de sur-actif, et d’efficace, peu de mots. Trop peu.

Sarkozy avait pourtant essayé en 2003 de s’intéresser au problème religieux et tout particulièrement, concernant l’islam en essayant même de réformer la loi de 1905 pour tenter (en vain) de faire financer par l’Etat des mosquées. Il soutiendra par ailleurs la mise en place du Conseil français du culte musulman (CFCM), initié par Chevènement.

Mais depuis 2007, les choses ont changé. Le ton aussi. Dès la présidentielle quand Sarkozy évoquait presque systématiquement les moutons égorgés dans les baignoires…

Entre temps, il est devenu Président, et la question est laissée en jachère. (Comme beaucoup d’autres me direz-vous).

Pour autant, les deux dernières affaires qui se font écho posent le problème de l’intégration et de l’Islam en France. Alors que durant des années, les Musulmans vivaient leur religion tout en s’intégrant au modèle français (quitte parfois à être moins religieux et pratiquant), les années 90 ont marqué un tournant. La paupérisation des ghettos dans lesquels ont été entassés les immigrants depuis des générations a laissé une porte béante aux extrémistes, revigorés par un contexte international des plus tendus. Aujourd’hui le conflit israélo-palestinien se déroule sous nos yeux, en périphérie des cités ou dans la cour d’école. Les Grands frères et autres grands Barbus ont fait surface, et le voile jadis si rare dans nos rues, se multiplient. Comme s’il fallait à tous prix être vus.

L’affaire de la burka amène pourtant à se poser cette question : cette femme s’est vue refuser la nationalité parce qu’elle porte une burka mais quid des Françaises qui la portent ? Doit-on les déchoir de leur nationalité ? Impossible. Seule solution envisageable : interdire la burka ?

Mais alors quid du voile ? N’est-il pas aussi une forme de négation de la femme, imposée par la religion et ou par les hommes ? Est-il en norme avec les valeurs de notre République ?

Dès lors, comment distingue-t-on ce qui relève du folklore et de la coutume de ce qui relève de l’extrémisme et du prosélytisme ?

Doit-on accepter qu’à Lille, comme dans d’autres villes, l’on détermine des créneaux horaires spécifiques pour les femmes voilées pour qu’elles puissent nager « comme tout le monde » ? Cela va-t-il dans le sens de l’intégration ? Si elles veulent faire comme tout le monde pourquoi ne pas être avec tout le monde comme nous y invite les termes « fraternité » et « égalité » ? Comment accepter que des parents d’élèves refusent que leurs enfants aillent à la piscine à l’école car ils nageraient aux côtés d’ "impurs" ? Si le concept de pureté explique au final ces créneaux horaires de la piscine, n’est-ce pas là un sectarisme qu’il convient de combattre plutôt que d’encourager…

Comme vous le voyez ce débat est tortueux, complexe et très sensible : doit-on pour autant l’occulter ? Le Gouvernement en a décidé autrement.

Quant aux journalistes… ah les journalistes télévisés… Sont-ils encore des journalistes ? En tous cas vous ne manquerez rien de cette année des méduses, du prix de la crème glacée, des Paris Plage…

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25 juillet 2008 5 25 /07 /juillet /2008 15:29

En cet été, l’actualité politique va tomber dans un sommeil profond. Chacun va repousser sur le coin du bureau ses dossiers ; l’heure pour le blog… d’innover. Il sera question jusqu’août des sujets de la rentrée, d’un petit état des lieux sur les promesses des 2007 à l’aune des 14 mois passés, et de petits exercices d’écriture auquel je m’adonne de temps à autre.

Aussi, pour vous lecteurs assidus, une production personnelle, que j’avais écrite en avril 2007 durant la campagne présidentielle, et qui montrait, en mode littéraire, ma vision du jeu politique sur les plateaux de télévision…

 MAQUILLAGE

Il arrive le regard fatigué, la mine triste, le teint fade. Le costume est parfaitement lisse. Sans un pli. Elle l’accueille dans un franc sourire.

Appliquer le masque. Lisse. Pommade en main.

 

Sa bouche est pâteuse et il demande de l’eau. Il sort de sa mallette des fiches chiffonnées. Jets d’encre et taches cabalistiques.

