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16 mai 2008 5 16 /05 /mai /2008 18:42

« La principale novation qui a été proposée dans ce règlement intérieur c’est que nous allons avoir désormais dans ces départements une présidence collégiale pour répartir mieux les responsabilités et faire travailler ensemble des sensibilités différentes »

 

François Bayrou, Conférence de presse du 14/05/08.

 

Ils l’ont fait ! Le 14 mai, date du premier conseil national du Mouvement Démocrate, a accouché de cette décision capitale pour lutter contre la lutte des personnes et des personnages, contre la mégalomanie tenaces des personnalités comme on peut le voir au PS, qui a pléthore de tête d’affiche mais point d’idées pour faire avancer le débat public en bref contre la politique à la papa : les départements auront une gouvernance collégiale, élue sur la base d’une liste, la tête de liste devenant Président du département et les autres vice présidents.

C’était la base d’une élection saine.

Reste à présent à régler les paramètres de l’élection qui sont en revanche à l’appréciation des départements. Mobilisons-nous en masse, que ce soit sur la toile, mais aussi lors des diverses réunions qui vont fleurir en ce beau printemps !

Lien de la version du règlement intérieur, version revue et corrigée de ses amendements, au 16 mai 2008 :
http://www.mouvementdemocrate.fr/evenements/reglement-interieur/telechargement/ri-provisoire-v2.pdf

Seul regret toutefois : que la question du découpage par département plutôt que par région, ou même par « bassin de vie » n’ait pas été posée à l’heure où cette échelle devient de plus en plus contestée et obsolète…

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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 20:41

Alors que l’on célèbre à tout va les 40 années de Mai 68 comme jadis l’on fêtait ceux de la RDA, Bernard Thibaut en digne héritier, s’est attardé longuement ce dimanche sur Europe 1, sur l’état du syndicalisme en France : il y a, selon lui, « trop d’organisations syndicales et pas assez de syndiqués. » Comme si l’un était la conséquence de l’autre.
Hélas pour lui, le secrétaire général de la CGT se trompe de diagnostique.
Son calcul est même doublement faux. S’il ne restait que 4 ou 2 grosses fédérations syndicales pour se partager le gâteau, le nombre total des syndiqués n’en serait évidemment pas modifié, et il pourrait même chuter si les adhérents ne retrouvaient pas dans ceux qui restent l’expression de leur sensibilité. Et ce chiffre est pourtant bien famélique puisqu’en France, seuls 16% des salariés sont syndiqués, ce qui est très en-deça de ce que l’on peut voir outre-Rhin par exemple.

Par ailleurs, le raisonnement de Thibaut est faux car il part d’un critère strictement mathématique alors que la raison pour laquelle il y a peu de syndiqués en France est avant tout une affaire d’efficacité : Qui peut affirmer aujourd’hui que les syndicats défendent efficacement le droits de l’ensemble des travailleurs, et ce en toute équité, face au Gouvernement en place ?
Les récentes réformes ont montré leur inertie, le conservatisme de leur position et leur inadaptabilité face au monde moderne.

Ainsi, en novembre dernier, ils sont bien tristement tombés dans le panneau du Gouvernement, en repoussant le moment du dialogue et en laissant l’opinion publique, exaspérée par la grève des transports, décider du sort des retraites des régimes spéciaux.

De la même manière, la grève de ce jour de l’Education Nationale voit davantage les professeurs du primaire participer à ce mouvement que les professeurs du secondaire, alors que seuls ces derniers sont concernés par le non-renouvellement des postes… Que 60% des professeurs du primaire contestent la réforme qui vise à redonner aux fondamentaux pour lutter contre l’illettrisme en France, dans une même voix avec les instances syndicales, n'est en aucun cas une position acceptable. En multipliant les mots d’ordre de la grève – les postes, la réformes des programmes, les salaires, et même dans certains secteurs la demande d’un jour de congé supplémentaire puisque l’ascension et le 1er sont tombés le même jour (sic !!!)- qui pourraient se résumer à un « NON » à tout ce que décide le gouvernement, les syndicats ne sont pas plus lisibles qu’ils ne sont crédibles. Pourquoi dès lors adhérer dès lors que leur action est brouillonne, contestataire sans être constructive, fractionnée alors qu’elle se doit d’être unitaire ?

