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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 20:19

Sur le plateau du 20 heures, hier soir, Laurent Delahousse a cru poser une question anodine au candidat François Bayrou, de celle qui fait office de marronniers en cette période : les parrainages de Marine Le Pen. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne s’attendait sans doute pas à la réponse que lui fit le candidat centriste.

 

Bayrou, MLP et Delahousse Vidéo snoopyves1 sélectionnée dans Actualité

 

Comme on le voit, Laurent Delahousse, une fois n’est pas coutume, n’avait justement pas bien compris ou analysé la réponse de François Bayrou : si Marine Le Pen n’avait pas ses signatures, il n’en appellerait pas aux élus du MoDem mais bien à tous les élus républicains (ce qui n’est pas la même chose, Monsieur Delahousse, et même pas "à peu près").

 

D’ailleurs ce lundi, c’est bien ce qu’ont repris bon nombre de journalistes et d’éditorialistes de cet entretien : faut-il réunir l’ensemble des républicains si Marine Le Pen ne parvenait pas à réunir ses parrainages ? Au premier rang des sondés, Manuel Valls, qui subissait alors le feu des questions de Jean-Pierre Ellkabach, donna sa réponse.

 

 

Il ne manque pas de culot Manuel Valls : "Une arrière boutique pour répartir des signatures 'et moi je te donne tel département,  et moi je te donne tel maire'" Mais de quoi parle-t-il ? De l’accord entre le PS et les Verts sans doute ? Là bas, c’était plutôt : "à toi la circonscription, à moi le perchoir !" Hors-sujet ou mauvaise foi manifeste de la part du porte-parole de François Hollande ? Chacun appréciera.

 

Au-delà de cette brillante illustration du proverbe "l’hôpital se fout de la charité" de la part du député-maire d’Evry, il faut tout de même apprécier à sa juste mesure, le piège tendu par François Bayrou à Marine le Pen.

 

Choix cornélien pour Marine Le Pen

 

La présidente du FN se retrouve en face d’une alternative insupportable pour elle : soit elle présente ses 500 signatures et montre que le système fonctionne. Soit elle en appelle au système pour lui procurer ses 500 signatures. Un choix cornélien pour celle qui prétend être la candidate qui s’oppose au l’UMPS, sigle dans lequel elle place tout le monde sauf elle-même, que son père appelait en son temps establishment.

 

À moins, bien évidemment, que Marine Le Pen ne récupère pas ses 500 signatures, estimant finalement qu’un "troisième tour" aux législatives était autrement plus rémunérateur qu’une défaite, fût-elle au mieux au second tour de la présidentielle, à raison de 1,63 euro par an et par voix récoltée.

 

Et à en croire Caroline Fourest qui rapporte que Carl Lang avait constaté sur le terrain que les maires qui avaient signé pour Jean-Marie Le Pen n’avaient toujours pas été approchés par l’équipe de la fille, il semblerait que Marine Le Pen ne fasse pas de la course aux signatures une priorité, et qu’elle ne se pressera pas outre mesure à solliciter le système. Le piège, alors, se refermera.

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 20:18

C’est à Roubaix qu’Eva Joly a tenu à faire rebondir une campagne qui s’enferre dans des scores faisant presque oublier qu’Europe Écologie fut à quelques voix près la deuxième force du pays il y a trois ans lors des Européennes.

 

Il est vain de s’attarder sur cette dégringolade abyssale, qui tient au moins autant au type d’élections, la présidentielle, qui n’a jamais réussi aux Verts, qu’au caractère la logique d’un parti qui, malgré un nouveau baptême, n’est jamais sorti de ses querelles d’appareil.

 

Eva Joly, le 3 février 2012 à Caen lors d'un meeting (B. GUAY/AFP)

Eva Joly, le 3 février 2012 à Caen lors d'un meeting (B. GUAY/AFP) 

 

Bien au contraire, il faut faire fi des postures et autres impostures que les uns prêtent aux autres pour ne s’intéresser qu’à la seule préoccupation que doit être celle d’un électeur à la veille d’une aussi grande échéance : le programme et ses valeurs. Et ce samedi fut l’occasion pour Eva Joly de présenter son programme précis.

 

Roubaix, un choix symbolique

 

Le faire à Roubaix avait une connotation particulière. Car Roubaix, ce n’est pas seulement la ville où les Verts sont dans l’opposition municipale alors que le PS est aux manettes… avec le MoDem. C’est aussi la ville qui a mis en lumière l’entrisme de l’intégrisme musulman comme le montrait une enquête édifiante de Marianne en 2006.

 

Caroline Fourest avait également esquissé ce clair-obscur dans la Tentation obscurantiste pour montrer notamment comment des cadres du Parti des Verts, jouaient malgré eux aux idiots utiles en cautionnant un islam non modéré et surtout hermétique à la laïcité.

 

Et parmi eux furent évoqués, dans l’essai de Fourest, Noël Mamère qui se faisait applaudir au congrès de l’UOIF, proche des Frères Musulmans, ou encore José Bové, dont les propos en retour d’un retour d’un voyage à Ramallah, participa sans ambigüité à la cabale conspirationniste qui visait à faire du Mossad l’instigateur des attaques des synagogues en France en 2006…  

 

Des souvenirs qui avaient d’ailleurs poussé le CRIF à refuser d’inviter Eva Joly à son diner traditionnel où Sarkozy et Hollande ont pu, à l’envi, redoubler d’appétence pour le clientélisme religieux.

 

Pourtant, à Roubaix, la candidate d’EEV fut muette sur la question du communautarisme ou de la laïcité. Et c’est même à se demander si les observateurs et les journalistes n’ont finalement retenu que cette introduction en cht’i qui fit le tour des rédactions sans susciter l’envie d’en revenir au programme.

 

Eva Joly salue Roubaix…en Ch’ti Vidéo LCIWAT sélectionnée dans Actualité

 

Une conception de la laïcité qui pose question

 

Il faudrait pourtant savoir : EEV ont-ils tiré toutes les leçons de leurs erreurs passées sur la question de la laïcité et du communautarisme ? Sont-ils revenus à davantage de prudence dans leurs liaisons dangereuses avec certaines franges de l’intégrisme qu’ils n’avaient pas su reconnaître ? Ont-ils pu prendre conscience que le multiculturalisme qu’ils défendaient était fondé sur d’incontestables bonnes intentions mais n’aboutissaient en réalité qu’à un affaiblissement coupable de notre laïcité ?

 

Si le discours de Roubaix ne fut pas l’occasion de le vérifier, le programme qu’Eva Joly dévoila et quelques prises de positions depuis quelques moins ont-elles pu nous renseigner sur le thème ?

 

Une première offensive fut lancée, voilà un an, dans les colonnes de Libération, co-signée par Esther Benbassa, qui entre temps est devenue députée, Noël Mamère et Eva Joly elle-même. Une tribune intitulée Manifeste pour une écologie de la diversité et qui en appelait à une laïcité raisonnée qui reconnaissait le différentialisme. Alors même que notre République est une et indivisible.