Elle affine les traits. Crayon en main.

 

L’éclairage est trop intense. Trop forte lumière. Semi-pénombre demandée. Rester dans le mystère.

Elle peaufine, peau fine. Pinceau en main.

 

L’animatrice arrive, l’embrasse. Elle rit. Il faut rire. Mécanique bien huilée. Ou gêne à peine dissimulée.

Elle cache les défauts. Palette de couleur en main.

 

Ils parlent, projettent, imaginent. Une ou deux expressions à replacer. Une ou deux questions à cet effet. Le tour est joué.

Faire comme-ci. Faire comme si.

 

L’adversaire arrive. Le teint livide. La chevelure échevelée. Longues, trop longues journées. De plateaux en virées.

Elle arrive là aussi. Crayon en main.

 

La chaleureuse accolade aux premiers arrivés. Des paroles. Des connivences. Que diable ! la ligne éditoriale ouvertement prostituée.

La laque pour tout plaquer. La bombe à la main.

 

Ils préparent répliques et réparties. Les bons points à placer. Point de poings. L’arbitre les aide à esquiver. Affaire de bons procédés. Sans rien improviser.

Pas un cheveu qui dépasse. Brosse à la main.

 

L’entrée dans le studio approche. Bientôt il faudra feindre l’attaque. Esquiver. La politique est un combat de catch. Combat truqué.

Le parfum pour dissimuler. Le flacon à la main.

 

La loge va bientôt se vider. La maquilleuse passe la main. L’élève animatrice n’a plus qu’à imiter son maître.

Artifices, jaillissez. Micro à la main.

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23 juillet 2008 3 23 /07 /juillet /2008 20:37

L’entendez-vous ? Qui ? Eh bien le facteur ! Olivier Besancenot ! Mais si, celui qui veut reformater la LCR en Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA ; Nulle part ailleurs en d’autre temps, ça ne s’invente pas !). Celui qui se veut le défenseur des spoliés, de ceux qui se font exploités… Le Robin des Bois des Temps Modernes selon la sagesse populaire dont s’abreuve chaque jour le peuple…

Sagesse populaire sacrée, qui devient l’opium du peuple, seule drogue dure autorisée sur le territoire français…

Pourtant, aujourd’hui les cadres dénoncent en défilant dans la rue -chose oh ! si rare- légitimement l’abrogation totale des 35 heures, dont les RTT leur permettait encore de passer un peu de temps au repos et en famille. Or en faisant voter la loi laissant le libre arbitre aux entreprises pour des négociations toujours délicates avec les syndicats, nos cadres vont devoir se contenter de leur 5 semaines de congés payés, sus du 1er mai (quelle générosité !!), des dimanches (faut pas pousser tout de même) et de… 9 samedis à l’année !!!

Lésés, floués, arnaqués : choisissez les termes. Nos cadres qui ont eu des diplômes, des concours, qui ont passé des années à l’université, échappant par miracle à la marée des recalés, et qui il faut bien le reconnaître ne sont pas comptables de leurs heures, doivent aujourd’hui se rendre compte qu’ils vont travailler bien plus pour le même salaire. Olivier lui doit se dorer le corps au soleil. Car il était bien absent cet après-midi dans les rues de Paris. Sans doute parce que pour lui le combat social s’arrête dès lors que l’on touche moins de 1500 euros par mois (à moins que l'on soit fonctionniare, sanctuaire impénétrable... et encore pas de la haute administration : il ne faudrait pas faire de confusions !). La classe moyenne n’existe pas pour lui car il se ferait mal voir de son électorat de base.