La vérité est double :

D’une part, les syndicats n’ont pour l’heure jamais su s’adapter à l’économie de marché et ont préféré faire résonner leurs slogans dans le concert rassurant de l’extrême gauche.

D’autre part, le Gouvernement, qui sait qu’il ne peut pas discuter avec eux du fait de ce clivage politique affirmé, fait tout pour décrédibiliser la voix syndicale en montant l’opinion publique contre elle.

Un véritable dialogue de sourds s’est instauré, laissant les Français en otage. C’est à celui qui aura le plus d’influence, le plus longuement possible, comme lors de la crise étudiante, qui se réveilla plusieurs mois après que la loi fut votée et acceptée par les syndicats étudiants eux-mêmes… Voyant le conflit possible, ils sont passé à l’assaut, en dépit de ce qui avait été convenu au préalable. De la même manière, les leaders syndicaux n’hésitent à aucun instant à raviver et à entretenir la flamme des lycéens pour battre le pavé en cadence. Et pendant ce temps, le Gouvernement montre du doigt les méchants révoltés, alors qu’eux mêmes arrivent en concertation avec les conclusions déjà fraîchement imprimées.

Le gouvernement et les syndicats ont tous deux leur part de responsabilité dans cette caricature manichéenne qui fait fi du bon sens et du dialogue social. Le Gouvernement doit apprendre à travailler en équipe, et les syndicats à négocier.

Finalement, la seule vraie réforme pour la France, celle qui serait la clé de voûte de toutes les autres pourrait être l’émergence d’une vraie force syndicale vigilante, mais réellement prête à négocier ; ce qui sous entend de faire de la pédagogie au sein même de son propre groupe pour expliquer la différence entre ce qui est nécessaire, ce qui est négociable de ce qui est inacceptable (La CFDT s’y essaie mais peine à réussir pleinement).

Mais cela passe nécessairement par un Etat attentif, qui agit pour le bien de chacun et non des seuls privilégiés et qui sache arriver dans les réunions, sans a priori, et sans connaître à l’avance l’issue des discussions.

On peut toujours rêver…

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13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 22:13

Alors que les mouvements lycéens tendent à s’essouffler, Monsieur Darcos a cru bon revenir sur le devant de l’actualité, et bien mal lui en a pris compte tenu des circonstances. L’objet de la polémique : le SMA (service minimum d'accueil). Cela sonne comme le nom d'une boîte d’assurance, mais le concept est tout autre : il consiste à avoir un service minimum à l’école les jours de grève.
Quelle que soit l’opinion portée par chacun sur ce sujet, il est tout de même regrettable que le Ministre ait recours à l’alternative suivante : qu'à défaut d'un accord "dans les deux mois" avec les syndicats, il passera "par la loi".

Lien
 :
http://fr.news.yahoo.com/afp/20080513/tpl-education-budget-greve-enseignants-l-ee974b3.html


On reconnaît là le fameux coup de force de Fillon il y a quelques mois au sujet de a réforme des services de retraite des régimes spéciaux, quand, interrogé sur la presse sur le sujet, affirmait sans vergogne que tout était prêt, et qu’il n’y avait plus qu’à parler autour du projet de loi. Un joli aperçu de la démocratie selon Sarkozy…

La méthode Darcos est encore plus pernicieuse, car elle laisse aux syndicats le choix du rôle à tenir : Soit il y a discussion, encadrée de grève qui pousse l’opinion publique à se révolter contre les profs (plan B mais tout aussi réjouissant, surtout à l’approche des examens où l’on pourra faire culpabiliser les frondeurs). Soit il y a discussion, de type victime expiatoire… mais ne rêver pas nous ne sommes pas en Chine. Dernier cas, le plus probable : un dialogue de sourds saupoudré de quelques grèves qui aboutiront à une loi.