 

Et toujours cette fâcheuse manie de placer un épithète à notre Mère Laïcité. "Raisonnée" un jour, "ouverte" un autre.  Et le système d’intégration à la française, qui malgré ses dysfonctionnements a pourtant fait ses preuves, d’être battu en brèche : "Intégration, assimilation sont des mouvements venus d’en haut, autoritaires, ne prenant pas en considération les réalités humaines, et les dénigrant sous l’étiquette commode de communautarisme".

 

Un procès qui a provoqué une levée de bouclier, notamment chez les Universitaires, qui soulignèrent l'erreur tant philosophique que politique commise par nos cadres Verts.

 

Mais dans quelle galère Eva Joly s'était-elle embarquée, quand on sait que la véritable instigatrice de la tribune fut Esther Benbassa qui immanquablement fut la seule à réagir à la contestation. Esther Benbassa dont les prises de positions ont toujours fait couler beaucoup d'encre, qu'elles soient pour la Palestine ou contre l'Etat d'Israël, ou quand elle fait du Hamas, un parti simplement élu démocratiquement "quelles que soient par ailleurs sa nature et ses capacités élevées de nuisance"... Des opinions pour le moins tranchées et qui ne contribuent pas à lever les suspicions sur les Verts et les questions d'identité, de religion ou de communautarisme.

 

Lien de cause à effet ? Toujours est-il qu'Eva Joly se fit davantage discrète sur ces questions par la suite. Et ce n'est finalement qu'en janvier dernier, soit presque un an après, qu'elle fit sa sortie remarquée sur les jours fériés pour Laïd et Kippour. On en pensera ce que l'on en veut mais plus intéressante fut la réaction des Verts à celle de Laurent Wauquiez sur la proposition de la candidate écologiste. Ce dernier rappelant que "notre pays a des racines qui sont des racines chrétiennes", un communiqué des Verts rappelle fort à propos que le Ministre a une "conception singulière de la laïcité"... Mais juste parce qu'il en excluait le "judaïsme et l'islam", réduisant "l'Histoire de France à ses racines chrétiennes". 

 

Encore une fois, pour les Verts la loi de 1905 se résume à la liberté de culte, le second article, quand cette loi rappelle dans le premier que la République ne reconnaît aucun culte. Pas un, ni deux, ni trois. Aucun.

 

Reste alors pour se faire une idée le programme qu'a proposé Eva Joly à Roubaix et sobrement intitulé L'écologie, la solution. Un étrange programme à la vérité puisque les mots laïcité et religion en sont exclus. Un projet évasif sur ces questions où les Verts se savaient attendus. De quoi, en somme, ne froisser personne.

 

Un projet, et l'on n'en sait finalement pas davantage. Laissant les zones d'ombres et de flou. Chacun pourra ainsi y trouver son compte. Une habitude dans un parti où d’un côté on milite pour le mariage gay et de l’autre on flatte certains communautaristes qui n’ont fait ni des droits des femmes et encore moins des homosexuels une priorité…

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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 20:18

Trop, c’est trop. On peut rire évidemment de tout. Pas avec tout le monde, ajoutait Desproges. Mais pas seulement : pas n’importe comment, non plus. Et cette fois-ci, les Guignols sont allés loin, beaucoup trop loin, avec un sketch mettant en scène Rafaël Nadal, alors même que Contador estsous les feux des projecteurs suite à sa suspension de deux ans.

 

Rafael Nadal en conférence de presse le 28 janvier 2012 - Open d'Australie (Rick Rycroft/SIPA)

Rafael Nadal en conférence de presse le 28 janvier 2012 - Open d'Australie (Rick Rycroft/SIPA) 

 

Une nouvelle affaire qui fait légion dans le cyclisme, où le dopage tient davantage à une sorte de sinistre culture qu’à une culture de type nationale, et ibérique en particulier. A ce que je sache ni Pantani, ni Virenque, Ni Ullrich, ni Armstrong, ni Vinokourov , ni,Museeuw,  ni Rusmsas (liste non exhaustive) ne sont Espagnols.

 

Mais qu’à cela ne tienne. Faisons feu de tout bois et gaussons-nous en accusant sans preuve. Après tout, la personnalité préférée des Français avait déjà montré la voie en publiant sa honteuse tribune dans le Monde sur la potion magique, étayant sa fine argumentation sur les comptoirs des troquets, dixit Noah lui-même. Alors les auteurs des Guignols n’y sont pas allés avec le dos la cuiller :

 

Nadal pisse dans le réservoir Vidéo snoopyves1 sélectionnée dans Actualité

 

Le message est on ne peut plus clair, à en croire le sketch : Rafaël Nadal est tout bonnement dopé. La blague pourrait ne poser aucun problème si le numéro 2 mondial avait été pleinement impliqué dans une affaire. Manque de chance, l'Espagnol n’avait eu que son nom cité dans l’affaire Puerto, vieille de 6 ans, à une époque où il n'avait pas encore conquis les cimes du tennis Mondial. Et avant même que la justice n'ait pointé le bout de son nez… Évidemment, cette "citation" n’avait pas été suivie de la moindre suspicion (je ne parle même pas d’inculpation).

 

Que lui reproche-t-on alors ? D’avoir gagné six fois Roland Garros ? De rivaliser physiquement avec Djokovic ? De fonder son jeu sur un puissant physique ? Ou alors d’être espagnol ?

 

Depuis quand les caricaturistes se substituent-ils au Tribunal arbitral du sport ? Encore une fois, s’il était impliqué dans une affaire, Rafaël Nadal n’aurait rien eu à redire, comme à l’époque Richard Virenque, ou même Richard Gasquet qui avaient eux aussi, subi les affres des humoristes. Mais cette fois-ci, Les Guignols, qui avaient pourtant de quoi faire pour étayer leur dossier sur le sport espagnol, ont choisi de s’attaquer à une personne, qui à l’exception notable des conversations qui alimentent les piliers de comptoir, est au-delà de tout soupçon.

 

L’affaire a bien évidemment rapidement traversé les Pyrénées. Le premier concerné a cru bon de devoir se justifier (ce qui est sans doute une erreur de communication…) puisqu’il a affirmé : "C'est triste de subir une telle campagne contre quelque chose qui a coûté tellement d'efforts. Il n'a jamais été question de pilules, de seringues ou de quoi que ce soit de ce genre, je peux vous l'assurer."

 

Le dauphin de Novak Djokovic n’est pas dupe, et sait que les Guignols n’agissent pas seuls : "Je ne crois pas, non plus, que ce soit une attaque contre moi ou contre quelqu'un d'autre en particulier, mais contre l'Espagne en général. ce n'est pas seulement Canal+ qui s'y livre, il y a aussi d'autres médias (français)".

 

La polémique a même enflé quand le gouvernement espagnol est lui-même monté au créneau. Au point de brandir protestations et même plainte en guise de représailles…

 

Avant que l’affaire ne prenne un tour diplomatique, ne faudrait-il pas s’intéresser aux nombreux cas qui ont secoué la France et notamment au cas de Patrice Ciprelli, dont la mise en examen est en passe faire tomber un mythe à la peau dure ? La France, le pays irréprochable dans sa lutte contre le dopage… En tous cas, il ne fait plus aucun doute qu’il est le plus arrogant dès qu’il s’agit d’en parler.