Voilà pourquoi OLIVIER BESANCENOT est UNE IMAPASSE. Car il n’y a pas à avoir honte de dire que l’ensemble des salariés se retrouve grugé par le texte qui va être adopté demain à l’Assemblée. Qu’on ne s’y trompe pas : le travailleur qui gagne 1000 euros, ou celui qui gagne 3000 euros ne sont pas différents ; ILS TRAVAILLENT. Leur enrichissement n’est point spéculation. Et quitte à être rude pour certains : L’on n’a pas à s’excuser d’avoir réussi des études et de gagner correctement sa vie. Cela ne vous rend pas meilleur que le SMICAR. Cela n’enlève rien au fait que, issu des milieux défavorisés, il est plus complexe de réussir ses études. Mais ces faits ne vous décrédibilisent pas pour autant. Et je suis d’autant plus fier de vous l’annoncer que je ne suis pas cadre mais fonctionnaire. Comme le facteur…

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22 juillet 2008 2 22 /07 /juillet /2008 21:48

L’opprobre était partie dès hier… le qualificatif « traître » venait d’être tatoué au fer rouge sur la chair de Jack Lang. Le PS à l’unisson ou presque s’en est donné à cœur joie et la nuit portant conseil ils en ont rajouté une belle louche aujourd’hui… C’est vrai : Lang a été un traître. Mais il n’est pas sûr que les éléphants donnent à ce terme la même connotation concernant le député de la 6ème circonscription du Pas-de-Calais que les Démocrates…

 Du côté de la Rose

On lui reproche d’être le seul à avoir voté pour quand le camp s’est à l’unanimité-1 opposé à cette réforme. Pourtant, cette vision est fausse. Dans son édition d’aujourd’hui Le Monde publie une tribune de quatre députés, Manuel Valls en tête qui avoue avoir voté « non » par respect pour le parti alors qu’au plus profond d’eux ils voulaient voter « oui ». Une faille dans le système socialiste qui montre qu’à défaut d’idées, on s’oppose pour s’opposer, rhétoriquement, instinctivement et au final stupidement… Tout ce que les Français ne supportent plus dans la politique, et que dénonçait Bayrou durant la Présidentielle de 2007. Et Valls et consort ont beau dire que «Cette ligne de conduite est dangereuse et fait le jeu de celui qu’elle prétend combattre. Elle nous éloigne des Français qui n’écoutent plus un parti réfugié dans une opposition caricaturale. Elle crédibilise un discours purement protestataire. Elle n’incite pas à rechercher des solutions alternatives». Pourquoi dans ce cas avoir voté « non » et publié cette tribune dès le lendemain ? Un manque de courage politique tout simplement. D’ailleurs Lang n’hésite pas en enfoncer le clou dans cette interview exclusive accordée à C dans l’air (Minutage 29'08 - 33'33 ; édition du jour : sinon sur le même site, en ligne pendant 7 jours).

Une singularité socialiste ?

Certainement pas ! Jugez plutôt ces propos pathétiques de Georges Tron (UMP, Essonne) tout fier de son chiasme… Avant le vote, devant le Congrès, il déclare ainsi qu'il votera "pour, pour, pour" parce qu'il a le sens de sa "responsabilité politique" et qu'il ne veut pas "planter (son) camp". Il est très content de sa formule : "Je vais voter oui en pensant non parce qu'il y a des socialistes qui vont voter non en pensant oui" La rhétorique est belle, mais que dire de l’image véhiculée de la politique… 

Calcul

Entre ceux qui ont voté oui, en pensant non, et ceux qui ont voté non en pensant oui, ceux qui se sont abstenus en pensant à leurs vacances le lendemain au Maroc, on pourrait s’amuser à refaire les calculs… Il n’est pas si sûr que le résultat eût été le même…

Alors et Lang ?

Belle défense de Lang (voir ci-dessus). Très belle. Trop ? Sans doute ! Car il n’y a qu’à voir avec quelle agressivité, il met au ban tous ceux qui veulent en découdre avec lui, prêt à sortir tous les cadavres du placard. A la vérité, Lang n’en peut plus du PS. Ce qu’il y a de plus gênant ce n’est pas cette trahison de parti. Car chacun doit savoir voter en son âme et conscience et non en fonction de son parti et son idéologie (un des fondamentaux de la charte éthique du Mouvement Démocrate). La traîtrise est ailleurs et elle est bien plus grave :

1. En tant que spécialiste de Droit et la Constitution, et membre de la Commission, comment peut-il accepter que la proportionnelle ait été rejetée, et que Sarkozy puisse s’exprimer devant les Députés, sans opposition verbale possible, quand bien même des avancées venant du PS depuis une vingtaine d’années ont été conservées ? La vraie réforme n’était elle pas de rendre plus démocratique la représentation à l’Assemblée ? (Sans parler de la Réforme du Sénat passée à l’as et qui consacrera ad vitam aeternam la Droite…)