Et le débat ? Il y aurait tant à dire, car le service minimum, sans être automatique est essentiel lorsque s’organise dans les établissements concours blancs, examens, lorsque l’environnement est caractérisé par un fort taux d’activité…

Faire fi de la démocratie et résumer la pensée d’un prof à celle des porte-voix geignard qui peuplent les syndicats de profs, ce n’est plus de la caricature : c’est de la manipulation !

 

D’ailleurs fidèle à leur inertie légendaire, les syndicats ont déclaré qu’ils étaient plus que jamais déterminés à réunir un maximum de personne le 15 mai dans les rues. Nous voilà bien avancés.

Entre le passage en force sans assumer du Ministre, et la contestation systématique et stérile des leaders syndicaux, au centre, les principaux concernés : les élèves et les parents d’élèves d’un côté, les professeurs de l’autre. Un combat de catch truqué d’avance qui les fait croire ennemi quand ils appartiennent à la même équipe.

Et si les profs se réunissaient pour créer un syndicat… des non syndiqués pour entamer une reflexion. Etant sur la bateau, je veux bien faire partie de cette nouvelle embarcation…

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10 mai 2008 6 10 /05 /mai /2008 20:22

Monsieur Sarkozy est formidable. Oui vous lisez bien FOR-MI-DABLE. Comment vous dire cela ? Ce qu’il y a de fascinant chez cet homme, c’est sa capacité à charmer. Non, je ne parlerai pas de ses conquêtes italiennes ou néo-new Yorkaises. J’entends « charmer » au sens étymologique du terme : qui exerce un pouvoir sur les personnes, qui les mystifie, qui envoie un sort.

Dernier événement en date : son discours dans les jardins du Palais du Luxembourg à l’occasion de la Journée nationale de la mémoire de la traite négrière.

Lien : http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080510/tts-france-esclavage-sarkozy-ca02f96.html

 

A cette occasion, notre cher Président a voulu être en empathie avec la Martinique : « Je pense à Aimé Césaire. L'émotion provoquée par (sa) disparition montre à quel point nous sommes toujours à la recherche de notre histoire ».

Magnifique loghorée, qui puise sa force dans l’hommage sincère et la reconnaissance d’un homme dont la cause est juste et passionnée. Magnifique élan de générosité. Même Harry Roselmack est sous le charme (cf. reportage d’Itélé)

Et le Président d’annoncer sans opportunisme, espérant qu’un peu de complaisance pouvait satisfaire tout le monde, qu’il fallait l’introduction de l’œuvre d’Aimé Césaire dans le programme scolaire. Dans les milieux « hype », ceux qu’affectionne tout particulièrement le Président, on le sait bien, il est un talent rare : être main stream. Il pourrait se traduire par la capacité à suivre dès le début ce qui va être à la mode, et de devancer l’effet de masse, pour paraître visionnaire. Et Sarkozy s’est cru bon d’être CELUI qui allait faire découvrir l’œuvre de Césaire dans les programmes scolaires.

 

 
Sauf que
 :





 










"Il est nécessaire de faire place aux poètes de langue française hors de France - notamment Senghor, Césaire"
Vous avez bien lu : Césaire fait déjà partie du programme scolaire au lycée ! (Ceci dit, remplacer "hors de France" par "hors de France métropolitaine" serait plus approprié...). Mais ne comptez pas sur les journalistes pour vérifier l’information. Le métier a bien changé depuis que le mot déontologie est en voie d’extinction dans nos dictionnaires car disparu des pratiques…

 

A moins bien entendu que cela fît suite à sa volonté d’enseigner l’histoire de l’esclavage à l’école primaire… Le problème c’est que Monsieur Sarkozy n’a visiblement jamais lu Aimé Césaire dans le texte. Car dans la jungle verbale du poète martiniquais, agrégé de Grammaire, néologismes, illumination poétique, musique des mots et richesse infinie du vocabulaire s’associaient avec frénésie et génie, bien loin des maigres compétences développées par nos élèves de primaire. Et comme je ne résiste pas à la tentation de faire partager ces moments de volupté pure à vos yeux encore chastes (ni à celle de démontrer que les « décisions » de Sarkozy sont tout à la fois pures folies et opportunisme indigne d’un Président de la République Française), voici quelques vers du maître. Ce qui, entre nous soit dit, est un hommage et une commémoration bien plus dignes et glorieuses que les longs discours que les journalistes nous ont servis, alors que pas un n’avait lu la poésie en prose de cet homme en révolte (mais c’est là un autre débat). Place à l’art : 