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 20:17

Quel avilissant spectacle que celui que nous offrent en boucle les chaînes d’information continue qui font d’une poignée de mains et de quelques phrases échangées, et tellement préparées, un moment d’exception. Et l’organisateur de se réjouir sur iTélé que le CRIF gardera longtemps en mémoire ce doux moment avant que la campagne ne fasse rage.

 

Oubliées pour un soir, les polémiques entre ceux qui cautionnent la politique de la prostitution électoraliste pour rabattre les électeurs engagés dans la Marine, et les effarouchés qui n’ont rien trouvé d’autre pour répondre (à ce qui n’aurait mérité que le mépris du silence) que de brandir les assimilations grossières au nazisme, n’en déplaise à des commentateurs qui décidément, manquent cruellement d’objectivité.

 

Sarkozy et Hollande au diner du CRIF

François Hollande venant saluer Nicolas Sarkozy lors du diner du CRIF, le 8 février 2012. (CHRISTOPHE GUIBBAUD/SIPA)

 

Petits problèmes de neutralité...

 

On s’esbaudit à qui mieux mieux de voir les deux favoris déclarés des sondages s’inviter au dîner du CRIF, le Conseil représentatif des institutions juives de France ! Le même Nicolas Sarkozy qui avait provoqué un désordre sans précédent en voulant organiser l'inopportunément nommé débat sur la laïcité, dont les oripeaux sémantiques cachaient mal ses griefs envers l’islam. Le même François Hollande qui au Bourget avait déclaré avec gravité vouloir placer dans la Constitution française la loi de 1905 de la laïcité, qui martèle que la République ne reconnaît aucun culte.

 

Et l’on ne peut pas dire que le CRIF fasse dans la neutralité, notamment quand il se refuse à inviter Eva Joly, et le fait savoir au nom du passif des Verts sur la question israélienne. Il faut dire qu’entre José Bové, futur député européen, qui au retour d’un voyage de Ramallah en 2006 avec Thierry Messant suspectait à demi-mot le Mossad d’être l’instigateur des profanations des synagogues, comme le dénonçait Caroline Fourest dans "La Tentation Obscurantiste", ou encore Alima Boumediene-Thiery, qui fut sénatrice d’EELV, qui demanda le boycott des produits israéliensau point de déclarer dans la presse algérienne que "le lobby sioniste n’a pas à faire sa loi en France", les Verts n’ont pas toujours été exempts de tout reproche.

 

Question laïcité et neutralité chez les Verts, on repassera. D'autant que l’on n’oublie pas que les frères Cohn-Bendit applaudissaient la désobéissance civique des jeunes collégiennes voilées, et que les députés de la même couleur ont refusé de voter la loi sur la dissimulation des visages dans l’espace public avant qu’Eva Joly ne propose de légiférer pour accorder des jours fériés pour Kippour et Laïd.

 

Un coup médiatique réussi

 

Mais la question n’est finalement pas de savoir si Messieurs Nicolas Sarkozy et François Hollande, en leur qualité de citoyen, ont le droit de participer à titre personnel au dîner du CRIF, mais si leur présence est particulièrement bienvenue alors que l’on est à trois mois de la présidentielle.

 

Au-delà de l’épineuse question de la laïcité, l’on voit bien que celle du clientélisme est particulièrement importante et l’on se doute bien des interrogations nombreuses que cette participation va engendrer. Et après l’électorat arménien, l’électorat juif… Bientôt ce ne sera plus l’élection du président de la République mais l’élection du médiateur des communautés de France.

 

Et le pire dans l’histoire, c’est que et François Hollande et Nicolas Sarkozy auront réussi leur coup. Non pas vis-à-vis de l’électorat juif, si tant est qu’il en existe un qui vote comme un seul homme, mais davantage leur coup médiatique. Tous les journaux ce matin ne parlaient que de "ça" :

 

 

Opération réussie : les deux grands adversaires du bipartisme se saluent avant le combat de boxe. Et dire que certains analysent avec le plus grand sérieux que les deux plus exposés médiatiquement sont ceux qui voient leurs intentions de vote progresser ! Quelle puissance dans l’analyse !

 

Et pendant ce temps là, bien évidemment, le CSA publie son rapport mensuel constatant que sur France 2, la chaîne qui consacre le plus de temps à la politique, et de loin (presque 11heures pour ses émissions d'information contre par exemple mois de 1h15 pour TF1 ou encore moins de 32 minutes pour M6 pour le mois de janvier), Hollande et Sarkozy totalisent à eux deux plus de 60% du temps d’antenne au grand mépris de l’ensemble des candidats.

 

Le même CSA comptabilisera-t-il "l’image" du CRIF qui ne parlait pas de la présidentielle à proprement parler ? Au royaume des aveugles les borgnes sont les rois. 

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 10:42

Lundi soir, la prestigieuse cérémonie des Laureus World Sports Awards a récompensé à Londres le meilleur sportif de l’année. And the winner is : Novak Djokovic. Le Serbe a en effet été préféré à Lionel Messi, Sebastian Vettel ou encore Usain Bolt, contrairement à l’Equipe qui lui avait incompréhensiblement préféré en décembre dernier le buteur du Barça.

 

Pourtant, qu’aurait pu faire de mieux Novak Djokovic qu’en cette saison 2011 ? Auteur d’un petit chelem (Australie, Wimbledon, US Open), il a conquis les 5 premiers Masters 1000 de la saison (faisant l’impasse sur Monte Carlo qui ne fait plus partie des tournois obligatoires), échouant en finale dans le 6ème après abandon face à Murray. Ce faisant il a enfiler comme des perles les victoires avec un joli collier final de 41 victoires consécutives, à un rang de la série de McEnroe réalisée en 1984, dans un contexte concurrentiel  moins relevé.

 

D’aucuns pensent que Djokovic a bâti la plus belle saison qu’un joueur de tennis ait joué, chez les hommes en tous cas, car il sera difficile de faire mieux que Steffi Graf en 1988, qui boucla un grand chelem assorti d’une médaille d’or olympique, mais la concurrence de l’époque, même enrichie d’une Evert et d’une Navratilova vieillissantes fait pâle figure au regard du Big four actuel.

 

On pourrait tout de même nuancer le propos en rappelant que les trois petits chelems de Federer ont été embellis d’une victoire finale aux Masters, qui réunit les 8 meilleurs mondiaux de l’année, épreuve où le Serbe est arrivé exténué, chutant dès les matchs de poule.

 

Pour autant les dithyrambes fleurissent et les louanges ne sont pas exclusives : c’est tout le Big Four qui est encensé, à savoir, après le Serbe, Rafaël Nadal, Roger Federer et Andy Murray, qui ont raflé toutes les finales et les demi finales, à l’exception notable de Tsonga à Wimbledon qui a grillé la politesse à sa Majesté Federer et David Ferrer en Australie qui a profité d’un Nadal diminué physiquement. Une razzia qui s’est complétée des 9 Masters 1000, les tournois les plus importants de l’année, tous remportés par le Big Four (5 pour Djokovic, 1 pour Nadal, 2 pour Murray et 1 pour Federer) et bien évidemment la victoire aux Masters du Suisse. On avait jamais vu pareille hégémonie partagée sur le circuit.

