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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 11:21

L’information est passée presque inaperçue : Marseille passe à gauche ! Enfin… pas tout à fait.

Explications
 :

La Communauté urbaine de Marseille qui n’avait connue jusque là que Jean Claude Gaudin comme Président a connu un coup de tonnerre hier après-midi. Renaud Muselier, digne successeur du sortant, élu dans le troisième arrondissement, était pourtant assuré du poste de la Présidence… Certains élus de droite en ont décidé autrement, et le scrutin à bulletins secrets a accouché du coup de théâtre le plus retentissant qui soit : la victoire du candidat de gauche, pourtant largement minoritaire si l’on additionnait mécaniquement les voix issues des résultats de la dernière municipale. Invraisemblable situation : Marseille est certes restée symboliquement à droite, mais tout le financement est géré par la Communauté Urbaine détenue à présent par la gauche.

Eugène Caselli, premier secrétaire de la fédération PS des Bouches-du-Rhône, nouvellement élu, lui-même n’en revenait pas. L’information est passée tout en discrétion et pour cause : cela reviendrait à dire que la bouée de sauvetage que représentait pour le Gouvernement la victoire de Gaudin serait percée elle-aussi.

La réaction est immédiate à doite ; Muselier crie au scandale, à la manipulation : « C'est un déni de justice. Ce qui s'est passé aujourd'hui est malhonnête ». Il est vrai que les victoires de la droite locale ont toujours été exemptes de polémiques et de manipulations…
A Caselli qui propose de dépasser les clivages et de travailler ensemble (étonnant comment les Socialistes peuvent à loisir reprendre l’adage du Mouvement Démocrate dès lors que ça leur assure un siège ou un mandat…), Gaudin offre une réponse teintée de cynisme et d’amertume : « Cette situation ne saurait perdurer et le président minoritaire doit en tirer aussitôt toutes les conséquences ». Un bel exemple de démocratie locale. Mais Monsieur Gaudin n’est pas prêteur. C’est la son moindre défaut.

Evidemment, les choses sont « rentrées dans l’ordre », le premier rapport administratif soumis au vote ayant été repoussé par 89 voix contre 68, alors que Caselli avait été élu par 79 voix contre 77. Faut-il préciser que seul le vote du Président se fit à bulletin secret. A mains levées, les élus de la droite ne semblent pas s’étouffer par leur courage….Cela promet de belles batailles dans la troisième ville de France. Pas sûr que Caselli puisse lancer le cochonnet aux côtés de Gaudin et sa bande cet été…

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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 10:30

En allant sur le portail d’actualité de Yahoo ! ce matin, onglet « MoDem », évidemment, quelle ne fut pas ma surprise de voir que la dépêche qui faisait le bilan de la réunion avec le bureau de l’UDF avait tout simplement disparu.

 

La preuve ici :

Pire : siège en 1er titre l’appel de Sauvadet à tous les Centristes pour rejoindre le Nouveau Centre.

Yahoo ! serait-il engagé lui aussi auprès du Christian Morin et ses amis ? Mystère… 

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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 13:34

Hier encore je m’inquiétais vivement de la communication du gouvernement. Il en est une autre qu’il faut surveiller de près, et François Bayrou l’a souvent répété, même de visu lors de son célèbre affrontement avec Claire Chazal, c’est bien évidemment celle des Médias.

Hier encore sur Itélé, dans l’émission N’ayons pas peur des mots, Bayrou a été qualifié sans vergogne d’homme de droite (sans que le qualificatif ne soit rectifié… sauf par deux vrais homme de droite qui le plaçait à gauche… dans la série mauvaise foi, on ne comprend rien au MoDem, en voici une application qui frise la caricature…) et pire Monsieur Paillé lui a fait dire qu’il était contre le renforcement militaire en Afghanistan.

Bref, autant de contre-vérités ne pouvaient restées paroles mortes. J’ai donc pris ma plume et écrit à Samuel Etienne dont j’attends un rectificatif A l’ANTENNE !