2. 
Comment peut-on le croire quand il affirme n’avoir subi aucune pression en réponse à ceux qui soupçonne une négociation en vue d’une nomination prochaine, lui qui à l’aune de ses 70 ne peut plus prétendre aucune candidature d’importance au niveau national ? On ne sait que trop le marchandage opéré par l’UMP et Sarkozy pour obtenir les 3/5 des voix. Sachant que Lang est une des deux voix qui ont contribué à faire adopter la réforme de justesse, nul doute qu’il fait partie de ceux à qui on a généreusement graissé la patte.

En conclusion, Lang est un traître. Mais pas un traître de clan ; cela est inique à concevoir quand on est un vrai Démocrate et que l’on conçoit que l’on vote pour les idées et non pour une étiquette. Mais il est traître en terme de valeurs, sacrifiant ses espoirs, ses croyances, ses opinions pour satisfaire son ambition personnelle. Et de ce point de vue c’est bien plus accablant…

PS : belle victoire de Sarkozy ! Non pour cette « réforme » (terme à la mode !!!) passée de justesse mais évidemment pour la réussite de sa théorie « Diviser pour mieux régner ! Jugez plutôt : Lang, Valls et ses 3 compères : ça commence à la faire, n’est-il pas ?  

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22 juillet 2008 2 22 /07 /juillet /2008 21:04

Alors on va compter… (mais bien cette fois-ci !) : Au Sénat, nous disposons en théorie d’une bonne trentaine de Sénateurs dont une grosse partie nous a laissés tomber, notamment messieurs Mercier et Arthuis. En somme, il restait dix membres encore indéterminés. Sauf que, sauf que… Le vote de la réforme du Sénat a clarifié les choses…. Au groupe de l'Union centriste (UC-UDF : ancienne appellation puisque c’est sous cette étiquette qu’ils furent élus), tous ont voté en faveur du texte, à l'exception de Jacqueline Gourault et Jean-Jacques Jégou. Quatre sénateurs centristes se sont abstenus.

Donc 1 + 1 + ben rien ça fait 2 ! Parité totale : 2 vrais députés et 2 sénateurs pour le Mouvement Démocrate ! Amis Démocrates, composons des listes, il est temps. Le dernier convoi groupé demandé avec ferveur par Jean Lassalle en avril dernier semble être enfin arrivé

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22 juillet 2008 2 22 /07 /juillet /2008 14:44

Décidément, le vote pour la réforme de la Constitution, après avoir flirté pendant des mois avec le soap-opera et connu un final au couteau n’en finit pas de nous surprendre, d’annonce en effet d’annonce, avec les masques qui tombent et d’autres qui restent…

Première affaire du jour : Dray et Marianne se sont-ils plantés ?

Ce week-end, une grande vague de suspicion était née, entamée par Julien Dray
au Grand Rendez-Vous d'Europe 1, TV5-Monde et Le Parisien. Il dénonçait le faux suspens entretenus par les membres de l’UMP. Avant d’ajouter :  "Quand vous les voyez en privé, dans les couloirs de l'Assemblée nationale, ils avouent eux-mêmes qu'ils ont au minimum cinq voix d'avance". Marianne lui emboite dès lors le pas sur son site en faisant dès le lendemain matin un point sur toutes les unes et autres manchettes qui toutes parlent d’un suspens que met plus qu’en doute le site de l’hebdomadaire :

Et pourtant, tout le monde le sait à présent, la réforme ne passa que de deux voix, et encore, deux voix singulières, celle d’un traître de Jack Lang et celle du Président de l’Assemblée National, qui traditionnellement s’abstient de voter par souci de neutralité vis à vis de l’Assemblée dans son ensemble (arrogance de droite, quand tu nous tiens…). D’où la question : Dray et Marianne se seraient-ils plantés ? N’était-ce qu’une prédiction mal sentie ? Une réponse toute faite pour justifier par anticipation une défaite qui semblait s’annoncer à force de tractations et autres marchandages ? Ou serait-ce cette fameuse arrogance à l’UMP qui a rendu certains un peu trop loquaces et un peu trop sûrs d’eux pour fanfaronner de la sorte ? La seconde option semble prendre forme à en croire Le Monde : « "Vous en êtes à combien ? Plus dix ou plus douze ?", s'enquiert d'un ton léger un député de la majorité auprès de la conseillère de Nicolas Sarkozy, Emmanuelle Mignon, qui circule d'un bureau de vote à l'autre. Elle le rabroue vivement : "Attention, tout cela reste très serré."

