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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 18:04

La vague Marine a bel et bien eu lieu. Que n’a-t-on pas entendu de gauche à droite, accuser les sondages de balivernes, taxer de Cassandre ceux qui voulaient les interpréter comme signe, ignorer les mises en garde contre ce tsunami et la tentation, maintes fois usée maintes fois vaine de diaboliser le parti… Rien n’y fit. Le résultat est bel et bien là. Et le constat est amer : nausée générale, le front national, baromètre de l’abstention, est à la bonne température pour provoquer un raz-de-marée dans 13 mois. On vous aura prévenu. Mais il faut bien dire que les opposants du FN, c’est-à-dire en somme les garants des véritables valeurs républicaines qui tendent vers la fraternité, ne l’oublions pas, prennent le phénomène à contre courant. Envers et contre tout. Contre vents et marées. Explications.

 

1. Le combat démocratique

Que n’a-t-on pas tenté pour faire taire le Front National ? Quand, dans les années 90, Jean-Marie Le Pen sombrait dans un verbiage raciste et haineux, du four crématoire au détail de l’histoire, espérant que ses vagues allaient avoir des embruns médiatiques, chacun cherchait un moyen d’interdire le parti. En vain. Non seulement ses joutes furent reprises en boucle assurant la notoriété du Breton d’origine, devenu résident de Saint-Cloud. Mais en outre, si l’on pouvait condamner par la justice le citoyen, rien ne permettait de condamner son parti. Ni même pour sa police rapprochée, qui ressemblait à s’y méprendre à une milice de flibustiers patibulaires.

Se rappelant des mauvaises retombées qu’eut le débat au JT de Paul Amar entre le président du FN et Bernard Tapie, autre marin qui surfe sur les vagues de la démagogie verbale, les autres politiques refusèrent tout dialogue avec le Diable en personne. Au point de laisser Jean-Marie Le Pen avoir une tribune sans contradicteur sur toutes les antennes de France. Pire. Au point de se poser en victime, en martyre que tout le monde boycotte parce qu’il dit la vérité. En point d’orgue, Mai 2002 quand Jacques Chirac rompt brutalement avec le traditionnel débat de l’entre-deux tours. Le débat n’aura pas lieu. A l’époque, le jeune moussaillon que j’étais défendait avec vigueur cette position. J’en appelais même à la prise des pleins pouvoirs si Le Pen venait à l’emporter le 5 mai… fougue de la jeunesse qui sombrait alors dans la bêtise.

canto1Après 2002, le parti Unique de la Droite s’accorda avec la gauche pour s’attaquer au mal par la racine : couper l’herbe sous le pied du Front National en lui barrant l’accès au tour décisif aux élections. Non seulement en garantissant l’absence de proportionnelles, à l’exception notable des Européennes et des Régionales. Mais surtout en fixant un seuil pour atteindre le deuxième tour. Ainsi pour les cantonales de 2011 il fallait atteindre, non plus 10%, mais 12,5% des inscrits pour atteindre le deuxième tour pour le candidat arrivé en troisième position. La stratégie était de se dire que le FN étant, globalement, le seul parti à provoquer des triangulaires, il serait donc éliminé mathématiquement, puisqu’avec une abstention déjà estimée à 50% (l’on savait que ces cantonales n’étaient couplées avec une autre élection et que la mer serait bien calme dans les bureau de votes…), il fallait obtenir 25% des votes en 3ème position pour se maintenir. Habile stratagème… si le FN arrivait bel et bien en 3ème position. Le boomerang fut bien rude, puisque c’est l’UMP qui arriva à la position du couillon. Le FN a donc pu se maintenir dans des centaines de cantons quand l’UMP et de temps en temps le PS étaient sortis du scrutin. Moralité : rien ne sert de truquer la démocratie ; celle-ci se rappellera toujours à vos bons souvenirs.