Samuel,

Fidèle spectateur de votre émission N’ayons pas peur des mots, j’apprécie tout particulièrement son concept. En proposant des tendances différentes qu’ils proviennent des médias ou de la  politique, elle offre souvent un débat qui permet d’exposer les sensibilités de chacun et d’être le plus complet possible.
Pourtant l’émission d’hier, mercredi 16 avril m’est quelque peu restée au travers de la gorge.
Vos invités ? Dominique Paillé, porte parole de l’UMP, Yves Thréard journaliste et directeur adjoint de la direction du Figaro pour les représentants de la « droite » traditionnelle. A gauche, Muriel Grémillet, journaliste à Libération et Pierre Haski, co-fondateur de Rue89. opposition caricaturale droite-gauche mais assez classique et surtout qui ne pose pas de problèmes particuliers pour la plupart des sujets. La plupart… mais pas tous ! Dès qu’il s’agit de François Bayrou, bien évidemment, l’opposition classique se fourvoie. Et hier les inepties se sont succédées, sans qu’à aucun moment la vérité puisse être entendue.

Les faits :

-         Muriel Grémillet, qui par ailleurs salua la position « assez intéressante » de Bayrou sur l’intervention française en Afghanistan, parle des prises de position du fondateur du MoDem comme une voix « de droite » ; et devant ses interlocuteurs goguenards qui lui rétorquent qu’il est « positionné » à gauche, répond « Il est de droite, sauf erreur de ma part »… Belle erreur de votre part Madame Grémillet, surtout qualifiant celui qui a décidé d’être en rupture avec la grille bipolaire « droite/gauche »… Le problème n’est pas tant l’erreur, mais le fait qu’elle ne fait l’objet d’aucune rectification car quand Thréard et Paillé répondent qu’il est situé à gauche, on nage en plein surréalisme…

-         Concernant les positions de Bayrou sur l’Afghanistan dont Dominique Paillé dit non sans arrogance et condescendance que « tout le monde les a oubliées », le porte-parole de L’UMP veut faire de l’esprit en disant que Bayrou n’est pas cohérent puisqu’il n’ pas voté la motion de censure du PS alors qu’il était contre l’intervention de troupes supplémentaires en Afghanistan. Quand on veut faire de l’esprit, il faut avoir les moyens de le faire et Monsieur Paillé a, semble-t-il péché par ignorance : François Bayrou n’a pas voté la motion de censure parce que justement il n’était pas d’accord sur la position du PS sur l’Afghanistan, expliquant que la situation était moins manichéenne que la gauche le pensait (d’où le jugement de Madame Grémillet sur la question). Encore une fois le problème c’est que Monsieur Paillé dit n’importe quoi et que personne n’est là pour y répondre.

De deux choses l’une Samuel : soit vous faites votre travail de journaliste et intervenez dans le débat quand de telles erreurs sont lancées, soit vous intégrez parmi vos invités quelqu’un qui sera à même de connaître son sujet, car 2 PSistes contre 2 UMPistes ne peuvent à mon sens, à l’heure actuelle être clairement objectif concernant le cas de François Bayrou. Et c’est d’autant plus gênant que Monsieur Paillé, faussement accusé d’être l’auteur de la note publiée par Le Monde qui prouvait la théorie du complot contre Bayrou a parfaitement pu et su se défendre à l’antenne et rétablir la vérité en personne. Privilège auquel n’a pas eu le droit le fondateur du Mouvement Démocrate.

Il eût été plus judicieux, par exemple, d’inviter Laurent Neumann de Marianne ou encore un ou une représentant(e) du Mouvement Démocrate comme vous le fîtes par le passé. Car hier vous n’avez fait que contribuer à la confusion générale acceptant le message selon lequel la stratégie de Bayrou était contradictoire notamment sur la question de l’Afghanistan, ce qui est faux. Et ce genre de contribution n’est sans doute pas votre rôle, Samuel, en tant que présentateur de l’émission N’ayons pas peur des mots. Un mea culpa à l’antenne vous ferait honneur.