Il n’empêche, Marianne devrait se méfier de céder ainsi  à la tentation de la formule trop lapidaire et d’un jugement trop hâtif. Car que la réforme ne passe de 2 voix ou qu’elle ne fût adoptée un peu plus largement avec 6 voix d’avance, pour les 538 requises, cela ne change rien au fait que le scrutin était de nature serrée et surtout prête à basculer à tous moments…

PS (propre et figuré) : quant à Drey il ferait mieux de se méfier du Poker Menteur de ses petits camarades des couloirs de l’Assemblée… ou alors de leurs défaillances en calcul mental…(très à la mode en ce moment…)

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21 juillet 2008 1 21 /07 /juillet /2008 21:17

Messieurs les journalistes, l’on va vous expliquer un fait arithmétique des plus complexes, convenons-en.

Pour que la réforme de la Constitution passe, il fallait 538 voix. Il y en a eu 539. Donc même avec 1 voix de moins, la réforme serait passée (539 - 1 = 538 ; soit dit en passant, cela ne dédouane en AUCUN CAS Jack Lang !!!).

Donc ce n’est pas à une voix près mais à deux voix près que la réforme a été modifiée (Merci à Marianne d’être précis en calcul mental).

Moralité : C’est vrai que les bases des maths ne sont pas maitrisées par une majorité des Français

Addenda du 22/07 : Apparemment, cette ambiguité sur le chiffrée est née de Versailles, où les députés et autres séniles sénateurs ont cru qu'il n'y avait qu'une voix d'écart dans l'empressement de l'annonce du résultats (539 contre 538 requises) oubliant de fait qu'il faut une voix de moins et non égal pour atteindre le total. Comme moi Normale et l'ENA, c'est plus ce que c'était ma petite dame !

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21 juillet 2008 1 21 /07 /juillet /2008 20:21

Quand j’étais au Ministère de l’Education Nationale, j’étais souvent de bois. Mes logorrhées allongent démesurément mes phrases, rendant ma syntaxe amphigourique, et j’oublie souvent de la tourner sept fois avant de m’exprimer.

Je ne suis pas dans ma poche ; bien au contraire elle est bien pendue.

Dans ma famille politique, je suis de vipère, mauvaise ou de pute. Et aujourd’hui je suis carrément devenue une  pute tout court. Grace à moi, la mascarade est de mise. Placez vos masques et vos mouches, chambrons le champagne, comme quand j’étais à la Culture, je vous la tirais sans vergogne.

Et si vous ne me donnez pas  au chat, je vous offrirai un CD collector d’une célèbre chanson du Dutronc : L'opportuniste.

Qui suis-je ?


Attention : cette devinette contient un gros mot… dans la réponse !

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21 juillet 2008 1 21 /07 /juillet /2008 14:37

Charmante réponse aux attaques de François Bayrou de la part de Bernard Tapie, publiée aujourd’hui dans le Monde (édition de cet après-midi datée donc du mardi 22 : "Bayrou, la seule chose qu'il sait faire, c'est répéter qu'il est un martyr, que les médias et les puissances d'argent ne l'aiment pas (...) C'est la même posture populiste que Le Pen, sans les idées. Du Le Pen propre".