D’autant que ce genre d’arrangements avec la démocratie a non seulement bénéficié au FN qui n’aurait jamais obtenu autant de voix en cas de triangulaires (pour rappel en 2004 502973 voix contre 915506 cette année pour les mêmes cantons) mais a en outre été fort préjudiciable pour les autres petits partis, comme le MoDem, les Verts ou encore le Front de Gauche qui sont souvent restés à quai alors qu’ils avaient recueilli suffisamment de voix pour se maintenir avec la loi électorale de 2004 et 2008 dans une triangulaire... et faire ainsi vivre la pluralité politique. Aujourd’hui cette pluralité se résume à acquiescer l’alternative UMP/PS ou à valider le FN… Triste dilemme pour notre République.

 

2. Le discrédit des candidats FN

FN09 - fnleplacideUne longue polémique s’installa à l’issue du premier tour sur les pirates fantômes qu’incarnaient les candidatures du FN. Combien d’élus se sont émus de n’avoir jamais vu les candidats frontistes sur le terrain ? A Lille, les témoignages étaient accablants le lendemain de campagne, jour de gueule de bois qui pour une fois faisait fi de la langue de la même matière. Du côté de Lille où l’on n’avait jamais vu un FN aussi puissant, Patrick Kanner, futur président du Conseil Général confessait au lendemain du 1er tour à la Voix du Nord « J'ai fait près de huit cents manifestations, je ne l'ai pas croisé une seule fois. Je ne l'ai jamais vue, jamais vue, jamais vue. Pas même pendant la campagne ! ». Même son de cloche chez Frédéric Marchand qui s’offusque : « Je ne l'ai jamais vu ! ». Sur Lille Nord-Est, le candidat UMP défait dès le 1er tour rumine : « D'ailleurs, la candidate (Pascale Vaneuil), personne ne la connaît... ». Il est vrai que dans ces cantonales, on a eu l’étrange impression que la vague Marine portait des équipages de forbans inconnus sur les flots du second tour… Jusqu’à la caricature, comme dans la Meurthe-et-Moselle, dans le canton de Blâmont où Monsieur Roger Marin s’est présenté sous les couleurs de la flamme à l’âge canonique de… 93 ans ! Résultat : une élimination dès le 1er tour mais avec un score flatteur de 15,52%... Pas mal pour une première candidature ! Certains candidats auraient bien aimé faire ce score de ce presque centenaire qui reconnaissait avoir fait de la figuration au Parisien : « Ils tenaient vraiment à avoir quelqu'un pour ce canton. Alors j'ai voulu rendre service en acceptant ». Après Arnaud Montebourg qui affirmait qu’à Neuilly, même une chèvre investie par l’UMP gagnerait, la théorie du chien et du chapeau pour le FN de Bergues :

 

 

 

Le FN a bien tenté de nier l’évidence, en prétextant des raisons pécuniaires, notamment sur le fait que certaines affiches ne comportait pas le visage du candidat local, comme le tenta Monsieur Dillies le soir du 1er tour :

 

 

 

 

On le voit l’argument ne tient pas car en effet, seul le tirage coutant de l’argent, il ne revient pas plus cher d’imprimer la tête de Marine Le Pen que celle de Gertrude Leporc (si elle existe qu’elle m’excuse de l’utilisation abusive de son patronyme !). Et ce d’autant moins qu’avec une absence totale de campagne, les coûst de celles-ci se sont résumés pour certains aux professions de foi et aux bulletins de vote, soit le minimum syndical, un comble pour le FN qui n’a eut aucun mal à trouver un banquier, certain de voir le candidat dépasser la barre fatidique des 5%, et donc de se voir rembourser (ce qui, soit dit en passant, n’est pas le cas de tous les partis, et notamment le Mouvement Démocrate qui n’a pu présenter des candidats que dans 400 cantons faute de moyens… Ou l’on reparlera de l’équité et du rôle de l’argent dans les élections dans un autre post…).