Cordialement,

M. Delahaie Yves.

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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 10:37

La montagne que représentait la réunion du bureau de l’UDF hier soir au 133, bis rue de l’Université, siège du Mouvement Démocrate, a accouché d’une souris : il a été décidé que « le Mouvement Démocrate allait continuer à se développer » ; par là-même « il n’y aura pas de retour à l’UDF historique ». Soit, mais qui en doutait ?

Le problème venait des frondeurs, Mercier et Arthuis en tête : allaient-ils rester dans la maison démocrate ? A vrai dire, l’affaire ne semble pas encore parfaitement ficelée. Certes, l’AFP notera que le sénateur de la Mayenne avait “le visage tendu, à sa sortie”. Ou encore qu’il avait dit à sa sortie du bureau qu’il restait partisan d’ "un centre indépendant et suffisamment fort pour nouer des alliances claires". Que signifie des « alliances claires » ? Toujours à droite ? De toute évidence, Jean Arthuis ne partage pas la valeur du Mouvement Démocrate qui veut que l’on puisse travailler avec chacun sur la bases d’idées et de valeurs communes, quelque soit par ailleurs l’étiquette politique. « Les alliances claires » d’Arthuis ressemble davantage à des alliances univoques et unicolores. Alors pourquoi ne pas partir ? On peut ne pas être en accord, mais il faut être franc. Sans doute attend-il les prochaines Sénatoriales pour s’assurer de sa reconduction à la présidence de la commission des finances.

 

Le convoi tant souhaité par Lassalle qui visait à se séparer de tous les Nostalgiques qui pensaient que la stratégie de François Bayrou était « illisible », « sectaire », voire une « opération suicide » n’a pas encore eu lieu. Et ça, ce n’est sans doute pas une bonne nouvelle…

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16 avril 2008 3 16 /04 /avril /2008 15:11

L’affaire de Nathalie Kosciusko-Morizet a de quoi faire réfléchir : comment a-t-on pu à ce point galvauder le langage politique ?

Aurait-on mis sur un piédestal la célèbre maxime de Jean Pierre Chevènement : “Un ministre, ça ferme sa gueule. Si ça veut l’ouvrir, ça démissionne”, lancé le 2 février 1983. 25 ans plus tard rien n’a changé et le cynisme est toujours de mise.

A une différence près : l’hypocrisie.
 


Depuis le début de l’ère Sarkozy, être ministre ou secrétaire d’état relève d’un double emploi. Ils ne sont pas seulement représentants d’un Ministère, d’un budget ou d’un secteur d’activité. Sarkozy leur demande davantage : ils doivent aussi animer les plateaux de télévision. Chroniqueurs, consultants, analystes, ils parcourent les studios (télé ou radio) pour prêcher la bonne parole du gouvernement. Le citoyen n’a même plus besoin de faire l’effort de s’informer : le prêche lui est transmis de manière subliminale du 20 heures de TF1 aux chroniques d’Europe 1, d’Itélé, particulièrement friande dans cette représentation du pouvoir, à Ruquier, de Michel Drucker au magazine 7 à 8. Leur omniprésence, qui confine parfois au don d’ubiquité quand on les retrouve à 15 minutes d’intervalle d’un plateau à l’autre, fait croire à la transparence. L’adage selon lequel “on ne vous cache rien et on vous parle tout le temps” donne l’illusion d'un dialogue permanent avec le peuple. 