Il est vrai qu’en terme de populisme, Bernard Tapie sait de quoi il parle…

D’ailleurs, doit on rappeler à cet ancien ministre de la Ville, de Gauche, s’il vous plait,  a appelé à voter Nicolas Sarkozy durant la Présidentielle ? Mais n’y voyez aucune relation de cause à effet… Personne n’a aidé à demettre la Justice de ses fonctions…

Sinon, faut-il véritablement répondre à Tapie sur la ressemblance rhétorique entre Bayrou et Le Pen ? Car quand on arrive à un tel amalgame, c’est que l’on doit être tout de même sacrément dans les cordes, pas très loin d’être au tapis…

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20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 18:45

Les Lévy et autre Nothomb ne m’ayant jamais séduit, je me suis rabattu sur les plages Barcelonaises sur cet ouvrage fort passionnant L’école face à l’obscurantisme religieux.

 

Cet essai réunit vingt personnalités qui commentent un rapport au final peu connu de l’Education  nationale, le rapport Obin, publié en 2004, sur les pressions exercées par les religions et les religieux sur certains établissements.

Pour lire ce livre sans acheter le livre : link

Je vous propose de présenter le dit-rapport en tentant d’y apporter quelques compléments ou autres analyses si je puis me le permettre :o)

*************************************

Désamorçons tout de suite les arguments des grincheux, des hypocrites, ou de ceux qui devront se défendre face réquisitoire « Obin » :

Les membres de la Commission qui ont établi le rapport n’ont jamais prétendu être exhaustif, et en ce sens, ils le précisent avec honnêteté, le rapport n’est en aucun cas représentatif de l’ensemble des établissements. Ce rapport se contente de dire que des faits existent. Et le fait qu’ils mettent en danger la laïcité dans ces établissements et entravent le bon fonctionnement des valeurs républicaines suffisent à être écoutées avec attention. Il ne faut pas attendre que 51% des établissements soient touchés pour se sentir « concernés ».

Quant à ceux qui pensent qu’il y a des vérités qui ne sont pas nécessairement à dire (http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=15843), est-il nécessaire de répondre ? Est-ce cela la vision de la République ? Ne pas dire les choses et s’y atteler avec courage ? Exprimer les choses aussi délicates soient-elles empêche-t-il la compréhension et la nuance ?

Alors que dit ce rapport ?

Il explique et démontre, faits et chiffres à la main que les religions sont entrées de plain pied dans l’école faisant fi des principes de la laïcité.

Les faits constatés :

-          La contestation des savoirs (des élèves dont les parents sont Créationnistes réfutent la théorie de Darwin –précisons ce qui n’est pas dit dans le rapport qu’aux Etats-Unis, cet état procédurier qui offre des ponts d’or aux religieux, a cédé en matière d’enseignement, et à présent il n’est nul livre de Géologie qui ne propose en parallèle la Genèse et la théorie de Darwin en signalant que ce sont deux visions possibles  de notre évolution…-, des élèves dont les enfants sont Musulmans contestent la présence de la Bible au programme de 6ème, refusent de dessiner des visages, des angles droits car ils sont trop proches de la croix catholique…)

-          L’antismétisme, comme la contestation de la Shoah, le substantif ou adjectif « feuj » devenue une insulte  des plus banales…

-          La contestation des visites (certains élèves, de confession juive ou musulmane refusent catégoriquement de rentrer dans une église, ou de participer à des voyages scolaires car la nuitée se fait à l’extérieur du foyer)

-          La contestation des personnels (refus de serrer la main à une femme, d’enlever son voile pour aller chercher le petit à l’école alors qu’il couvre intégralement le visage de la maman –rappelons qu’en primaire, l’on doit vérifier qui vient chercher l’élève…).

-          La contestation des activités : la piscine de plus en plus contestée…

-          Imposer la prière à l’école, l’interruption d’un cours pour couper le jeûne…

Mais le plus gros problème reste évidemment tout ce qui concerne la question de la « pureté », concept qui a conduit dans l’Histoire à des dérives les plus meurtrières et les plus inhumaines. Et de ce point de vue, le rapport insiste que ce sont bien la religion musulmane qui pose le plus de problème (ce n’est pas une critique, c’est un fait prouvé chiffres à la main) :                    

- Refus de plonger dans le même bassin que les impurs

- Refus de manger à la même table que les impurs

- Volonté d’imposé la viande Hallal pour toute la cantine

- Ségrégation à l’égard des jeunes filles (surveillance, coups et blessures quand elles osent se maquiller, ou laisser un bout de peau apparaître)