Pour autant, si la critique était fondée, deux remarques : d’une part, ce n’est pas une découverte. Le FN n’a jamais fait dans le local et a toujours construit ses campagnes sur une ligne de fond nationale et nationaliste. Même quand les thématiques de l’élection ne s’y prêtaient pas. Ainsi il ne fallait pas demander à Marine Le Pen ce qu’elle envisageait pour le Nord-Pas-de-Calais lors des dernières Régionales, comme me le confiait alors Oliver Henno, tête de liste pour le MoDem. Et pour cause : « Elle n’habite même pas ici, et ne connait rien de la région ». Il en va de même pour les cantonales.

IEP - FN 3Et j’en viens alors au second point, plus important celui-là : puisque cela était connu, pourquoi ne pas en avoir du tout parlé pendant la campagne ? Pourquoi avoir ignoré les candidatures Front National quand il eut été si facile de les décrédibiliser ? Pourquoi ne pas avoir montré l’évidence aux électeur, c’est-à-dire la présentation d’illustres inconnus qui n’ont aucune connaissance du terrain quand les sondages montraient l’un après l’autre une vague de fond qui faisait grimper Marine le Pen dans les Intentions de votes pour la Présidentielle ? Au lieu de tout cela, fidèles à la stratégie de la diabolisation du parti et du mépris de ses électeurs, le PS et l’UMP ont fait leur bataille navale, faisant couler leurs porte-avions réciproques et coupant le pont sur lequel ils étaient tranquillement installés. Pearl Arbor II. Les kamikazes FN sont arrivés au petit matin et ont dégommé tout ce qui bougeait. Le lundi, l’UMP comptait ses pertes. Implorant le destin quand il fallut s’en mordre ses propres doigts, comme Caroline Boisard-Vannier candidate sur Lille-Est : « Les socialistes ont été odieux pendant la campagne. Ils ont préféré taper sur l'UMP plutôt que de frapper sur le FN ! ». « Le PS est parti de la situation nationale pour critiquer la droite modérée. C'est pour cela que le Front arrive au second tour ! » pleurait à son tour Jérôme Garcia, candidat de la Majorité Présidentielle sur Lille Nord-Est, comme un enfant à qui l’on a piqué son jouet. Parce que les autres partis, et notamment le FN avaient procédé différemment ?

 

3. Pour contrer la vague Marine, la stratégie de la Terre brûlée

C’est alors que remontés et vexés, les marins de la Majorité Présidentielle décidèrent de passer à l’offensive : puisqu’ils avaient décrété que le PS était responsable de tous ses maux, il devait payer. Alors que le PS demandait aux électeurs des circonscriptions n’ayant d’autres choix que l’alternative UMP/FN de prendre le bulletin de la majorité présidentielle comme il avait appelé à en faire de même dans toutes les précédentes élections, comme lors de la plus fameuse d’entre elle, la Présidentielle de 2002, qui vit Jacques Chirac se faire élire avec davantage de voix de gauche que de ses propres couleurs, l’UMP se divisait et se battait comme des chiens de rues pour savoir quelle stratégie adopter. Le grand chef préconisait le blanc. Quelques pourfendeurs fonçaient à bâbord toute en demandant de voter PS, en cas de duel avec le FN. La plus éclairante de toute fut Valérie Pécresse qui rappela qu’elle ne partageait pas les idées du PS, mais qu’elle ne partageait pas les valeurs du FN, et qu’entre les deux, elle préférait choisir ses valeurs et voterait PS. Une rhétorique qui ne plut pas du tout au Château, qui selon Nicolas Domenach n’eut pas de mots assez sévères pour fustiger la position de la Ministre de l’Enseignement Supérieur. Du côté de Lille toujours, l’UMP sur son radeau a tenté le tout pour le tout. Tout d’abord en investissant les médias pour marteler leur position, comme Hervé-Marie Morelle qui va décidément redorer son blason par cette position qui, à défaut d’être remarquable, fut remarquée jusqu’au 13 heures de France 2 (tendez bien l’oreille au début du reportage où transparait la générosité de notre « ami » sur le Marché) :