 
Seulement à force de parler on fait des erreurs. Et à vous demander de convoquer, réunir, organiser, débattre, se justifier, être interviewé, il peut arriver de penser trop vite, de ne plus penser du tout, ou de laisser le naturel briser d’un coup de griffe le vernis du “politiquement correct”. Les ministres sont sous pression et les gaffes depuis un an s’accumulent : le couac de Rama Yade à Aubervilliers quand elle prend une décision de justice pour une initiative du parti communiste, son jugement très remarqué lors du passage de Kadhafi à qui elle avait subtilement rappelé que la France n’était pas « un paillasson, sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s'essuyer les pieds du sang de ses forfaits » et qu’à ce titre le pays ne devait « pas recevoir ce baiser de la mort », Nadine Morano qui accuse Fadela Amara de galvauder la langue française, cette même Amara qui est bousculée par son ministre de Tutelle la très tolérante Christine Boutin, Christine Lagarde qui s’inscrit dans une politique de « rigueur » (attention, mot tabou. Si tu le répètes cinq fois dans un miroir, il arrive « en vrai » !!), Jean-Louis Borloo qui parle de « TVA sociale »  dans l’entre deux tours des législatives, Roselyne Bachelot qui parle du déremboursement probable des lunettes par la Sécurité sociale… Les gaffes s’enchaînent et la stratégie reste la même : on nie, puis on dit que les propos ont été exagérés, enfin on reformule. La langue de bois n’est pas davantage utilisée qu’autrefois mais c’est plus grave : elle est institutionnalisée !

Tous les ministres ont la boule au ventre, craignant que le moindre adjectif, la moindre sentence ne leur revienne en pleine tête. Ce climat est si malsain, que les noms d’oiseaux circulent en privé mais parfois débordent en public : Fillon qui dans les couloirs dit que Sarkozy ne le laisse aller nulle part, ce même premier Ministre aux allures de Droopy résigné en public et qui se révèle incisif quand on vient lui demander une réaction à la révélation de franc-maçonnerie de Xavier Bertrand : « Maçon, je le savais ; mais qu'il soit franc ça m'avait échappé complètement ! »… Saine ambiance.

 
Alors quand dans ce contexte, Nathalie Kosciusko-Morizet craque en affirmant que Copé et Borloo jouent à “un concours de lâcheté” sur les OGM, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Elle, la bonne élève de la maison Sarkozy, au bilan flatteur grâce notamment à son investissement lors du Grennelle de l’Environnement, devient une petite insolente qu’il faut corriger :  privée d’Assemblée nationale pour une séance (!) et privée de Japon. On croit rêver ! Mais dans quel monde vit-on ? Certes le jugement de la Ministre était assez rude au sein d’une même majorité, mais qu’est devenue la transparence ? Quel est ce pays dans lequel on va tous être saignés à blanc pour payer notamment un paquet fiscal aux plus favorisés (oui car les fameuses heures supplémentaires s’avèrent être un fiasco très onéreux) et dans lequel on ne peut dire le mot “rigueur” ? Les mots sont chaque jour prostitués par un gouvernement muselé qui ne peut plus rien dire sans utiliser périphrases et autres artifices pour occulter la réalité concrète. On parle davantage qu’avant au gouvernement, mais on parle pour ne rien dire au fond. Le discours politicien est devenu une longue litanie de dénégation permanente où l’on tourne autour du pot, on l’effleure ; et celui qui a le malheur de mettre le doigt dans la confiture se fait sacrifier sur la place publique comme un gosse de 8 ans.

Les spécialistes pensent que la France est entrée en politique dans l’ère de la communication. Etonnant vocable qui définit pourtant un non-dit permanent. L’ère de la communication a tué la communication. C’est un suicide de la langue qui aboutit à un non sens : devoir parler pour ne surtout pas dire. En tant que citoyen responsable, c’est une situation qui nous ne pouvons, ni ne devons plus accepter.

