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8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 20:31

François Bayrou, lors du "Grand rendez-vous" Europe1/TV5/"Le Parisien-Aujourd'hui en France".

« Je suis stupéfait -je tombe de ma chaise!- de voir la course au libéralisme dans lequel le Parti socialiste s'est lancé" a-t-il déclaré, dans une allusion aux propos tenus par le maire de Paris Bertrand Delanoë.


Bon… Je dois le reconnaître : François, il ne faut pas être de mauvaise foi… Personne n’ignore que le sens qu’entendait donner le Maire de Paris au mot « libéral » a été plus que galvaudé pour faire la une des hebdos… Pour lui "libéral" était à entendre du sens de liberté et d’humanisme. Certes, le terme est ambigu, et Delanoë a certainement joué sur l’ambivalence, histoire d’être visible… Mais de toute évidence au PS, il n’y a pas de course au libéralisme… tout juste une course à l’égo et un concours au plus éligible… Mais tout le monde sait bien qu'au PS, surtout depuis 2007, le plus éligible n'est pas nécessairement le plus compétent ! Loin s'en faut...

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6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 17:38

Le congrès du PS pour désigner le successeur de François Hollande n’est que dans cinq mois, mais une guerre à couteaux tirés est d’ores et déjà lancée. Delanoë avait semblé se lancer le premier avec son livre, mais c’est finalement Ségolène Royal qui s’est déclarée la première pour être candidate, un comble pour celle qui avait fait fi de son parti pour briguer la présidence de la France, ne comptant que sur les jeunes nouveaux adhérents PS pour la porter. Et depuis dimanche, une troisième voie semble se dessiner, celle des « reconstructeurs » autour de Martine Aubry, pilotée semble-t-il de New York par un certain DSK…

Pour autant, personne ne peut prétendre être en position de force.


La vague des Présidentielles que Ségolène comptait faire fructifier en Tsunami a fait « pschitt ». Tous les sondages la placent derrière le Maire de Paris, même pour les militants socialistes, ceux qui avaient porté Royal en 2007.
Delanoë se targue lui d’avoir récolté des centaines de signatures en forme de soutien… mais à part Lionel Jospin, aucune pointure ne l’a pour le moment rejoint.
Quant à Martine Aubry, si sa réélection à Lille et son accession à la Présidence de la Communauté Urbaine ont marqué les esprits, on ne peut pas dire qu’elle incarne la branche novatrice du parti, et le terme de « reconstructeurs » sonne davantage comme une nostalgie que comme un rebirth.
Les candidats se ramassent à la pelle, sans compter les loups cachés dans la forêt qui attendent leur moment pour sauter dans la bergerie, les Valls, Drey, Montebourg, tous chefs de bandes mais candidats avant tout à leur propre gloire.

Tous candidats, donc, mais à quoi ? Au service de qui ? Des Français ou des Socialistes ?

Et surtout autour de quelles valeurs ? Il est facile de brocarder des étendards dogmatiques tels que « libéral mais socialiste », « reconstructeur » ou que sais-je encore (ou car comment définir la ligne idéologique de Ségolène Royal ? Sondagiste oserais-je avancer comme néologisme…), mais où sont les idées concrètes ? Les Propositions ? Comment être concurrentiels et efficaces avec un baril à 135 dollars quand on est Socialiste ? Comment réformer l’école quand on est socialiste ? Quelle réforme des Institutions pourrait rendre plus juste la représentation à l’Assemblée, quand on est Socialiste ?

Car il est bien là le problème : Le Parti Socialiste et tout particulièrement ses cadres ont-il tiré les leçons de la dernière Présidentielle ? Ont-ils compris que la défaite venait du programme marketing de Royal, grand porridge indigeste, qui mélangeait tout et son contraire, pour ratisser au plus large, dans une course à la démagogie la plus folle qu’ait jamais connu la Politique française. Les éléphants et autres éléphanteaux se succèdent sur les plateaux de télévision, et tous parlent de nouvelles fondations, de reconstruction, au seul argument qu’ils ont perdu les deux dernières présidentielles, deux élections « qu’ils n’auraient pas dû perdre ». Et dans ce leitmotiv, écoutez bien le message subliminal : « Ce n’est pas juste ; c’était notre TOUR ».