 

 

 

 

Pire. Non content de prendre une position assez choquante pour ceux qui ne confondent pas idées et valeurs, les candidats UMP déchus de la métropole lilloise sont allés jusqu’à faire campagne… pour le blanc ! Comme Jérôme Garcia, qui continua le porte-à-porte dans l’entre-deux tours sur papier glacé (il faudra vérifier que ces tracts ne soient pas comptabilisés sur les frais de campagne puisque l’UMP était alors éliminé…) :

 

jérome garcia

 

On le voit le tract est sans ambigüité : s’il prétend ne choisir ni le PS, ni le FN, comment interpréter la charge unique contre le premier cité, et déclinée en plusieurs points quand aucune critique ne vient égratigner la candidate fantôme du FN, aux idées si sulfureuses ?

Certes, et je le martèle, il ne faut pas diaboliser le FN, à la manière d’une certaine gauche qui scande servilement F comme fasciste et N comme Nazi, et pour cause : si le Front national était fasciste, il aurait été interdit. Si Marine Le Pen avait tenu des propos nazi, elle aurait été condamnée. Pour autant, même s’il faut le prendre pour un parti comme un autre et combattre ses idées, peut-on décemment confondre un parti comme le PS et un autre comme le FN ? Défend-on les mêmes visées républicaines de part et d’autre ? On pourra toujours gloser sur la bévue de Martine Aubry qui dans l’entre-deux tours vint apporter sa signature aux côtés de Tariq Ramadan, le prédicateur intégriste (elle qui a déjà à sa charge les créneaux horaires de piscine pour les voilées ou encore un mari avocat qui défendit les jeunes filles qui voulaient aller à l’école de la République voilée…), mais il ne faudrait pas confondre « Que de maillons dans cette couture!" et « Que de de couillons dans cette mâture ! ». Si l’usage d’un « Front Républicain » reste stérile pour contrer le Front National, il faut savoir faire des choix en politique. Et jouer le jeu. Et quitte à choisir, mieux vaut admettre que ses idées n’ont pas triomphé que brader ses valeurs en proclamant que le PS et le FN, c’est bonnet blanc et blanc bonnet. Est-ce de la sorte que l’UMP espère contrer « l’UMPS » brandi par Marine Le Pen… Il n’est pas certain que les résultats du 2ème tour leur aient donné raison.

Cette incapacité à rendre la monnaie du PS est d’ailleurs un problème intrinsèque à l’électorat de droite si l’on en croit un sondage publié la semaine dernière par Harris Interactive qui révèle que si seulement 22% des électeurs UMP souhaitaient que le candidat UMP appelle à voter pour le PS en cas de duel avec le FN, 45% estiment à l’inverse que la candidat PS doit appeler à voter UMP en cas de duel avec le FN… Mauvaise foi quand tu nous tiens !

 

4. Kadhafiser les résultats

Depuis dimanche le deuxième tour a rendu son verdict. Et là les commentaires ont commencé à déferler pour minimiser les résultats du FN. Les jours se suivent et se ressemblent. Et ni le PS, ni l’UMP ne semblent avoir retenu la leçon. Il y a quelques semaines, les sondages mentaient. Aujourd’hui, ils font plus fort que Kadhafi en proclamant que les résultats du FN ont baissé au 2ème tour. Formidable tour de passe-passe qui consiste à faire prendre des lanternes pour des vessies. Certes le FN n’a finalement que 2 élus sur les 400 qu’il briguait au 2ème tour. Certes, les deux symboles que sont Steeve Briois, la tête de liste d’Hénin Beaumont quand Marine en briguait la mairie et Louis Aliot, son compagnon, vice-président du parti, ont échoué dans leur canton réciproque. Mais avec quel score ? Plus de 40% pour tous les deux : 44,74% pour le premier (dont 52% pour la seule ville d’Hénin –Beaumont !) et 46,24 pour le second alors qu’il est déjà conseiller régional (il aurait dû choisir entre l’un et l’autre en cas de victoire). Des scores obtenus sans report de voix officiel faute d’accord. Des scores pourtant bien proches de ce qu’auraie fait l’UMP ou le PS l’un contre l’autre en cas de duel… Pour rappel, en 2004, Steeve Briois était déjà au 2ème tour dans le même canton mais avait obtenu 31,54% des voix… Il faut donc comparer avec le recul de l’histoire : quand Jean-Marie Le Pen faisait 18% au 2ème tour, et quand généralement le FN stagnait voire régressait d’un tour à l’autre quand il atteignait le pallier final, aujourd’hui, il fait 40% en moyenne… Cela relativise la défaite annoncée ici ou là ou la percée « relative » du FN !