 

Enamouré, le nouveau président de l’ATP s’est même laissé allé à une confidence que beaucoup partagent : 

« Ses exploits sont d'autant plus incroyables car Novak les a réalisés en évoluant parmi des joueurs talentueux. Peut-être la meilleure génération que le tennis ait connue. »

 

Alors, le nouveau boss de l’ATP voit-il si clair quand il parle de la meilleure génération que le tennis ait connu ? Les chiffres donnent le vertige mais il y a pourtant un fait que beaucoup de personnes oublie : les conditions de jeu ne sont plus aussi difficiles qu’autrefois.

 

Et il n’est pas question ici de parler sur l’évolution du matériel puisqu’il va sans dire que chacun profite de la même avancée technologique. Il est simplement question des surfaces qui ont eu tendance à s’uniformiser. De fait, le jeu s’est considérablement ralenti au fil des ans, rendant les contre-attaquants Djokovic, Nadal et Murray, les maîtres multi-surfaces, ce qu’ils auraient bien eu du mal à incarner il y a deux ou trois décennies.  Leur domination s’explique au moins autant par leur talent singulier, leur travail acharné, que par le fait que les terrains, tous les terrains favorisent à présent leur type de jeu.

 

Wimbledon, le Temple, comme l’appelle les spécialistes en est l’illustration la plus frappante et qui parlera même au plus profane.

 

En 2001, alors que le gazon restait encore la surface la plus rapide du monde, la légende Pete Sampras affronta dans un match de Titan, un petit jeune plein de promesses, un dénommé Roger Federer, plus connu alors pour ses jets de raquette, et un orgueil qui n’avait d’égal que le talent. Le match fut sublime entre ces deux attaquants qui se ruèrent au filet pendant plus de quatre heures :

 

Sept ans plus tard, Le même Federer, qui domine ses pairs depuis 4 ans, affronte son challenger qui se jour-là va le faire tomber de son trône, le coupant dans son espoir de remporter un sixième titre consécutif sur le gazon. Observez la nature des échanges qui émaillent ce tie-break d’anthologie.

 

Le jeu au filet a quasiment disparu pour laisser place à des échanges de fond de court. Même l’autochtone Andy Murray le reconnait : le gazon peut parfois avec certaines conditions climatiques devenir la surface la plus lente qui soit. Un comble pour celle qui fut jugée comme la plus rapide et la plus fusante du circuit.

 

D’ailleurs anecdote qui ne trompe pas : auparavant, à la fin du tournoi de Wimbledon, l’herbe avait complètement disparu dans la route qui menait au filet, là où les attaquants chevauchaient pour claquer leur volée et profiter ainsi pleinement de la rapidité du jeu. Aujourd’hui, seule la zone de fond de court est complètement cramée par les incessants aller-retour. Incroyable renversement de situation.

 

 

La conséquence de ce ralentissement qui touche également le ciment de l’US Open et l’Open d’Australie qui a lâché le rebound ace pour une surface autrement plus lente est la consécration d’un seul prototype de joueur, le contre-attaquant, qui a transformé le tennis en une bataille de fond de court, Federer devant lui-même modifié son jeu pour rivaliser avec ses concurrents. Le Big Four brille en réalité sur une seule filière qu’il décline à l’envi, quelle que soit la surface. Les serveur-volleyeurs est devenu un dinosaure après le cataclysme des surfaces.

 

Pourtant à Doha, on a aperçu du bout de la lorgnette une opposition de style entre la filière d’un passé nostalgique et celle plus moderne et plus stéréotypée, quand, après le forfait de Federer, on proposa en compensation un spectacle singulier entre une ancienne gloire du tennis, adepte du service-volée, Stefan Edberg et Jo-Wilfried Tsonga qui gagnera le tournoi le lendemain. Certes, Tsonga a certainement été moins concentré et moins appliqué à faire valoir toute sa puissance afin d’offrir un spectacle équilibré mais force est de constater que ces types d’échanges rafraichissent quelque peu l’œil du spécialiste.

 

 Tsonga - Edberg : le best of

 

Alors s’il parait bien difficile dans la modernité uniforme des tennis proposées, d’affirmer sans ambages que les tennismen actuels représentent la génération la plus talentueuse de tous les temps, on peut tout de même leur donner du crédit, et non des moindres : jamais la rivalité entre quatre joueurs n’aura été aussi grande. Et le spectacle est tout de même éblouissant en termes de qualité technique. Tout le reste n’est que vaine littérature pour alimenter le débat des spécialistes. Ne boudons pas notre plaisir.

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 20:16

D’expérience, l’on sait que les présidentielles aboutissent rarement à de véritables débats d’idées. Les candidats s’adonnent que trop rarement au jeu du débat, et les soliloques se déclinent, les uns après les autres, s’interpelant parfois, au détour d’une remarque mesquine ou d’une critique.

 

Harlem Désir lors d'une cérémonie d'hommage à Danielle Mitterrand à Paris le 24 novembre 2011 (NIVIERE/SIPA)

Harlem Désir lors d'une cérémonie d'hommage à Danielle Mitterrand à Paris le 24 novembre 2011 (NIVIERE/SIPA).

 

Il n’en demeure pas moins que cette élection reste tout de même un des moments privilégiés de la vie démocratique puisqu’elle permet de confronter des idées, des programmes et des projets de société pour la Nation. Même si l’envie irrésistible de gagner raréfie les moments de lucidité qui font reconnaître à ses adversaires de bonnes initiatives, au moins le citoyen a-t-il le loisir de comparer les programmes par le menu pour se faire une idée. A condition, bien évidemment qu’on lui donne les moyens de se faire son opinion.

 

Samedi dernier, Harlem Désir était invité à se positionner par rapport aux orientations de François Bayrou sur l’éducation. On peut être en désaccord profond sur son projet éducatif, comme "Libération" qui a ironisé sur son caractère "old school" ou encore les rédacteurs du Café pédagogique, qui voient leur petite boutique d’apprentis sorciers Mérieuistes mise en danger (en lisant d’ailleurs assez mal les propositions de François Bayrou... un comble pour ceux qui prétendent défendre l’école). Au moins, opposent-ils leurs propres convictions pour argumenter.

 

Mais celui qui fut le secrétaire du PS par intérim, quand Martine Aubry œuvrait durant la primaire, a offert au débat politique une réponse aride, stérile, et bien indigne surtout quand on évoque un débat aussi essentiel que l’éducation, la sève qui coule dans les racines de la Nation future :

 

"François Bayrou entretient une ambiguïté mensongère : en qualifiant le projet de François Hollande de ‘catastrophe’, le président du MoDem montre surtout qu'il est UMP-compatible".

 

Et Harlem Désir d’enchaîner :

 

"François Bayrou propose d'installer le verbe ‘instruire’ dans la campagne présidentielle, il pourrait aussi y mettre le verbe ‘choisir’ : s'il y a bien un sujet sur lequel on ne peut pas renvoyer la gauche et la droite dos à dos aujourd'hui, c'est l'Education !"