Car au PS, tout est une question d’alternance. Après VGE, Mitterand, après Mitterand Chirac, et après Chirac… Sarkozy ! Finalement la seule chose qu’il semble avoir retenu des 2002, c’est de brandir le slogan, « Votez utile » pour dépouiller l’extrême gauche de ses voix. De 2007, qu’ils n’auraient pas dû choisir Ségolène Royal. Mais entendez-vous dire de leur bouche que le PS n’avait pas le programme adéquat ? Que celui-ci proposait un amalgame tellement circonscrit dans le paradoxe des valeurs et dans le populisme des idées, qu’il ne pouvait pas l'emporter ? On préfère s’attarder sur le fait que Royal n’a pas respecté le programme édicté par le parti. Mais ont-ils imaginé, ne serait-ce qu’une seule seconde, qu’en le respectant, c’est peut-être la qualification pour le 2ème tour qui aurait pu être compromise.
Au PS, les idées neuves n’existent pas. On fait de la politique au nom des idéologies et de l’alternance du pouvoir. Le combat de coq est lancé dans le poulailler. Mais la ferme, elle, bien que sujette à de nombreux cafouillages dans son organisation, est toujours bien gardée.

PS (l'autre cette fois-ci ;o) : les habitués auront reconnu l’excellente caricature du site www.leplacide.com

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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 21:50

Observez cette info capitale que nous transmettent en haute priorité les dépêches d'agence :



Et sinon dans la série des scoops de la journée :

 

1. C’était la saint Boniface aujourd’hui.

2. Le Monoprix Lille a fermé ses portes à 21h58 alors que c’est indiqué « 22 heures ».

3. Ségolène Royal est à la recherche d’un précieux documents dans lequel elle avait exprimé toutes ses idées pour devenir Secrétaire Général du PS ; Si vous trouvez un post-it rose 2,5 cms sur 3,6, veuillez vous adressez au 282 rue Solférino (C'est pas beau de tirer sur les ambulances...)

4. Devedjian, c’est quand même super dur à prononcer

5. Dormir ça repose (c’est ce que je vais faire, moi ;o)

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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 11:39

On ne peut pas dire que Rachida Dati fasse l’unanimité. On se souvient de la valse des chefs de cabinets, dont le célèbre « j’en ai marre d’être insulté » par Michel Dobkine. Les professionnels de la justice ont également la dent dure pour évoquer la Garde des Sceaux : Philippe Bilger, avocat général près la cour d’appel de Paris considère que la ministre « n'a pas été choisie par le président pour sa compétence » mais parce qu'elle « est une femme, un symbole et le chouchou du couple présidentiel »… Puis il y eut l’affaire du diplôme de MBA (Master of business Administration) mentionné sur son CV sans l’avoir obtenu qui lui a permis d’intégrer l’Ecole Nationale de la Magistrature sans concours d’entrée…

Là où Rachida passe, le soufre se fait sentir…

Alors acharnement ? Jalousie ? Machisme ?

Paradoxalement, ce sont des soucis personnels qui vont donner à Rachida Dati sa bouffée d’oxygène. Les multiples affaires judiciaires de ses frères, la profanation du cimetière musulman d’Arras avec le nom « DATI » inscrit sur les stèles ont occulté ses achats frénétiques chez Dior. Dati la méprisante, la mondaine enlève strass et autres paillettes, se recouvrant du plumage de ses oies innocentes à qui l’on donnerait le bon Dieu sans confession. Pendant quelques semaines, il n’y eut plus un mot pour dénoncer la vie mondaine de la Garde des Sceaux, pour démonter son professionalisme ou pour s’indigner de ses méthodes autoritaristes. Comme si tout cela devenait indécent. Comme si la tempête qui emportait tout dans la sphère privée suffisait à décourager même ses plus fervents détracteurs. Le bourreau devenait pour tous une victime.

Rachida l’a bien compris et en a fait une force. La victimisation est devenue une arme. Maîtresse. Aussi quand hier à l’Assemblée, elle lance une diatribe sans précédent contre le Parti Socialiste, coupable à ses yeux d’avoir engagé « une politique de repli communautaire et identitaire », et donc responsable de l’échec de l’intégration en France, elle n’a pas hésité à dégainer : « alors, vous pouvez attaquer la garde des Sceaux! Vous pouvez m'attaquer! Mais j'ai échappé à l'échec de votre politique. C'est ce qui vous dérange ! ".Moi, moi, moi. On le voit dans la phrase : la troisième personne du singulier (« La garde des Sceaux » = sphère publique) laisse place à la première en position complément « m’ », puis à la première en position « sujet », en position de force donc : « je ». Car débattre politiquement avec la Garde des Sceaux c’est débattre avec Rachida Dati elle-même. En d’autres termes, quand vous critiquez ses propositions de loi, vous déclarez que vous detestez Melle Dati. La politicienne et la femme ne font plus qu’une seule entité, le parcours de l’une justifiant les éventuels dérapages de l’autre. Ce mélange des genres est un des plus malsains que la politique connaisse et elle n’a pas laissé que des bons souvenirs à ceux qui ont osé l’adopter.