Ma négritude n'est pas une pierre, sa surdité
ruée contre la clameur du jour

Ma négritude n'est pas une taie d'eau morte sur l'œil mort de la terre

Ma négritude n'est ni une tour ni une
cathédrale

Elle plonge dans la chair rouge du sol

Elle plonge dans la chair ardente du ciel

Elle troue l'accablement opaque de sa droite
patience.

 

Aimé Césaire, Cahier d’un retour au pays natal.

 

PS : Qu’aurais-tu donc fait au Panthéon, Aimé, toi qui as tant aimé ta terre ? 

 

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10 mai 2008 6 10 /05 /mai /2008 13:25

Ils sont là.

Où ?
Mais partout là, rôdant, excités par l’odeur de la contestation. Tels des vautours, ils préparent leur macabre procession autour du tumulte.

Qui ?
Mais eux ! Regardez : Ils veulent rebaptiser Paris, Capharnaüm renaît de ses vestiges.

Qui ça ?
Mais les extrêmes bien sûr.

Arlette sort de sa retraite, Jean-Marie s’apesantit de thèses négationistes en longues litanies, Et Olivier espionné s’invite au JT…

Les liens :

 

Arlette :

 http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080509/tts-france-laguiller-ca02f96.html

 

Jean-Marie :
http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080506/tts-france-detail-le-pen-ca02f96.html

  

Olivier Besancenot :
http://fr.news.yahoo.com/afp/20080508/tfr-partis-enquete-lcr-prev-f56f567.html


Quelle belle semaine pour les grands défenseurs de la démocratie qu’est la France ! Chacun a sa manière continue de déverser son fiel, ses théories les plus ineptes, les plus fumeuses avec une rhétorique parfaitement huilée et commune : profiter de la misère humaine, de l’essence même du désespoir pour mener leur vain combat.

 

Tout est bon pour opposer les Français entre eux : Laguiller oppose les ouvriers au reste de l’humanité, Besancenot dans une version « allégée » oppose les riches aux pauvres (de là dire que Besancenot est le Bridelight de l’extrême gauche, il y a un pas que je ne franchirai pas…) et Jean-Marie le Pen oppose les Français de pure souche (concept inepte produit de sa reptilienne invention) à tous les autres sans distinction aucune, sous l’étiquette « étrangers ».

Tout est bon pour faire de l’événement. Mais le tour est différent. Arlette et Jean-Marie qui sortent d’outre-tombe s’en remettent aux vieux pots pour produire leur meilleure soupe. La quintuple candidate aux présidentielles réactivent les spectres des pavés tentent et tente de raviver la nostalgie de ceux qui n’ont pourtant pas vécu Mai 68 (sic) avec une délectation rare (y aurait-il du Atila chez Arlette ?). Jean-Marie, quant à lui, nous sert du réchauffé avec la question du détail, qui semblait pourtant avoir été résolue au tribunal. Rien ne vaut au fond un parfum de scandale pour revenir sur le devant de la scène. Un bon procès, même perdu vaut mieux qu’une grosse déroute dans des élections. Il faut dire que la facture des tribunaux est infiniment moins salée que celle d’une campagne ratée, alors que le retentissement médiatique est sensiblement le même. Mais le nec plus ultra reste la victimisation, et Le Pen en vieux singe à qui l’on n’apprend pas la grimace, brandit son étendard en prétendant qu’il n’a pas le droit d’exprimer un « simple point de vue » (litote quand tu nous tiens…)

En génie de la synthèse, Olivier a repris les slogans de l’une, et appliqué les méthodes de l’autre, pour faire le 20 heures de Pujadas, et confirmer qu’il a été la grande victime d’une filature. Que l’affaire soit dégueulasse, personne n’en doute, mais qu’il s’invite au 20h le soir-même de la révélation alors qu’il sera ce dimanche aux côtés de Michel Drucker toute l’après-midi… Permettez-nous de nous poser des questions.