 

Et "Le Parisien" de finalement titrer au plus juste la pensée d’Harlem Désir : "plutôt qu’'instruire', Bayrou devrait mieux de 'choisir' son camp".

 

Des idées, un projet pour l’école, des orientations pédagogiques ? Que nenni ! Harlem Désir reproche à François Bayrou de penser du mal du PS et de ne pas savoir trancher entre PS et UMP. L’un tue l’économie française, quand l’autre tue l’esprit français. Et l’on demande de se satisfaire de cette alternative ?  La peste et le choléra.  

 

Honni soit celui qui refuse de prendre parti dans ce monde bipartite. C’est blanc ou noir, pile ou face, vrai ou faux. On choisit un parti et on avisera ensuite le projet. La forme doit primer sur le fond. Ubuesque.

 

Et pour cause : que propose le PS dans son programme décliné en 60 points pour l’école malgré les promesses envoyées à la France entière ? RIEN ! Absolument rien si ce n’est 60.000 postes dont on ne sait comment ils seront redéployés, puisqu’il y aura nécessairement un ou plusieurs ministère(s) qui payera la note.

 

Rien sur la pédagogie. Rien sur la manière de refaire de la France un fleuron du savoir et de la culture. Tout en laissant comprendre que les missions de l’enseignant seront revues, c’est-à-dire que l’on reviendra sur les 18h devant les élèves, ce qui revient à dire que la crise du système éducatif est entièrement imputable aux professeurs.

 

Qu’on se le dise, l’école est la grande oubliée du programme du PS.

 

On a donc enfin l’explication sur "le changement" scandé par François Hollande pour la campagne. Et ceux qui avaient cru en un changement de société se sont donc trompés. Lourdement. Le programme de Hollande, c’est la victoire de la gauche. Un peu faible en ces temps de crise. Et drôlement creux pour celui qui aspire à la présidence de la République.

 

Martine Aubry avait cru bon de dire que François Hollande, c’était la gauche molle. Mais aurait-elle imaginé que certains iront au-delà au point de penser que François Hollande c’est la gauche vide ?

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 20:16

Produire et instruire. L’adage avait été annoncé en grandes pompes en prenant de court tous ses concurrents encore en vacances dans un livre "2012 État d’Urgence" publié en plein mois d’août, sous la forme d’une promesse de candidature. Un livre-projet qui annonçait les deux thèmes majeurs sur lesquels le Béarnais allait articuler sa campagne. Le "produire" avait légitimement ouvert le bal, crise oblige, François Bayrou donnant même le rythme, chacun devant répondre à sa proposition du "made in France " qui a tant fait parler.

 

François Bayrou à la maison de la chimie à Paris le 15 janvier 2011 (T. SAMSON/AFP)

François Bayrou à la maison de la chimie à Paris le 15 janvier 2011 (T. SAMSON/AFP)

 

Place aujourd’hui à l’école, l’autre crise majeure française. Une école qui reste LA grande victime de l’hydre bipartite : un enfant barbare a décidé de lui faire la peau à ma droite, et des parents indigents et peu concernés préfèrent la couvrir de cadeaux financés par une carte de crédit qui a déjà explosé son plafond plutôt que de lui apporter l’attention nécessaire sur ma gauche.

 

Triste bilan pour une France qui lui consacre pourtant près d’un quart de son budget  pour des résultats qui comparativement la classent parmi les cancres de l’OCDE. Inique et indigne. 

"Les blessures à l’école, ce sont des blessures à la République ", analyse avec justesse le candidatFrançois Bayrou à la tribune, samedi, à la Maison de la Chimie, où il avait donné rendez-vous aux Français pour réfléchir sur l’épineuse question éducative.  

 

Bayrou, chouchou des enseignants


L’homme était attendu sur la question. Celui dont on dit qu’il murmure à l’oreille des enseignantsn’est pas sans savoir que la profession l’avait massivement soutenue en 2007, comme il le rappelait dans "2012 Etat d’urgence".

 

Surtout depuis que l’on sait que l’on n’a plus rien à attendre de la droite sur un remède miracle, elle qui s’entête à administrer de la mort-aux-rats à haute valeur mortifère (66.000 suppressions en 5 ans, disparition de l’Histoire en terminale S, disparition de la formation initiale des enseignants).

 

Surtout aussi depuis qu’elle sait que le candidat François Hollande a estimé que l’éducation n’était qu’une question de moyens, et que même sur ce thème, il est passé en dose homéopathique.

 

Que propose donc François Bayrou ?


18 heures et pas davantage ! On se souvient que Ségolène Royal en 2007 avait fait une sortie remarquée sur le temps de travail des professeurs.

 

Sego education nationale par pasvualatv

 

Cinq ans plus tard, on en parle à mi-mots… mais on n'en pense pas moins. François Hollande, tout comme Martine Aubry lors de la primaire, et Bruno Julliard chargé de l’éducation au PS ont promis de revoir les missions de l’enseignant, notamment le temps de présence des enseignants dans les établissements. Pour François Bayrou, c’est NIET : "Peut-on comprendre qu’un enseignant ne voit pas juger sa mission au seul contact des enfants ou des adolescents ?" Puis Bayrou d’accuser ceux qui mettent en accusation le temps de travail des professeurs, en affirmant qu’ils ne " tiendraient pas deux heures en face d’une classe de collège ".

 

Il ne touchera pas aux horaires des enseignants

 

L’orientation est claire et iconoclaste à l’égard de ce que propose tous les autres candidats : "Je ne suis pas pour qu’on remette en cause le décret des années 1950 qui définit le statut des enseignants."  C’est le SEUL à le garantir.


La reconstruction d’une année de la formation des enseignants et une évaluation qui doit restée en l’état, à savoir 40% pour le chef d’établissement et 60% pour les inspecteurs. Ceux qui pensaient qu’il fallait impérativement faire grève pour prendre position en seront pour leurs frais.


D’abord les bases et les bases d’abord ! Un virage à 180° puisque, jusqu’à présent, le socle commun des compétences et des savoirs, que vante tant François Hollande dans son projet, mélange savoir-faire et savoirs, privilégiant mêmes les premiers comme arbre qui cache la forêt. Et ici, point d’incantation en guise de programme : l’étude du français et de la langue reprendront la place qu’elles n’auraient jamais dû perdre : 50% du temps du temps scolaire de la primaire leur seront consacré. Voilà le remède de cheval qui est proposé : 

 

"La clé de la réussite, de l’égalité des chances, à l’école comme dans la vie, c’est la langue", rectifie François Bayrou, souhaitant arrêter la folle idée que donner sa chance à tous c’était avoir de moindre exigences. Philippe Mérieu aurait-il eu quelques migraines samedi matin ?


La sanctuarisation des moyens

 

François Bayrou l’a répété comme étant une évidence : "La question des moyens n’est pas la question clé." Aussi, l’annonce de la création de postes comme clé de voûte du rétablissement de notre école n’est au mieux que de la démagogie, au pire qu’une énième course effrénée vers un endettement qui plus est stérile en termes de résultats.