Lien pour le soutien à Nathalie Kosciusko-Morizet : http://www.facebook.com/group.php?gid=16705120420   

Addenda info du jour : Pour répondre aux couacs de ces derniers jours qui faisaient désordre, Nicolas Sarkozy a nommé Thierry Saussez comme délégué interministériel à la communication. Ce délégué interministériel sera "chargé de veiller à la coordination des actions d'information et de communication du gouvernement". Ce qui revient à définitivement filtrer toutes les paroles prononcées. Plus que jamais l'ère de la communication a tué la communication...

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16 avril 2008 3 16 /04 /avril /2008 13:49

Etonnante réaction devant la presse du maire UMP de Nice, Christian Estrosi, inquiet sur l'état du parti majoritaire qui prône l'élection de tous les dirigeants par les militants. "La démocratie dans le parti, a-t-il ajouté, doit être réhabilitée. C'est pour cette raison que j'appelle à une désignation par les militants de tous les responsables de l'UMP".
Les élus UMP en appellent à la démocratie dans leur mouvement ? Preuve s’il était besoin de le montrer (mais certains ont la mauvaise foi facile) que le Mouvement Démocrate a des idées : on les lui pique :o)

Lien : http://fr.news.yahoo.com/afp/20080415/tpl-partis-ump-ee974b3.html

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16 avril 2008 3 16 /04 /avril /2008 13:18
Samedi 11 avril 2008
Chez FOG

A la question de  Franz-Olivier Giesbert « Serez-vous candidat Modem aux prochaines Européennes ? » , posée samedi 11 avril dans l’émission chez FOG, Jean-François Kahn a répondu : « Maintenant que je ne suis plus journaliste, tout est possible ».

Lien : http://www.france5.fr/chez-fog/  (encadré marron : VIDEO)

Franchement, quand on connaît l’engagement du bonhomme et sa position lors de la dernière présidentielle, cette nouvelle ne peut que réjouir le Mouvement Démocrate.
On connaissait de lui la constance dans les valeurs et les idées, la plume et son esprit de synthèse. Il me tarde de voir autant de qualités mises au service du MoDem. En ces temps de désertions et d’opportunisme, l’éthique pourrait faire un retour en force en politique. Au travail JFK ;o)

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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 16:26

Les lycéens persistent et défilent bien épaulés par les leaders syndicaux en tête de cortège. Pour eux, la suppression de postes entraînera l’explosion du nombre d’élèves dans les classes. Et le sempiternel même exemple : « comment faire un cours de langue à 35 élèves ? »

La question rhétorique est parfaitement lancé, juste ce qu’il faut pour laisser coi et marri n’importe quel membre du gouvernement aussi parfaitement rôdé soit-il… Ou mais… Car il y a un mais. Plusieurs même :

 -         Est-ce la première fois que l’on retrouve 35 élèves par classe au lycée ? Quiconque a eu cours en 2nde générale et tout particulièrement en Région parisienne sait que c’est monnaie courante depuis plus de 20 ans. Dans les années 90, on a même vu des classes à 40 élèves. Cela a-t-il empêché les lycées d’alors de réussir leurs études ?

 -         Certes, on le sait bien , les cours de langue, s’ils ont pour objectif d’être utiles et efficaces, doivent se dérouler au mieux en demi groupe. Mais quid des autres matières ?  Est-ce dramatique d’être 35 pour un cours de géographie ou d’histoire ? Ne sont-ce pas des cours où l’on doit apprendre avant tout ? Et que feront ces lycéens quand ils iront à l’université, là où de pompeux cours magistraux prennent place devant 500 étudiants plus ou moins concentrés ?