A l’heure où l’on célèbre Mai 68, en n’évoquant que ses avancées sociales, sans faire la part des choses (mais c’est une tradition en France que de manquer singulièrement de nuances lors des commémorations… Une mémoire sélective en quelque sorte pour soulager la bonne conscience), les extrêmes s’invitent aux festivités et paradent en tête de cortège et de une des journaux. Sentant l’âcre odeur du soufre qui traine sur les pavés, ils guettent la moindre opportunité pour porter l’estocade. Ils sont là. Ils se postent. Prêts à mordre. Car la lutte est leur seul moteur. Contre quoi ? Contre qui ? Peu leur importe. Résoudre le problème des Français marquerait la fin de leurs idéaux*. « Tout sauf ça », semblent-ils penser. « Tout sauf eux », ose-t-on leur lancer.



* Résoudre le problème des Français marquerait la fin de leurs idéaux : Tout l’inverse du Mouvement Démocrate qui doit être le premier à se désoler de la situation de désespérance dans laquelle Sarlozy et le Gouvernement Fillon a mis la France. Etre dans l’opposition, ce n’est pas se réjouir des débacles de l’adversaire surtout quand seuls les Français trinquent… Laissons cette triste tradition au PS, qui au lieu de comptabiliser les Français en détresse, comptabilise leur chance d’accéder à la tête du parti, ou les futurs sièges à pourvoir aux Européennes et aux Régionales…
  

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9 mai 2008 5 09 /05 /mai /2008 16:04

Alors que l'on débat actuellement sur les structures et les modes de fonctionnement du Mouvement Démocrate, force est de constater que l’on a sans doute pas pris le problème par le bon bout…

Premier élément, pourquoi donc avoir voté pour le Conseil National au mois de janvier, avant d’avoir procédé aux fédérations ? N’aurait-il pas été plus logique de partir des Fédérations pour construire ainsi le Conseil National ? La vérité sort de la bouche des enfants, et les Jeunes Démocrates n’ont, eux, pas hésité à faire le choix inverse. Il n’y a rien d’étonnant dès lors que certains redoutent le spectre de l’UDF, avec une base besogneuse mais qui s’oppose à la centralisation des « cerveaux » à Paris, au 133 bis rue de l’Université, là où tout se joue et se décide…

Par ailleurs, alors que nos institutions s’interrogent sur le rôle du département et que François Bayrou a toujours été ouvertement favorable à la disparition de ce découpage (pour lui, et dans un souci de d’uniformisation avec l’Europe, seul le découpage par régions doit prévaloir), ne va-t-on pas alourdir notre organisation avec des fédérations départementales ? Si le problème résidait dans la volonté de réunir davantage de représentants dans une assemblée, ne pouvait-on pas proposer des quotas d’élus en fonction de la taille des régions ?

D’ailleurs pour évoquer la « représentation » du Mouvement Démocrate et notamment dans les médias, n’est-il pas grand temps de créer un gouvernement fantôme, avec des personnalités compétentes sur certains sujets ? Cela éviterait de ne voir en permanence qu’un binôme (Bayrou / De Sarnez), seuls représentants de la ligne orange. Une vision qui peut faire croire à un manque de pluralisme, à une certaine univocité, donnant du grain à moudre à ceux qui évoquent les pratiques sectaires de notre parti, regroupé autour de son gourou de Pau… Cela permettrait d’éviter surtout ce genre de publicité assez gênante, faisant croire qu’il ne se passe rien chez les militants(capture d’écran datant du jour)…

 


Pourtant, s’il est bien un parti qui s’est fait la promesse de ne pas faire des propositions que les années présidentielles, c’est bien le Mouvement Démocrate
. Tâchons de ne ps l’oublier et recréeons notre élite, quitte à lancer de nouveaux lions dans l’arène de l’info. Et ce d’autant plus rapidement que le contexte est très riche en évenements, entre éducation, réformes des retraites, centralisation des hôpitaux, ou encore financement du RSA par les moins favorisés (ou de la justice sociale selon Sarkozy… Après tout cela est logique, il fait bien financer ses luxueuses vacances par Bolloré…). Il y aurait pourtant tant et tant à dire… et surtout à proposer.