 

Pour le Béarnais, "le maintien des moyens existants (…) sera un grand effort pour la Nation". La priorité sera à la rationalisation des moyens : "Il faut penser le nombre d’élèves par classe en fonction de la réalité de la classe." 


D’autres orientations ont été évoquées, comme le refus de faire du gouvernement, ou du président de la République, le juge arbitre des méthodes d’apprentissage, la réflexion sur les rythmes scolaires, l’école du soir tenue non pas en demandant encore plus d’heures aux enseignants mais en offrant des bourses de tutorat aux étudiants, la création d’un baccalauréat d’excellence générale à la fois littéraire et scientifique pour refaire de l’excellence une priorité de l’école publique, et, pour les autres, la transformation de la classe terminale en propédeutique à l’université.

 

Une salle de classe dans le Nord, le 5 décembre 2011. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

Une salle de classe dans le Nord, le 5 décembre 2011. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

 

Penser à l'enseignement public


Mais la plus belle des réponses, François Bayrou l'a apportée à tous ceux qui, faute d’idées, faute de consistance dans leur programme, faute d’intelligence dans les propositions, ont voulu faire de l’ancien ministre de l’Éducation, l’homme qui favoriserait l’enseignement privé au détriment du public. La raison de cette agitation ? Une affaire, vieille de plus de quinze ans, et sur laquelle il a reconnu maladresse et formulé mea culpa, à savoir la réforme de la loi Falloux, que ses contradicteurs agitent comme un chiffon rouge.


"Nous devons reconstruire en pensant d’abord à l’enseignement public. Je considère l’enseignement privée et d’abord l’enseignement privé sous contrat, comme faisant partie intégrante de l’éducation nationale. Mais ma préoccupation est aujourd’hui encore davantage tournée vers l’enseignement public."


Et l’ancien ministre de l’Education de conclure : "L’éducation nationale ne peut pas perdre indéfiniment ainsi, en statut et en reconnaissance."


Qu’on se le dise, François Bayrou est le SEUL à non seulement donner des orientations sur une réforme pédagogique en remettant la transmission du savoir au cœur des missions de l’Education Nationale, en ne faisant pas de moyens l’alpha et l’oméga de bien-être des enseignants tout en garantissant de ne pas perdurer la stigmatisation sur leur temps de travail, comme c’est le cas depuis Allègre, ministre de gauche, Ferry, Darcos et Chatel, Ministre de droite.

 

Et tous ceux qui le veulent, de Hollande à Sarkozy, pourront toujours le rejoindre sur ses positions. Mais qui ne sait que ces consensus reviendraient, pour certaines des propositions, à se renier un peu.

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 20:15

C’est devenu un hymne à la mode. Que tout l’UMP reprend en chœur et à l’unisson. Je ne parle évidemment pas d’un nouveau lip daub’, après celui dont il nous avait gratifiés il y a deux ans et après le misérable clip proposé par les hollandais, mais d’un refrain que tous les membres de la droite chantonnent dès qu’un micro se présente à leur bouche : "François Bayrou est de notre famille."

 

François Bayrou, candidat MoDem à l'élection présidentielle 2012, se rend à Sully-sur-Loire, dans le Loiret, le 16 décembre 2011 (CHAMUSSY/SIPA)

François Bayrou se rend à Sully-sur-Loire, dans le Loiret, le 16 décembre 2011 (CHAMUSSY/SIPA)

 

Drague généralisée autour du candidat Bayrou

 

Ah ! Comme dans les vraies familles, on aime se réunir lors des grandes occasions, autour de grandes tablées, même si la veille on s’est disputé âprement avec sa vieille tante ou que l’on appelle cousin une vague connaissance. "Paix générale cette fois / Je viens te l'annoncer ; descends, que je t'embrasse". On rejoue La Fontaine et on suggère une alliance "naturelle".


Il faut dire que toute la "famille" y est allé de bon cœur : JuppéWauquiezGuéantBaroinRosso-Debord… cette dernière allant même jusqu’à déclarer ce mercredi 1er février, interviewée par les équipes de Canal et iTélé suite à l’annonce du projet économique de François Bayrou, que ses propositions étaient très proches de celles que l’UMP préconisait. Gonflée !


De l’autre côté, chez les hollandais, on change de discours comme de chemise. Il faut dire qu’après la création de 60.000 postes de professeurs, puis la création de 60.000 postes dans l’enseignement, et au final un redéploiement de 60.000 postes au profit de l’éducation, l’humeur est à l’évolution. Il y a peu, on évoquait un François Bayrou dans un gouvernement de gauche. Puis on décida de le laisser au centre. Mais au diable l’avarice, pourquoi en faire si peu, quand on peut placer le bougre à droite !

 

Et comment s’étonner de cet accord parfait sur la question avec l’UMP quand on sait que Bruno Le Roux, porte-parole de François Hollande, déclarait cette semaine : "La période qui vient de s'écouler a rebipolarisé (sic) le débat. On revient à un duel Hollande-Sarkozy, quand ces derniers temps certains commentateurs avaient trop facilement installé un match à quatre."


Amis du manichéisme, vous voilà rassurés. L’hydre bipartite renait de ses cendres tel un Phénix ! Alors pourquoi marteler ce qui finalement serait une évidence à les entendre de concert ? Quelle stratégie se cache derrière ce pilonnage d’un enfermement de Bayrou à droite ?


A gauche, l’équation est assez simple : François Bayrou piétine les plates-bandes de François Hollande et prend quelque peu sur l’électorat centre gauche du PS. En droitisant Bayrou, l’équipe de François Hollande espère bien récupérer ce manque à gagner pour garantir le premier tour. Mais l'objectif prioritaire est surtout d'empêcher Bayrou d'atteindre le second tour, là où il serait un candidat autrement plus redoutable que le Président sortant. Ce que confirme Laurent Neumann, rédacteur en chef de "Marianne", qui évoque à mots couverts les sondages commandés en interne dans les QG des deux principaux favoris :

 

Sondages second tour : Bayrou vainqueur dans... par buildfreedom

 

Le candidat MoDem : un important réservoir de voix


Pour autant, la partie est loin de se résumer à une caricaturale attaque à tout va à l’encontre de François Bayrou, qui semble se diriger, quoi qu’il arrive vers un score à deux chiffres. Car il faudra bien, tôt ou tard, rassembler les électeurs, ou pour le moins la majorité d’entre eux autour de la candidature de François Hollande. Et même dans les meilleures prospectives, l’association des voix de Hollande, Mélenchon et Joly dépasse à peine les 40%...


A droite, c’est encore plus étriqué. François Bayrou doit être ramené dans le "giron familial". Quitte à laisser quelques circonscriptions en offrandes. Un piège gros comme une maison qui ne dupe personne et agace même sérieusement le Président du MoDem. A quoi joue l’UMP ? Sa stratégie s’échafaude sur les deux tours.