 -         La baisse démographique est une réalité chiffrée que les lycéens, et tout particulièrement l’un de leurs syndicat FIDL, refusent d’admettre. Pourtant, les écoles primaires en 1999 puis les collèges depuis 2004 ont vu la même baisse d’effectifs… et par là même de postes. Certes, il existe des cas particuliers que les Rectorats et le Ministère feraient bien de revoir plutôt que de tout rejeter en bloc, mais il faudra bien que l’on prenne conscience qu’il y a d’un côté la réalité du terrain (des classes en lycées dans certains secteurs à 28) et de l’autre la nécessaire économie que l’on doit faire sur le premier pôle de dépense des Finances publiques. La politique Keynésienne du « encore et toujours plus » brandie systématiquement par le PS aboutit régulièrement dans l’Education Nationale à des gâchis monumentaux que nous finirons tous par payer un jour ou l’autre au centuple tant l’Etat s’endette jour après jour (pour les gâchis voir le post du 10 avril Quand la cigale arrive masquée en fourmi).

 -         Enfin et comme toujours, il faut s’interroger sur l’influence des syndicats sur le conflit engagé dans la rue. Si leur combat pour maintenir les postes est aisément compréhensible, leur prise de position sur les nouveaux programmes du primaire est tout simplement inepte et déplacée.
Pour Gérard Aschieri, secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire (FSU, première fédération d'enseignants), la réforme des programmes du primaire ne prend pas en compte le rythme des élèves et pourrait être nocive. Nocive ? Comme peut l’être cette prise de position incroyablement démagogique ! Combien de temps va-t-on devoir constater l’échec de l’école primaire dû à des prérogatives pédagogoles qui laissent sur le carreau des milliers d’illettrés chaque année, illettrisme caché par des « évaluation de compétence », le nivellement des exigences aux examens, ou le trucage pur et simple des corrections grâce à des méthodes obscures d’ « ajustement » ? Revenir aux bases, la lecture, l’orthographe et le calcul mental. Il faut savoir avant de penser.


Et plus généralement, au nom de quoi Monsieur Aschieri se donne-t-il le droit de s’exprimer sur le contenu des programmes. ? Voilà là l’éternelle rangaine des syndicats de l’Education nationale qui se sont arrogés le droit invraisemblable de débattre de tout et de n’importe quoi ! Que l’on discute avec les professeurs pour les programmes, cela est bien légitime. Mais les syndicats doivent pour leur part en rester à leur unique fonction : défendre les salariés, le corps des enseignants. C’est tout ! Sans quoi, c’est la confusion des genres qui règne et qui a abouti à l’image du mammouth qui refuse de se réformer… Et pendant ce temps là, didacticiens et pédagogoles appliquent inlassablement leurs dogmes qui finissent par classer les élèves français parmi les plus mauvais d’Europe et du Monde entier…
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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 15:23

Lors de da conférence de presse, François Bayrou a rappelé aux sceptiques les désaccords profonds qui différencient en terme de valeurs Le Mouvement Démocrate à la politique de Nicolas Sarkozy. Piqûre de rappel qui justifie à mes yeux le non-alignement de bayrou lors du 2ème tour à la Présidentielles, au grand dam des Centre-Droits qui ont vite fait de rejoindre les réconfortantes récompenses de Nicolas, plutôt que l’incertaine mais tellement plus digne affirmation de ses valeurs…

Les désaccords profonds :

1. La politique des finances publiques. Laisser croire follement que l’équilibre reviendrait par la distribution de l’argent facile (avantages fiscaux pour les plus favorisés, par exemple). Du coup, ce sont 10 milliards d’euros supplémentaires rajoutés au déficit par rapport à l’année précédente.

2.
Les promesses intenables : augmenter le pouvoir d’achat, le revenu sur la solidarité active, promesses de Droits sociaux, l’Education au centre des priorités. Elles sont intenables non pas indépendamment mais dans leur addition.

3. La fonction présidentielle. Le président ne peut être l’homme d’un parti mais l’homme d’une nation. Pourtant il préside au Comité qui organise la majorité. Il représente alors ses partisans et non l’ensemble des Français.

4. Faire entrer la France dans l’OTAN. C’est la perte de la singularité française qui lui permettait d’être partenaire comme pour la première guerre du Glofe, la Crise aux Balkans ou encore le conflit en Afghanistan, mais aussi de s’opposer et dire « Non » haut et fort comme l’ont fait De Villepin et Chirac en 2003. C’est un abandon historique de la position d’indépendace de la France sur le plan international.