Utiliser de manière fallacieuse et indécente sa vie privée pour sauver la face publique… Cela ne vous rappelle-t-il rien ? Ce fameux argument qui disait que si vous contestiez une prise de position, l’on vous taxait automatiquement de machisme ? Ségolène Royal bien sûr ! Rachida Dati a donc plagié la rhétorique de Royal. L’anti-sèche a été découverte.

Après avoir prétendu détenir des diplômes, Rachida triche sur la première de la classe. Nous voilà contraints d’adresser un Avertissement de conduite à Melle Dati. Attention l’exclusion de la classe n’est pas loin.

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2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 19:06

Les réponses commencent à me parvenir de toutes parts (mail + Facebook ou blog : déjà 6 contributions / réponse entre 21h dimanche soir et ce matin 5h dans un créneau habituellement dévolu à la messe au repos ;o)). Je propose de les collecter et d’en faire une synthèse dès que possible, et de compléter si nouvelles idées arrivent.
Toutefois je tiens à rappeler que même si je conçois que l’on soit formellement opposé d’un point de vue éthique au travail dominical, il me semble important de comprendre qu’il est actuellement en pratique de manière sauvage et incontrôlable et qu’une loi est quasi incontournable sachant si le projet a des détracteurs, il a indubitablement ses supporteurs. Et difficile de voir qui sont les plus acharnés. Aussi, tout en étant contre, il serait tout de même intéressant de proposer des régulations pour empêcher que l’on ne décide à notre place. C’est ce que l’on appelle la saine négociation. En ce sens Thibault, et en connaissant ton point de vue sur le sujet pour en avoir parlé de vive voix avec toi, je te remercie d’avoir proposé malgré tout des éléments de régulation. Mais nous te savions doté d’un esprit juste savamment dynamisé par une sagacité incontestable.

A présent faisant fi des flatteries et partons au combat : car j’entends bien discuter chacun des arguments :o)

 

Réponse à Thibaut, donc :

Thibault a dit :

Ce n'est un secret pour personne : je suis fermement opposé à l'ouverture généralisée des magasins le dimanche , ne serait-ce parce que je sais ce que c'est que de travailler le dimanche !

Et les grandes phrases idées du style "sur la base du volontariat" sont celles de gens qui ne savent pas ce que c'est que de travailler dans le privé , a fortiori dans une entreprise de moins de 10 salariés ... Essayez de négocier des arrangements d'emploi du temps ou des primes quand vous n'êtes pas volontaire pour travailler le dimanche...

C’est justement parce que la fameuse base du volontariat sera assurément biaisée qu’il faut se pencher sur des conditions honnêtes (car de volontariat il n’y aura pas pour celui qui est à temps partiel et qui a besoin d’argent, pour celui qui est en période d’essai ou celui qui contraignerait ses collègues à faire tous les dimanches parce que lui les refuse, etc.)

 

De plus en centre-ville touristique , avec autorisation préfectorale pour commerce à but culturel , on n'est pas payé double le diamnche étant considéré comme journée normale !!

C’est là que la bas blesse : le dimanche doit être une journée payée différemment quel que soit le corps de métier.


Mais reprenons les points évoqués par Yves :


1/ ça me parait difficile à mettre en oeuvre et le côté "taxe" supplémentaire me dérange . Aucun rapport avec les dimanches (j'en parlerai après ) mais pour aider les centre-villes je préfére qu'on
crée par exemple un label "centre-ville" pour les commerçants , avec réduction de charge par exemple ( qui se répercuterait sur les prix ).

Gare toutefois à Bruxelles qui veille à la concurrence déloyale !