Arlette-Chabot pics 390Martine Aubry s’est bien essayée de jouer avec les chiffres lundi matin sur France Inter en évoquant les chiffres du 1er tour des cantonales. Et Daniel Schneidermann dans son aveuglement l’a suivie… naïvement.  Leur argument : les chiffres du FN ont baissé entre 2004 et 2011, en termes de voix passant de 1 490 315 à 1 379 902, soit plus de 100 000 voix perdues… Et d’en conclure à l’intoxication des médias… Seulement Martine et Daniel ont omis un détail et non des moindres : si le FN a perdu en effet 7,41% de voix, dans le même temps, le PS en a perdu 29,19% et l’UMP 39,6% !!!! Le FN perd donc beaucoup moins de voix et est sur une dynamique moins ralentie. C’est un peu comme à la fin d’un 400 mètres : les compétiteurs courent moins vite qu’au début mais au finish on a l’impression qu’ils accélèrent quand en fait ils décélèrent moins que les autres. Il n’empêche : c’est celui qui décélère le moins qui gagne, non ? En réalité, seuls les Verts s’en sortent le mieux en progressant de 50% des voix. Mais avec 752992 voix ils font presque moitié moins que le FN.

 

De toute évidence, personne ne prend le problème par le bon bout. En modifiant la loi électorale, en bafouant la démocratie, en bottant en touche sur les thématiques du FN ou au contraire en tapinant sur son trottoir pour rabattre des voix, en diabolisant ce parti ou en le résumant à la seule figure du père comme la semaine dernière le fit avec gaucherie Le Grand Journal de Michel Denizot, en manipulant les chiffres des sondages ou encore des élections, les partis de droite et de gauche se sont fourvoyés. Ils portent tous la responsabilité de l’emballement de la vague Marine. Ils ont tous contribué à préparer la tempête qui allait s’abattre sur nos têtes. Mauvais diagnostique, mauvaise prévention, mauvaises solutions… Ce matin, Yann Werhling, porte-parole du MoDem, ne s’en sortait malheureusement guère mieux dans sa conférence de presse hebdomadaire en ânonnant : « La priorité des Français pour nous c’est l’emploi, le pouvoir d’achat, l’éducation, pas la sécurité et l’immigration » L’emploi passe encore, mais pour le reste ! Faut-il continuer à s’entêter à dire, voire à imposer aux Français ses thèmes ? Ne faut-il pas arrêter de rester dans sa tour d’Ivoire, fort en pensée, mais si pauvre en voix ? Nos rafiots qui ne cessent de prendre l’eau ont-ils les fondations si solides pour résister à la vague Marine ? Il serait temps que nos Robinsons se remettent à la tâche… Et vite !

