Enseignant et essayiste. Auteur de La Croix et la bannière sur la rhétorique des intégristes à propos du mariage pour tous (Golias, novembre 2012) et de Mariage pour tous vs Manif pour Tous (Golias, mai 2015) Auteur également d'articles sur Prochoix, la revue tenue par Fiammetta Venner et Caroline Fourest (n°57,58,59, 63 & 66) Ancien membre du Conseil national du MoDem et candidat aux Régionales 2010 et législatives 2012. Démission du MoDem en octobre 2012. Blog d’un militant du Mouvement Démocrate (MoDem).
Lors de da conférence de presse, François Bayrou a rappelé aux sceptiques les désaccords profonds qui différencient en terme de valeurs Le Mouvement Démocrate à la politique de Nicolas Sarkozy. Piqûre de rappel qui justifie à mes yeux le non-alignement de bayrou lors du 2ème tour à la Présidentielles, au grand dam des Centre-Droits qui ont vite fait de rejoindre les réconfortantes récompenses de Nicolas, plutôt que l’incertaine mais tellement plus digne affirmation de ses valeurs…
Les désaccords profonds :
1. La politique des finances publiques. Laisser croire follement que l’équilibre reviendrait par la distribution de l’argent facile (avantages fiscaux pour les plus favorisés, par exemple). Du coup, ce sont 10 milliards d’euros supplémentaires rajoutés au déficit par rapport à l’année précédente.
2. Les promesses intenables : augmenter le pouvoir d’achat, le revenu sur la solidarité active, promesses de Droits sociaux, l’Education au centre des priorités. Elles sont intenables non pas indépendamment mais dans leur addition.
3. La fonction présidentielle. Le président ne peut être l’homme d’un parti mais l’homme d’une nation. Pourtant il préside au Comité qui organise la majorité. Il représente alors ses partisans et non l’ensemble des Français.
4. Faire entrer la France dans l’OTAN. C’est la perte de la singularité française qui lui permettait d’être partenaire comme pour la première guerre du Glofe, la Crise aux Balkans ou encore le conflit en Afghanistan, mais aussi de s’opposer et dire « Non » haut et fort comme l’ont fait De Villepin et Chirac en 2003. C’est un abandon historique de la position d’indépendace de la France sur le plan international.