La réduction de charge en effet pourrait en effet se faire à condition qu’elle se repercute sur les salaires plutôt que les prix (privilégier l’employé plutôt que le consommateur ; ce qui en outre règle de facto le problème vis à vis de Bruxelles). Ceci dit la « taxe » ne me dérange pas car j’estime que ce débat favorise déjà allègrement le lobby des consommateurs qui s’en frotte déjà les mains. Personne n’oblige les consommateurs à acheter le dimanche. C’est un privilège. Aussi est-il normal que ce privilège se facture se paye et rémunère tout ou partie ceux qui doivent donner de leurs efforts pour rendre ce luxe possible. D’ailleurs on peut commander  et se faire livrer le dimanche sur le net avec les boutiques en lignes (encore une fois les grands distributeurs…) : et là pour le coup le consommateur accepte de payer plus cher le service… comme quoi la taxe du consommateur dans les magasins physiques n’a rien de choquant !


2/ Oui aux ouvertures exceptionnelles , pour TOUS les magasins , 5 fois par an par exemple , payée à la limite 1,5 fois le salaire ( pour ne pas annuler le bénéfice exceptionnel ). Et pas d'histoire de volontariat : ces dimanches là , tout le monde bosse dans le commerce, point barre .

C’est déjà le cas en effet (même si certains outrepassent carrément ce droit ; Carrefour EuraLille ouvrant pour l’instant 15 jours féries ou dimanches dans l’année… S’il n’y pas illégalité reconnaissons que les arrêtés préfectoraux de complaisance ne sont guère acceptables !). Mais je persiste à demander le payement à 200% et non à 150%. Le droit de l’employé doit passer devant le droit du consommateur.

 

3/et 4/ la seule exception qui me semble correcte c'est les magasins d'alimentation ( et uniquement d'alimentation, type supérette ) le dimanche matin , et là : payé double .

Tout pareil. Pour les magasins de « mode » (type vêtements) il n’y a pas urgence en effet. D’ailleurs je crois que ces mêmes boutiques souffrent déjà de l’effet SOLDES qui correspond à 75% de leur chiffre d’affaire pour seulement 16% du temps d’ouverture annel. Le reste du temps les boutiques sont ouvertes… et désertes… Ceci dit certains préfereaient sans doute ne pas ouvrir en journée de 9 à 12 et de 14 à 17 pour ouvrir le dimanche… Mais là, ça devient un cycle de restauration rapide, complètement destructurant pour les employés…

Pour les commerces d’alimentation, je suis plus réservé pour ne réserver ce privilège qu’aux supérettes, car elles y ont déjà accès ! Il faudrait profiter de ce débat pour donner la part belle aux commerces de proximité qui ont bien morflé depuis quelques décennies. Aujourd'hui sont autorisés à ouvrir le dimanche jusque 13h tout commerce d'alimentation. Pourquoi ne pas autoriser seulement les bouchers, les charcutiers, les fromagers, le vendeur de chaussures, le traiteur, le libraire à ouvrir le dimanche matin, ce qui me paraît plus légitime.  Et de ce fait, à 13 h, les supérettes peuvent prendre le relais si elles le souhaitent (donc plus d'ouverture des superettes avant 13h).


Pour le reste je récuse l'idée d'une ouverture dominicale . Je propose au contraire de réfléchir à la multiplication des nocturnes ( jusque 22h par exemple ) , et si possible de manière organisée dans tous les commerces d'une ville et de périphérie . Je pense par exemple au jeudi et/ou vendredi soir ( roulement des employés ) . ça permettrait également de dynamiser certains centre-villes et de permettre à des magasins de créer des opérations spéciales "nocturnes" . C'est en plus facilement gérable dans l'emploi du temps . 

Sur les nocturnes, ca relance le débat de la vie familiale… Je n’y suis pas fondamentalement opposé, mais il est vrai que des fantômes apparaissent : la sécurité du retour des employés au foyer, la rémunération particulilère pour le travail tardif ou sa compensation en repos raisonnable, la sécurité dans les magasins mêmes…



Voilà j'ai oublié plein de choses sans doute , mais il est tard . Toutefois ce sujet est bigrement intéressant . Les enjeux sont importants car on peut redynamiser et repenser toute l'économie en
adoptant cette règle simple qui au delà de toute religion , est éthique et donc éminement politique : le dimanche est un jour particulier de la semaine , non dévolu à la consommation irréfléchie .

Consommons autrement , c'est ça aussi le développement durable !