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commentaires

Z
<br /> Dans un communiqué envoyé à la presse Hervé-Marie Morelle a déclaré qu'il appelait à "voter Blanc afin de ne pas donner un blanc sein (sic) à un futur conseiller général que je souhaite issu d'un<br /> parti républicain" . Je lui ai demandé, dans un commentaire sur son blog, si son lapsus était révélateur et il s'est empressé de le corriger ... et de censurer mon commentaire .<br /> <br /> <br />
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Y
J'avais fait un copier-coller de la chose et me l'était réserver pour un petit n'est-of a venir :o)
Z
<br /> Concernant les priorités des Français un sondage CSA-20 Minutes-BFM TV-RMC, paru aujourd'hui 31/03/2011 dans 20 Minutes est éclairant, à la question "Quelles devraient-être les priorités de N.<br /> Sarkozy et du gouvernement dans les prochains mois ?", ils répondent :<br /> 1 - la lutte contre le chômage : 48 %<br /> 2 - l'amélioration du pouvoir d' achat : 44%<br /> (....)<br /> 5 - la lutte contre l'insécurité : 17 %<br /> 6 - la maîtrise de l'immigration : 13 %<br /> Ne nous leurrons pas c'est sur des thématiques sociales que le FN a obtenu ses bons scores, c'est à ces thématiques que nous devons nous atteler en priorité .<br /> <br /> <br />
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Y
Je persiste à dire qu'il ne faudra négliger aucun sujet... Rappelons nous de 2002....
Y
<br /> Malgré tout force est de constater que sur le territoire économique nous sommes restés faibles, et que sur la laïcité et sur la question en général de la diversité nous avons été encore plus muets<br /> avec pourtant un Bayrou irréprochable sur le plan de la laïcité, dixit Mélenchon, c'est dire !!!!! A moins que Dolium n'ait été un argument allant en ce sens... (mais si la tête de liste aux<br /> Régionales de l'IDF...)<br /> <br /> <br />
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Z
<br /> Il ne s'agit pas d'occulter ces sujets, F. Bayrou a d'ailleurs proposé que le débat sur la laïcité soit évoqué devant le Parlement . Il convient simplement de ne pas les agiter, comme une muleta<br /> devant le nez du taureau, sans rien faire pour trouver des solutions (ex : on nous parle de sécurité tous les jours depuis que N. Sarkozy a en charge ces problèmes et on réduit massivement le<br /> nombre des fonctionnaires de police) . Face au problème de l'insécurité ce qu'attendent les Français ce ne sont pas des débats, mais des actes sur le terrain et des résultats . Par ailleurs une<br /> partie de l'insécurité est liée à la situation économique .<br /> <br /> <br />
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Y
<br /> Entendons-nous bien : je ne dis pas que l'Education et l'emploi ne sont pas des thématiques prioritaires (surtout pour l'Education, Zénon :o)<br /> Je dis juste que la formule du porte-parole du MoDem est malheureuse et assez révélatrice : on ne peut pas dire à la place des Français ce qu'est leur priorité. On peut estimer à juste titre que<br /> l'éducation, l'emploi et le pouvoir d'achat sont essentiels et devraient guider la main des électeurs dans l'isoloir. Il se trouve que ça n'est pas le cas. Il faut donc, sans rogner sur ses<br /> valeurs, veiller à ne pas occulter de sujets qui "sont à la mode", même si c'est navrant quand on pourrait parler d'autres choses de plus utiles à la vie de chacun.<br /> Mais refuser de parler de la sécurité ou de la laïcité (ou de la pseudo-laïcité) en déclarant que ce n'est la priorité, c'est au mieux être inaudible, au pire être arrogant...<br /> <br /> <br />
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Présentation

  • : Les Nouveaux Démocrates
  • : Enseignant et essayiste. Auteur de La Croix et la bannière sur la rhétorique des intégristes à propos du mariage pour tous (Golias, novembre 2012) et de Mariage pour tous vs Manif pour Tous (Golias, mai 2015) Auteur également d'articles sur Prochoix, la revue tenue par Fiammetta Venner et Caroline Fourest (n°57,58,59, 63 & 66) Ancien membre du Conseil national du MoDem et candidat aux Régionales 2010 et législatives 2012. Démission du MoDem en octobre 2012. Blog d’un militant du Mouvement Démocrate (MoDem).
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