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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 09:51

Par la grâce de quelques internautes, l’on peut lire quelques bribes fort intéressantes de l’entretien qu’accorda Jean Lassalle à France Culture le 12 avril dernier.

A propos des « amis » qui partent, Jean Lassalle répond :
Vous rappeliez les propos de Jean ARTHUIS et moi je ne me considère pas comme un illuminé, je n’ai aucune envie de m’immoler par le feu, pour qui que ce soit. S’ils pouvaient faire un convoi groupé et partir tous ensemble, ça nous arrangerait bien parce que d’abord, eux ça les libèrerait, parce qu’ils ne sont pas heureux et puis nous aussi parce que ça nous permettrait de faire enfin ce qu’il convient de faire et que tous ceux qui doivent partir s’en aillent. Peu importe qu’ils soient sénateurs, députés –bah on n’est plus beaucoup !- et conseillers généraux ou maires ou conseillers régionaux et qu’on puisse redémarrer parce que manifestement nous sommes sur une souffrance parce que nous sommes dans la même maison mais ne parlons plus de la même chose.

Lien : http://www.mouvementdemocrate.fr/contributions/articles/22d83d7c-bb51-3bd8-b3b0-13286288d9cf

Appel d’offre :
Le Mouvement Démocrate cherche un bus, d’une taille moyenne, pour mercredi 16 avril 2008. Le départ aura lieu au 133 bis rue de l'Université, dans le 7ème arrondissement de Paris. Un grand luxe à bord est recommandé. La destination sera la cabine téléphonique en face du 55 rue de la Boétie dans le 8ème, siège de la permanence du Nouveau Centre. Cet aller sera sans retour.
Attention, l’opportunisme de certains passagers pourrait amener le chauffeur à faire un détour au 55 rue du Faubourg-Saint-Honoré. Le Mouvement Démocrate saurait gré l’entreprise de transport et le chauffeur de le prévenir de l’identité des contrevenants à des fins purement informatives.
Notez pour respecter l’éthique des futurs passagers que la facture sera adressée à l’ordre de l’UDF, avenue des souvenirs nostalgiques, dans le 21ème arrondissement de Paris en face du Jardin d’Eden. Merci de nous contacter au plus vite.

NB 
: Pour ceux qui ne le sauraient pas, ou qui ont quelque paresse à rechercher des informations, sachez que mercredi 16 avril Bayrou réunit un congrès exceptionnel de l’UDF pour mettre les points sur les « i », que le 133 bis rue de l’Université est le siège du Mouvement Démocrate, le 55 rue de la Boétie celui de l’UMP, le 55 rue Faubourg Saint-Honoré la respectable résidence élyzéenne de Môssieur Sarkozy.
En revanche, la cabine téléphonique en face de l’UMP et qui servirait de siège du Nouveau Centre n’a été évoquée qu’à des fins narratologiques. D’ailleurs les dirigeants du Nouveau Centre demandent à France Telecom de bien vouloir engager les travaux au plus vite pour que leur rêve devienne réalité. Et une cabine handicapés s’il vous plait, c’est plus confortable.

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Présentation

  • : Les Nouveaux Démocrates
  • : Enseignant et essayiste. Auteur de La Croix et la bannière sur la rhétorique des intégristes à propos du mariage pour tous (Golias, novembre 2012) et de Mariage pour tous vs Manif pour Tous (Golias, mai 2015) Auteur également d'articles sur Prochoix, la revue tenue par Fiammetta Venner et Caroline Fourest (n°57,58,59, 63 & 66) Ancien membre du Conseil national du MoDem et candidat aux Régionales 2010 et législatives 2012. Démission du MoDem en octobre 2012. Blog d’un militant du Mouvement Démocrate (MoDem).
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