Je reconnais volontiers cet argument… même s’il faut être lucide (sans être cynique) : la règle du dimanche est galvaudée par les mercenaires de la grande distribution qui s’assoient sur les principes de la loi du travail, on peut être livré par internet le dimanche, les règles sont inéquitables suivant que l’on habite Paris, la banlieue parisienne, Lille, une grande ville, un haut lieu touristique… et même suivant que l’on soit rive droite ou rive gauche sur les Champs Elysées si l’on en croit le Président (Franchement, peut on s’apitoyer sur le sort du pauvre magasin Vuiton qui ne peut pas ouvrir le dimanche ?!? Lieu de culte des touristes asiatiques, son ouverture correspondrait à la Grande messe, après la messe !!). Donc Consommons autrement certes, mais en tenant compte des paramètres !

Saine discussion en tous cas (je vous raconte pas les contributions exacerbées que j’ai déjà reçues ! la dignité humaine est en jeu les amis :o)))))))

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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 18:38

Avant que Xavier Bertrand ne nous sorte de derrière les fagots (aux côtés de Christine Lagarde) une loi sur le travail dominical, il est grand temps de s’intéresser à la question , avant que le dialogue social ne soit, comme à son habitude, biaisé et sans finalité aucune.
Tout d’abord prenons le point de vue du Gouvernement. Il est à ce titre très clair : tout doit être fait pour le consommateur pour doper la croissance, et tout particulièrement la consommation des ménages, en berne depuis quelques mois : il est donc très favorable à l’ouverture dominical, voire davantage encore.
Sarkoy s’est fait de cette idée le plus talentueux des porte-paroles, faisant montre à l’occasion de ses grands talents de conteurs. Attention au marchand de sable, quand il va passer…
Lien : http://www.dailymotion.com/video/x5ice6_quand-nicolas-sarkozy-fait-deux-foi_news

 La gauche, elle, s’y oppose… en théorie… et en fonction des interlocuteurs ! Selon que vous avez en face de vous Vals, Royal, Hollande, Straus-Kahn, Fabius ou Montebourg, vous aurez des avis divergents, discordants, incohérents entre eux. S’il y a un bien encore des Socialistes, il y a bien longtemps qu’il n’y a plus ni idées au parti socialiste, ni parti socialiste tout court…

Pour François Bayrou, la donne est simple : c’est NIET. Et le Béarnais de reprendre l’exemple de la mère de famille, élevant seule son enfant qui, travaillant déjà pour très peu, n’aura d’autres choix que de céder à la demande des grandes surfaces de venir travailler pour quelques euros de plus, rendant plus fragile encore la vie familiale.

Alors qu’en penser ?

Si l’on fait fi des considérations proprement religieuses, le dimanche sacré n’étant pas l’affaire de l’état et de la loi, le problème reste encore et toujours la main-mise des grandes surfaces dans le monde de la consommation. Car au fond, que craignent ceux qui s’oppose à l’ouverture domnicale : qu’encore et toujours les grandes marques en profitent, en mettant la pression sur leurs employés, pour faire une marge, plus large qu’elle ne l’est déjà. Voici quelques propositions concrètes veillant à satisfaire le client, sans léser les employés et les commerces de proximité :

 

1. Pour ne pas favoriser encore et toujours les grandes surfaces au détriment des commerces de proximité, pourquoi ne pas imposer une « taxe à la consommation » sur les produits achetés dans les grandes enseignes ? Complètement défiscalisée, elle serait intégralement reversée à l’employé. Ainsi, d’une part, le consommateur qui ne veut pas payer plus, peut très bien faire ses courses un autre jour (après tout, l’ouverture dominicale n’est qu’un service rendu au consommateur. Et tout service à un prix. On n’impose à personne de faire ses courses le dimanche).
Au final tout le monde y gagne : Les grandes enseignes profitent d’un jour d’ouverture supplémentaire. Et les employés gagnent une prime intégralement défiscalisée qui se rajoute à l’obligation légale d’être payé double le dimanche. Enfin les commerces de proximité redeviennent à nouveau compéttitf avec cette taxe qu’ils n’ont pas à répetorier sur leurs produits.

Pour que cette loi soit coercitive, aucune autorisation d’ouverture du dimanche ne peut être attibuée à la grande surface qui n’applique pas cette taxe.

 

2. Interdire l’ouverture du dimanche aux grandes surfaces à l’exception de 5 semaines par an, comme c’est actuellement le cas, et autoriser en revanche l’ouverture des commerces de proximité, qui seraient assujetis au doublement de salaire de leurs employés.