- le Ramadan imposé par tous ceux qui ont un nom dont la consonance laisse à penser qu’ils sont Musulmans ou prosélytisme intense envers ceux que l’on nomme « Les Français » (qu’ils soient d’origine italienne, polonaise ou encore anglaise…)

Alors évidemment, encore une fois tous ces faits ne sont pas majoritaires à l’école. Mais le simple fait qu’ils soient constatés, plus d’une centaine de fois par an suffit à rendre cette situation inacceptable. Le simple fait qu’ils existent doit être diffusé, su, et doit inquiéter tout le monde.

Mais alors, comment en est-on arrivé là ?

Le pédagogogime des années 70-80 qui a mis « l’enfant au centre de la pédagogie », et qui a imposé à tous « la parole ouverte » a évidemment contribué à ce grand désordre. Un élève a apparemment le droit de dire tout et n’importe quoi en classe et de ce fait sa parole étant libre, il ne s’en prive pas, bien guidé par les adultes religieux qui veillent bien au grain (et dans le rapport l’on insiste sur le rôle très inquiétant de certains imams et pas uniquement dans les caves du 93 comme on le croit trop béatement.

Du même coup, les professeurs et tout particulièrement les plus jeunes, à peine auréolés du concours, qui intègrent les ZEP comme premiers postes, établissements qui sont le plus facilement touchés  par le phénomène, se trouvent désarçonnés ne sachant comment réagir, puisque les inspecteurs ne disent, ne préconisent RIEN en la matière. On laisse chacun réagir. Les plus faibles laissent faire ; d’autres essayent de répondre notamment Coran à la main pour trouver les passages évoqués et contester les élèves (ahurissant en salle de classe !). Et l’IUFM dans tout cela montre un laxisme désarmant. Le problème est bien évidemment que le CULTUEL n’a pas à se substituer au CULTUREL. Quand je fais étudier la Bible en 6ème (certains élèves refusent de prononcer le nom « Jésus », ignorant de fait que ce personnage est un prophète chez les Musulmans par exemple !), quand mes collègues d’Histoire font étudier le style gothique des Eglises, l’on donne des connaissances, des savoirs qui doivent construire la culture de chacun cas. En aucun cas, le prosélytisme religieux est en jeu. Les professeurs doivent rester fermes, n’accepter AUCUN COMPROMIS.

Et à ceux qui pensent qu’il « faut s’adapter » ou qui laissent dire que la théorie de Darwin et de la Science en général est un point de vue parmi d’autres, FONT UNE FAUTE PROFESSIONNELLE GRAVE propre à entraver notre République. Les Fondements de notre science et du savoir, notre vision de l’Histoire, de la Géographie n’ont pas à être remis en cause au sein de l’école. Il n’a pas d’avis à avoir. Il n’y a pas d’opinion à donner. Il y a des faits démontrés, incontestables qui ont certes nécessité des angles d’attaques, mais qui ne souffrent D’AUCUNE CONTESTATION POSSIBLE. Ce qui relève de la religion appartient à la sphère privée et ne doit en aucun cas avoir un rapport avec la sphère publique. Ce qui en revient à la séparation des pouvoirs, sacrée à François Bayrou et à l’ensemble du Mouvement Démocrate. Ceux qui supposent que la religion est au-dessus des savoirs de l’école, sont les mêmes qui pensent que les lois religieuses supplantent les lois de la République : leur volonté est de détruire la laïcité et nos valeurs.

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Présentation

  • : Les Nouveaux Démocrates
  • : Enseignant et essayiste. Auteur de La Croix et la bannière sur la rhétorique des intégristes à propos du mariage pour tous (Golias, novembre 2012) et de Mariage pour tous vs Manif pour Tous (Golias, mai 2015) Auteur également d'articles sur Prochoix, la revue tenue par Fiammetta Venner et Caroline Fourest (n°57,58,59, 63 & 66) Ancien membre du Conseil national du MoDem et candidat aux Régionales 2010 et législatives 2012. Démission du MoDem en octobre 2012. Blog d’un militant du Mouvement Démocrate (MoDem).
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