Plus que jamais le Mouvement Démocrate doit apprendre à grandir… et vite !

PS : Promotion locale des idées = Rendez à César ce qui lui appartient, car je ne pourrais évoquer le « gouvernement fantôme » sans rappeler que chez les Jeunes Démocrates de Lille, Christopher Lienard le martèle sans relâche depuis plusieurs semaines ! Non sans obtenir l’adhésion de chacun sur la question ;o)

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7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 21:07

C’est l’histoire d’une femme, pas méchante au fond, connue et reconnue pour faire des gaffes (du genre à dire sur la place publique que son patron porte des prothèses auditives…).

Un matin d’hiver 2007, son amour pour son boss s’éteint soudain. Il l’a annoncé il ne se représentera pas. C’est sûr, son cœur est bien vide à présent.
Snif (larmes, du genre torrent, ou chute du Niagara… mais pas trop longtemps tout de même)
Alors elle choisit Nico. Nico, parce qu’il est le favori. Parce qu’il l’a fait chavirer comme jamais depuis 12 ans ! (Ben Carla n’était pas encore là… et Cécilia déjà plus là !)

Alors Roselyne, ne prenant que son courage à deux mains (et prenant sa calculette pour se rendre compte que pour répondre à la vaine promesse de la parité, elle pouvait rentrer dans le quota…  assez largement même), elle a arpenté meetings et plateaux de télévision.

La récompense fut à la hauteur de l’investissement : le Ministère de la Santé ! Elle l’ancienne pharmacienne à qui on avait demandé de révolutionner l’Ecologie (sic). Une tâche bien plus appropriée en somme. Une reconnaissance même.
Mais bon voilà, ce que ne savait pas Roselyne, c’est que son nouvel amour, Nico, il est du genre autoritaire. Et quand il décide de faire des franchises médicales, pour taxer plus encore ceux qui ont déjà à peine les moyens de se soigner, elle n’a pas d’autre choix que de jouer les convaincues…

Un an après son arrivée au gouvernement, elle nous annonce, Roselyne, qu’elle veut centraliser les hopitaux, laissant pour compte des millions de Français, les mêmes qui avaient voté Sarkozy…

Alors, Roselyne, un appel, une demande, un souhait : plutôt que d’enchaîner contre-réforme et contre-vérité, de marginaliser tout une partie de la population et tout particulièrement notre campagne qui a déjà tant souffert de la désertification, prenez des causes justes. Aussi bénignes soient elles ! En bon prince je vous donne un exemple.

Je suis au supermarché et je me rends vers les caisses, le caddy déjà plein. Le petit minaude et prend ses yeux d’anges et me demande si je peux acheter son Journal de Mickey tronant fièrement à côté des sucreries. Analyse rapide : lecture de Mickey moins nocive que les sucreries, caddy déjà plein (est-on à deux euros près ?), pas envie de me taper une crise et la honte alors que les caisses sont déjà pleines de personnes… J’achète.

Voici l’objet du délit…


Et pourtant, se cachait en quatrième de couverture…Là :

Et dire que la semaine dernière, le même hebdomadaire ventait les mérites d’une sauce barbecue, avec ce slogan : « Viens me retrouver dans ton rayon Sauce » (Pas de portable-appareil-photo pour le prendre en flagrant déli celui-là… Vous apprécierez le tutoiement marketing…)

Alors, Roselyne, vous qui combattez l’obésité des plus jeunes, faites un acte courageux ! Légiférez sur les supports de publicités de la presse « enfants » ! Une cause bien plus juste que les serviles obésissances à votre maître (Et entre nous soit dit, ce sera plus efficace que ces fameux slogans automatiques qui demandent de ne manger pas trop sucré, gras ou salé… Et pourquoi pas rajouter que les cheveux sur la tête, ça pousse et que dormir ça repose, pendant que l'on y est ?)