 

3. Pour les magasins de mode, pourquoi ne pas plutôt augmenter le nombre d’ouverture, à raison par exemple d’une fois tous les mois, chaque magasin pouvant alterner, de sorte à ce que l’on trouve chaque dimanche quelques boutiques ouvertes. En revanche, chaque enseigne est assujetie au doublement du salaire des salariés.

 

4. Les quartiers qui accueillent un marché le dimanche matin ne doivent pas voir arriver cette nouvelle concurrence. Aussi les commerces qui souhaitent ouvrir le pourront après 13 heures.

Voici mes bien modestes propositions. En attendant les vôtres :o)

 

 

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31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 07:49

Petit décrochage régional (et thématique) pour une enquête de haute volée :

Grand succès (prévisible) pour « la fête à Dany » vendredi soir pour fêter les vingt millions d’entrées de Bienvenue chez les chtis. On le sait, il sera quasi impossible de faire couler le Titanic, mais enfin, un tel raz de marée ne se voyant qu’une fois par décennie (et encore), goutons les effluves de la marée haute, et régalons nous d’une bonne frite, chez Momo, venue exprès sur la Grand Place. Sauf que…

 Observez bien ce cliché, pris par votre journaliste d’investigation (si si, j’enquête même dans les coulisses…). La Friterie Momo censée être le symbole chti a mis dans nos bouche des centaines de kilos de frites surgelées (logo Mc Cain reconnaissable entre tous) et apparemment décongelées dehors avant d’être cuites… Bon appétit. Pas de frites fraîches chez Momo, le roi de la frite ? Tout juste une grande pancarte rassurait l’autochtone en lui promettant une cuisson dans le blanc de bœuf… Il n’empêche, les frites du ch’nord, ché pu ch’que ch’était !

PS : dans la série enquête d’investigation très prochainement, la découverte du vrai programme de Ségolène Royal, retrouvé dans un tube de rimel périmé et jeté par mégarde dans la poubelle « produits recyclés »… A suivre.

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30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 14:26

Alors que le Front National avait déjà essuyé une année 2007 cauchemardesque avec seulement 10% des voix aux Présidentielles, quand il lui aurait fallu pas moins du triple de voix pour rééditer sa performance de 2002, le parti fondé par Jean-Marie Le Pen a continué son inévitable érosion lors des dernières Municipales, Marine Le Pen, la seule à prétendre jouer les premiers rôles dans une municipalité, celle d’Hénin Beaumont (62), échouant très nettement aux côté de Steeve Briois en récoltant aux 1er et 2ème tour un score identique : 29%.
Pourtant, le Front national continue d’alimenter les chroniques des journalistes, comme si de rien n’était. Ainsi Jean-Marie Le Pen a-t-il radoté sa rangaine raciste sur le « détail », réchauffant son plat qui a pourtant largement dépassé la date de péremption. Et les médias de relayer l’information avec largesse de sorte à ce que personne ne pût l’ignorer. Il en sera de même pour la revente du paquebot de St Cloud, pour la voiture blindée mise aux enchères sur E-Bay…
Et pour couronner le tout, quand Le Pen déclare (sans ironie, semble-t-il !!) que « le mouvement est promis à un bel avenir » tout en ajoutant vouloir tenir la tête de liste du Front National, les agences de presse continuent de prendre pour argent comptant les déclarations de l’octagénaire. Car la question qu’il faut se poser est la suivante : Le Pen radote-t-il ou faut-il encore ce méfier du vieux lion, toujour prêt à rugir à défaut de bondir ?

Depuis les Présidentielles, il est une pensée unique qui s’impose de fait : Sarkozy a fait disparaître le FN. Les chiffres evoqués sont incontestables : le FN a perdu 1 million d’électeur entre 2002 et 2007, les mécontents l’ayant rejoint le temps d’une élection, ayant préféré choisir le futur président. Avec une politique assez ferme sur les Sans-papiers, son NON à l’entrée de la Turquie dans l’Europe, sa rhétorique parfaitement huilée, il a su convaincre une grande partie des classes populaires qui avait cru à l’inique formule de Le Pen en 2002 « je suis économiquement de droite et socialement de gauche » (sic !!!!!!!!!!!!!!! Déclaration faite devant la France entière à la télévision le soir du premier tour de 2002…)
Les relans racistes et intolérents du Front national ont eu tendance à se faire moins présents, sous la houlette de Marine le Pen et de son bras droit Louis Alliot, pour tenter de rendre plus fréquentable le parti. Or la démarche fut vouée à l’échec. Pourquoi ? Tout simplement parce que la base du parti, celle qui vote par conviction et militantisme pour LePen depuis trois décennies se reconnaissent autour des idées nauséabondes dont voulaient se débarasser les nouveaux barons du parti, et n’ont pas accepté ce virage. La relance de la polémique sur la question du « détail » montre que Le Pen entend relancer ceux qui ont cru que les valeurs les plus « dures » du FN avaient disparu… Pour autant, ce retour en arrière peut-il fonctionner ? Est-il encore crédible ?