 

Concernant le premier, il convient de dire que François Bayrou et l’UMP sont sur la même longueur d’ondes et finalement, quitte à voter pour le même programme, autant voter pour le candidat sortant. Très habile : nous invitons donc Nicolas Sarkozy à se déclarer pour le vote des étrangers aux élections locales, pour l’homoparentalité, et bien évidemment pour la proportionnelle aux élections législatives. Vous verrez très vite que les barons de l’UMP ne se trouveront tout d’un coup plus autant d’accointances avec le Béarnais…


L’autre partie du plan réside dans le report de voix au second tour. En adoucissant sa voix, l’UMP veut voir dans l’électorat du Béarnais un apport de voix dont elle a désespérément besoin, celles du FN risquant de s’éparpiller en cas de non-qualification de sa candidate entre l’abstention et l’anti-sarkozysme primaire… Mais comme le rappelait François Bayrou en décembre dernier, certains ont une vision de la famille… recomposée.

 

La danse du ventre de l'UMP par snoopyves1

Pour être au centre, il faut être indépendant

 

Il est vrai que les choses sont différentes avec Dominique de Villepin, qui même au plus fort de la lutte, rappelait dès 2010 à quelle famille il appartenait envers et contre tous…


Le hic, c’est bien évidemment que François Bayrou a définitivement rompu avec cette famille. Une scission qui remonte à 2002, quand Jacques Chirac s’est assis avec arrogance et fracas (au point de ne pas toujours surveiller son langage…) sur les sensibilités qui formaient la pluralité politique de ce pays.

 

Depuis 2002, l’UMP a surtout permis au centre de quitter son hémiplégie droitière pour s’émanciper et véritablement prendre son indépendance. Il y a bien évidemment eu quelques Tartuffe qui ont gâché la fête en voulant s’inviter au festin des centristes, par pure opportunisme, et qui ont rejoint des banquets plus appétissants encore. Mais ceux qui sont restés ont le cuir épais, et surtout tous ceux qui ont tant souffert d’être du MoDem sous l’ère Sarkozy. Le MoDem n’est assurément pas de droite. Ni de gauche d’ailleurs.

 

François Bayrou au forum de la fondation Abbé Pierre, le 1er février 2012 (AFP PHOTO / FRED DUFOUR)

François Bayrou au forum de la fondation Abbé Pierre, le 1er février 2012 (AFP PHOTO / FRED DUFOUR)

 

Le MoDem refuse de s’inscrire dans cette vision partisane, stérile et futile, qui complait ceux qui aiment le jeu des chaises musicales, parce qu’à ce jeu, si vous perdez à une élection, vous vous rattraperez dans une autre. Et ce n’est pas Rachida Dati et Jack Lang qui diront le contraire, pour citer deux des représentants les plus symptomatiques de ce mal français.


Mais le plus grave dans tout cela, c’est que dans ce joyeux tumulte, où UMP et PS s’accordent comme larrons en foire, les uns en préférant le Président comme adversaire, et les autres en souhaitant un syndrome "jospino-ségolien" s’abattre sur François Hollande, il y en a une qui à chaque sortie abêtissante de ces joutes bipartites, engrange à n’en plus finir des voix. Classez, posez des étiquettes, mêmes les plus funambulesques sur tout le monde, et c’est la génitrice de "l’UMPS" qui triomphera. Et là, c’est sûr, ce ne sont pas les mêmes qui rigoleront

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 20:27

Quel tour de force réussi ce dimanche ! Et devant les caméras qui plus est ! Un public enamouré qui n’en finit plus d’admirer l’artiste. Un verbe saillant, un rôle de composition, quelques boutades bien senties… Il n’y a pas à dire, dimanche, c’était le grand spectacle.


Mais si vous pensiez que je parlais de notre cher président, je pense qu’il y a méprise. Non, j’évoquais la prestation hors-norme d’une autre présidente, à l’électorat plus modeste (du moins, souhaitons-le…) qui a fait montre d’un talent digne des meilleures comiques que compte l’Hexagone, j’ai nommé Marine Le Pen. 

 

Marine Le Pen lors de son meeting à Perpignan, dimanche (AFP/ROIG)

Marine Le Pen lors de son meeting à Perpignan, dimanche (AFP/ROIG).

 

Silence dans la salle. Et oui, je vous comprends : il y a de quoi avoir peur ! Un nez rouge sur des idées brunes…  De quoi rire jaune en somme.


Finies les prestations scandées au micro et lues à la limite du déchiffrage. Marine Le Pen a décidé de renouer avec le Front familial, avec un patriarche qui déjà s’adonnait à des performances de tribuns qu’il est impossible de lui contester. Mais elle a décidé de mettre au cabinet (pour reprendre le bon mot d’Alceste du Misanthrope à propos du sonnet d’Oronte) les harangues dithyrambiques et la sémantique du style Troisième… R…épublique (oh les coquins qui imaginaient…) du Papa pour se vêtir des oripeaux de la comique que l’on invite (com)plaisamment le dimanche après midi sur le service public. Faites entrer l’artiste !

 

 

Marine Le Pen, ze one woman show Vidéo snoopyves1 sélectionnée dans Actualité

 

Ah ! Incontestablement, on reconnaît la patte d’une Muriel Robin ou d’une Florence Foresti des grands jours ! La voix minaude avant de devenir rauque pour engendrer les rires gras de toute l’audience. Le mimiques ne sont pas en reste pour accompagner le verbe. Et la métaphore se file avec l’adresse des funambules… Car, elle n’est pas immobile. Loin s’en faut. Et se meut avec dextérité pour apprivoiser les planches en véritable bête de scène :

 

 

Marine sans pupitre Vidéo snoopyves1 sélectionnée dans Actualité

 

Sans pupitre vous disais-je. N’est-ce pas là, la naissance d’une star ? Et puis, point de sclérose en ne s’inspirant que des mêmes Muses. Quand Florence et Muriel ont épuisé leur pouvoir, place aux imitatrices. Qui de Liane Foly ou de Sandrine Alexi faut-il ici voir un hommage ?

 

 

Marine imitatrice Vidéo snoopyves1 sélectionnée dans Actualité

 

Et puis, on convoque les mainstream… Et quand on sait que Anne Roumanoff squatte plus de chaînes télévisées en simultané certains soirs sur la TNT que Nicolas Sarkozy lui-même dimanche soir, autant y aller franchement dans le Sarkostique…

 

 

Marine Le Pen en mode Roumanoff Vidéo snoopyves1 sélectionnée dans Actualité

 

Mais que serait une artiste sans communiquer avec son public ? Des aficionados qui n’hésitent pas à lui souffler son texte pour la faire rebondir... toujours plus haut.

 

 

Marine communique avec son public Vidéo snoopyves1 sélectionnée dans Actualité

 

Ah, c’est toujours réjouissant un nez rouge. Sauf que, à l’image des clowns tristes, il se cache toujours une fêlure. Et celle-ci se terre dans les rires et les âmes qui se gaussent quand le vernis du comique cache des idées toujours aussi nauséabondes, des vraies priorités des Français qui devraient être l’immigration et l’insécurité (comme si ces thèmes étaient responsables de nos maux actuels…) à SOS Racisme et l’UEJF (Union des étudiants juifs de France) qui sont sifflées copieusement dès lors qu’elles sont simplement évoquées avant même d’être lynchées…

 

 

Le FN reste le FN Vidéo snoopyves1 sélectionnée dans Actualité

 

On le voit, un nez rouge ne pourra jamais cacher des idées brunes. Qu’on se le dise.