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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 22:19

Politique internationale : Poutine, Kadhafi, Chine et Tibet, Tchad, Bush = n’en jetez plus la cour est pleine…

Education nationale
 : réforme primaire + non renouvellement de postes :
Darcos a beau expliqué que le non-renouvellement des postes répond aux exigences de la baisse démographique, comment alors expliquer les centaines de milliers d’heures supplémentaires autrement plus couteuses,  et qui aboutit parfois à ce paradoxe : on supprime par exemple un poste de 18 heures dans une matière, et les 6 profs restants doivent faire 3 heures supplémentaires par semaine…
Par ailleurs, la réforme du primaire ne donne aucun moyen pour s’occuper des très nombreux élèves qui sont noyés dès leur entrée en 6ème et que l’on fait passer année après année pour se débarrasser du mauvais pion. Entre la SEGPA et le collège unique, l’abîme est plus que jamais pesante… et toujours la grande absente de la réforme à venir….

La réforme des Institutions : La proposition de François Bayrou de mettre à la proportionnelle 10 % des sièges de l’Assemblée, ce qui n’empêchait pas à une majorité de se faire, a été rejetée et augure d’une réforme factice, dont le seul but est finalement d’anihiler le rôle du Parlement et d’instituer définitivement la Monarchie élective….

Sur ce bon anniversaire à tous… Pour ma part c’est la gueule de bois…

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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 21:42

Loi sur la récidive

La « loi sur la récidive » du 10 août 2007 comporte trois mesures principales : instauration de peines minimales en cas de récidive (« peines plancher »), possibilité d'exclure l'excuse de minorité pour les récidivistes de plus de 16 ans, injonction de soins notamment pour les délinquants sexuels : Soit, loi sur la récidive, mais rien pour endiguer la délinquance juvénile pour ceux qui peuvent encore s’en sortir. La Justice n’est que répressive dans cette réforme.

 

Loi sur le service minimum

Une loi a été votée sur le service minimum ; elle est souvent jugée « minimale », alors que le gouvernement bénéficiait d'un large soutien de l’opinion]. Elle est entrée en vigueur en 2008 : inepte et sur le terrain inefficace. Les grèves de novembre et de décembre 2007 qui ont laissé des millions de personnes sans transport pendant 13 jours consécutifs (un service minimum qui ne fait que la moitié d’un trajet et ne fournissant qu’1 train sur 4, laisse pas mal de gens sur le carreau…)

 

Immigration
La loi de maîtrise de l'immigration est adoptée le 23 octobre 2007 : Belle réussite. C’est tellement un échec total que le gouvernement vient de faire un virage à 180° en acceptant de traiter au cas par cas… ce que proposait dans son programme Bayrou pour le Présidentielle !

 

Réforme des Régimes spéciaux

En octobre et novembre 2007, le gouvernement a engagé la réforme des régimes spéciaux de retraite : c’est à se demander si le Gouvernement n’a pas tout fait pour refuser le dialogue et pour laisser s’engager la grève pour formater l’opinion. Fillon déclare en octobre que tout est prêt sous entendant que tout était décidé… La fin ne justifie pas tous les moyens !

Quant au rôle de TF1 comme porte-parole du gouvernement, regardez plutôt par ici… Même s’il s’agit d’un montage, vous apprécierez l’objectivité et l’impeccable déontologie de Monsieur Pernault : http://www.dailymotion.com/related/2720037/video/x3lfun_la-greve-des-transports-par-jp-pern_politics

A part cela, la presse est libre…

 

 

Réforme de la carte judiciaire

À partir d’octobre 2007, la Garde des Sceaux Rachida Dati conduit une réforme de la carte judiciaire. En février 2008, la réforme est publiée dans le Journal officiel, signe de son adoption ; au 1er janvier 2011, 178 tribunaux d'instance et 23 tribunaux de grande instance auront été supprimés. Parallèlement, 7 tribunaux d'instance et 7 juridictions de proximité seront crées : Encore une fois aucune consultation ou si peu. Tout est imposé au lieu d’être le fuit fructueux d’un dialogue. Les principaux concernés ont donc le sentiment donc d’être inutiles et que la réforme est injuste.