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 20:14

Un nouvel appel à la grève a été lancé pour cette journée de mardi auprès des enseignants, et tout particulièrement du secondaire. La raison de la grogne ? Une réforme qui vise l’évaluation des enseignants, et l’éternelle question des suppressions de postes.

 

Non, l'éducation n'est pas qu'une question de moyens


Concernant les suppressions de postes, tout a déjà été dit ou presque. La France se complaît dans la caricature pour aborder ce thème, avec d’un côté, un "enfant barbare" qui ne cesse de casser l’école et de dépecer la mammouth jusqu’à l’os, et de l’autre une gauche qui se conduit en parent désinvolte, offrant des cadeaux pour compenser le manque d’affection à l’égard de ses enfants… avec la carte de crédit revolving, qui puise dans cet abîme que l’on nomme la dette.

 

Grève des enseignants, 15 décembre 2012, Paris (SEVGI/SIPA)

Grève des enseignants, 15 décembre 2012, Paris (SEVGI/SIPA)

 

Quand on vient à dire que la question éducative n’est pas qu’une question de moyens, on vous conspue et on vous classe irrémédiablement à droite, parmi les pourfendeurs de notre école.

 

Quand vous expliquez que les suppressions actuelles dépassent largement les logiques arithmétiques de la démographie, on vous taxe de communo-socialo gauchiste qui refuse d’évoluer et de s’adapter dans son temps.


Qu’il est beau le spectacle pathétique du bipartisme. Mais si les réponses de la France s’inscrivaient dans la certitude de la caricature, pensez-vous que nous resterions si longtemps dans la crise, crise de l’école, s’entend ? S’il y avait une solution miracle qui tienne à la fois à la réussite des élèves, à leur insertion dans la vie professionnelle dès lors qu’ils ont un diplôme en poche, tout en garantissant des classes aux effectifs adaptés et des concours de recrutement qui feraient la part belle aux jeunes aspirants, ne pensez-vous pas qu’elle aurait déjà été pour le moins esquissée ?

 

Faire grève ce mardi, c'est cautionner le prétexte du "manque de moyens"


Mais la nuance est ici impossible. Inaudible. Comme pestiférée. Alors on se sclérose dans la caricature. On défile et on braille, alors que l’on sait que l’on n’obtiendra pas davantage. Et on supprime des postes à la pelle en sachant très bien que les économies ainsi réalisées sont infinitésimales (500 millions d'euros, soit 0,5% de la dette, dixit François Bayrou dans "2012 Etat d'Urgence")  à l’égard de la dégradation des conditions d’enseignement qui, elle, est exponentielle.


Alors oui, je m’oppose fermement à cette politique de la terre brûlée de l’Education Nationale, qui nous envoie droit dans le mur et qui fait tout pour satisfaire ceux qui souhaiterait voir la privatisation du système. Ou pour le moins, un système à deux vitesses, avec l’école publique pour ceux qui n’ont pas les moyens, et l’école privée pour ceux qui en ont, à l’image de l’inégalitaire Amérique si chère au cœur de notre Président.


Mais non, je ne souhaite pas faire grève pour apporter une caution à ceux qui font des moyens et des créations de postes une idéologie propre à subvenir à nos difficultés sur le terrain, qui sont avant tout pédagogiques, suite aux nombreuses inflexions mortifères qui ont eu pour père Jospin et pour Dieu Mérieu.

 

Évaluation des enseignants : l'hypocrisie de l'ancienneté


Concernant l’évaluation des enseignants, le sujet est moins compris par la population et les médias, mais ne s’épargne pas non plus les affres de la caricature. Et des plus abêtissantes qui soient.

 

D’un côté, vous avez un système inique, qui fait qu’un enseignant est évalué trois à quatre fois dans toute sa carrière, à raison d’une heure de cours à chaque fois et qui évolue, non pas au nom de ce qu’il a accompli ou de ce qu’il maîtrise, mais parce que le temps a passé. L’échelon se mesure à l’aune de l’ancienneté.


De l’autre côté, on nous propose un système dans lequel le principal ou le proviseur, qui évalue déjà les compétences administratives de l’enseignant, sera amené à apprécier sa pédagogie. Comme si un ancien CPE ou un ancien professeur d’EPS était à même d’évaluer la pédagogie d’un professeur de lettres ou de SVT ! Le grand n’importe quoi succède à l’injustice, et chacun reste bêtement sur ses positions.  


Alors oui, je m’oppose fermement à cette réforme ubuesque, qui ferait du principal un charcutier à qui l’on demanderait de juger la pâtisserie d’un buffet.


Mais non, je ne ferai pas grève, aux côtés de ceux qui continuent à refuser l’évolution de l’évaluation des enseignants, non pas pour les classer et opérer une méprisante concurrence entre les établissements, mais ne serait-ce que pour repérer les meilleures méthodes et assurer un formation plus digne que celle qu’a détruite le gouvernement en place.

 

Dans l'Éducation nationale, la grève ne sert plus à rien


Les grèves dans l’éducation nationale, même si la glose populiste, si généreuse dans les JT de Jean-Pierre Pernault,  les augmente bien plus qu’elles ne le sont en réalité, n’apportent plus rien au débat. Le dialogue est rompu. Et la responsabilité est pleinement partagée entre ceux qui refusent de débattre et d’entendre parler d’évolution, et ceux qui amènent des réformes toutes prêtes avant même d’avoir été débattues.


Des professeurs veulent lutter contre la suppression des postes ? Qu’ils refusent les heures supplémentaires qu’immanquablement on leur collera dans leur emploi du temps, puisque la loi n’oblige les enseignants à n’en accepter qu’une seule, et qu’ils partagent leur désarroi avec les parents d’élèves, car il n’y a que des actions organisées, main dans la main qui peuvent aboutir à de réelles avancées ! Pas des initiatives corporatistes qui se retrouvent gangrener par des intérêts personnels quand seuls les intérêts communs, ceux de la Nation devraient prévaloir.


D’autres s’indignent de leur évaluation par leurs principaux ? Qu’il refusent de signer, TOUS, leur note administrative dans quelques jours puisqu’aucun texte ne nous impose de le faire.


Mais surtout, surtout, qu’ils en appellent à nos femmes et hommes politiques de s’intéresser au cas de l’Education Nationale, car au-delà des querelles de corporations, c’est de l’avenir de la Nation qu’il est question. S’engager ainsi en politique reste le meilleur moyen de lutter. Non pas pour "préserver" des acquis. Mais pour évoluer ensemble.

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  • : Les Nouveaux Démocrates
  • : Enseignant et essayiste. Auteur de La Croix et la bannière sur la rhétorique des intégristes à propos du mariage pour tous (Golias, novembre 2012) et de Mariage pour tous vs Manif pour Tous (Golias, mai 2015) Auteur également d'articles sur Prochoix, la revue tenue par Fiammetta Venner et Caroline Fourest (n°57,58,59, 63 & 66) Ancien membre du Conseil national du MoDem et candidat aux Régionales 2010 et législatives 2012. Démission du MoDem en octobre 2012. Blog d’un militant du Mouvement Démocrate (MoDem).
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