En outre, l’impression dominante est que le Gouvernement contribue à l’isolement systématique des petits lieux de vie, là où le service public a pourtant tout son sens (idem pour les petits hôpitaux qui ferment… Crève dans ta campagne…

 

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4 mai 2008 7 04 /05 /mai /2008 20:42

Le Paquet fiscal : Que n'a-t-on pas entendu sur la paquet fiscal. Faisons d'emblée un mea culpa : il se pourait que l'on se soit un tant soit peu emballé... "15 milliards aux riches" était un argument un peu facile et François Bayrou s'est ravisé depuis... contrairement au PS toujours à la recherche d'idées et de valeurs...
Voilà pourquoi il convient de développer point par point ce fameux paquet qui, même s'il n'a pas seulement arrosé les plus riches, n'en demeure pas moins une dépense abyssale pour un Etat qui n'en a pas les moyens...

Le Paquet fiscal

· défiscalisation des heures supplémentaires : C'est au final une mesure coûteuse, déficitaire pour les entreprises selon un 1er bilan en février 2008 et inégalitaire (une majorité ne peut avoir accès aux heures supplémentaires !)

· crédit d'impôt sur le revenu (IR) égal à 20 % des intérêts d'emprunt immobilier pendant 5 ans : Quid des personnes ne pouvant même pas se loger en étant salariés à plein temps compte tenu du prix de l’immobilier et des location ?

· diminution des droits de succession et des droits de mutation : tout pour les riches. "Je suis mort, et je m’inquiète de ce que devient mon argent. Je suis héritier et sans rien faire j’en gagne un max…" Les riches restent riches, les pauvres restent pauvres…

· possibilité d'affecter l'Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) au financement d'une PME : L'idéologie est toujours la même ! On ne prêt qu'aux riches !

· défiscalisation des salaires des étudiants, étendu de 21 ans à 25 ans : Travaillez étudiants, c’est la seule façon de s’en sortir.

· bouclier fiscal passant de 60% à 50 % des revenus déclarés : De toute évidence la mesure la plus injuste et inégale des 12 derniers mois ! Sous le prétexte de la fuite des gros capitaux, Sarkozy offre un pont d'or à ses mais... Près de 23000 bénéficiaires qui héritent à titre personnel en moyenne d'un beau chèque de 16000 euros... Avec un beau record pour Madame l'Oréal dont l'abnégation rapporte près de 20 millions d'euros ! Il n'y a pas de petits profits ! 

·  mesures encadrant l'usage des parachutes dorés et rémunérations différées des dirigeant d’entreprise : vague : Une des mesures les plus imprécises qui soit : empêche-t-on les parachutes dorés ou les limite-t-on ?

· expérimentation du revenu de solidarité active (RSA) : expérimentation n’est pas légion… Et ce tour de magie : les pauvres financent les pauvres ! Un vrai bonheur !

Réforme des Universités

La loi sur l'autonomie des universités, présentée par la ministre de l'enseignement supérieur Valérie Pecresse, a été voté par le Parlement le 10 août 2007. Cette loi avait obtenu alors l'accord de l'UNEF en juin / juillet 2007 ainsi que des autres organisations étudiantes représentatives dont l'UNI (la droite universitaire) : C'est incontestablement une bonne initiative pour la restauration des locaux, mais quid du budget ridiculement modeste pour être équitable dans le territoire français (1 milliard d’euros) ! Madame Percresse doit revoir sa copie au lieu de se targuer d'une réforme bien menée. D'ailleurs que devient-elle depuis novembre ? Compte-t-elle un à un ses étudiants avant de tomber dans les bras de Morphée ?

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Présentation

  • : Les Nouveaux Démocrates
  • : Enseignant et essayiste. Auteur de La Croix et la bannière sur la rhétorique des intégristes à propos du mariage pour tous (Golias, novembre 2012) et de Mariage pour tous vs Manif pour Tous (Golias, mai 2015) Auteur également d'articles sur Prochoix, la revue tenue par Fiammetta Venner et Caroline Fourest (n°57,58,59, 63 & 66) Ancien membre du Conseil national du MoDem et candidat aux Régionales 2010 et législatives 2012. Démission du MoDem en octobre 2012. Blog d’un militant du Mouvement Démocrate (MoDem).
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