"LE" hic

Finalement le problème n’est pas le FN lui-même. La Présidentielle devait être le dernier combat de Le Pen : il n’en sera rien, puisqu’il se lance activement en partie prenante dans le campagne des Européennes. Pourquoi ? Car l’homme est mégalomane. Jamais il ne passera la main, ce qu’il avait déjà refusé de faire du temps de Mégret, de Gollnisch, et qu’il refusera même pour sa fille. Ce parti disparaîtra avec lui. Et pour ceux qui ne le croiraient pas, tentez de devinez quand a été prononcée cette phrase : « Tant que j'ai la force physique, intellectuelle et mentale, je ne me sens pas obligé de céder ma place » ? Vous hésitez ? Et c’est bien normal ! Car elle résonne comme une litanie à chaque interview, inlassablement depuis 1995. Formulée comme telle, elle date d’hier. C’est dire si le combat politique du FN, c’est le combat politique de Jean-Marie Le Pen, sans succession possible.

Le problème est ailleurs : car ce n’est pas le FN qui a crée le racisme en France ! Hérésie tant et tant déclamée faussement par bon nombre d’observateurs durant des années. L’un deux, certainement plus fins que les autres, avaient déclaré à tous ceux qui voulaient interdire le FN : « on n’a jamais soigné un malade en cassant le thermomètre ! ». le Front National est à ce titre un révélateur. Révélateur d’un malaise qui fit dire à 33% de Français qu’ils étaientau moins « un peu raciste », dans une enquête publiée l’an passé. Et il n’y a jamais eu autant de voix pour le parti de Le Pen, dans aucune des élections nationales…
Le parti disparaîtra, mais les idées qu’il a humées et portées comme un étendard resteront. Et d’autres prendront alors le relais, même si le témoin ne sera pas transmis par le fondateur du Front National.
Et cela n’a rien de rassurant : car si Le Pen paraît dépassé, décrédibilisé, et même archaïque, un être jeune, dynamique et télégénique pourrait surgir et prendre tout le monde à contre-pied. Impossible dans l’univers cadenassé de la politique, pensez-vous ? Parlez-en à Arlette. En 2002, elle n’avait jamais entendu parler d’un certain Olivier…

PS : Merci à www.leplacide.com pour la caricature.

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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 21:23

Je vous propose de lire cette dépêche d’agence, la seule classée dans l’onglet MoDem aujourd’hui : http://fr.news.yahoo.com/afp/20080528/tpl-partis-ps-congres-ee974b3.html

Preuve :
Ne remarquez vous rien
 ? Pas une seule fois un mot clef relatif à notre mouvement ne permet de rapprocher cette information de notre Mouvement : pas une allusion au mot « MoDem », à Bayrou, De Sarnez ou que sais-je encore…

Alors, certes Yahoo n’a pas de journalistes dans l’équipe, mais il y a bien une sélection qui est opérée tout de même ! Quand bien même, elle serait faite par un logiciel à « mot clef », comment expliquer cette faille.

J’ai bien une idée mais franchement, si cela était vrai ce serait un pur scandale.

N’a-t-on pas reproché à Bayrou l’homme du ni-ni ?

Et si vous observez bien :


« Ni ni » en mot clef… Mais ne vous inquiétez surtout pas… L’info est fiable et objective en France…

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27 mai 2008 2 27 /05 /mai /2008 22:33

Les fédérations syndicales de l'Education ont décidé mardi de ne pas appeler dans l'immédiat à une nouvelle journée nationale de mobilisation contre les suppressions de postes, renvoyant la question d'une suite à leur mouvement après les vacances d'été rapporte Associated Press ce soir.
La dépêche précise que les syndicats se sont rencontrés mardi en fin d'après-midi à Paris pour décider des suites à leurs trois journées de mobilisation nationale du mois de mai, dont la dernière, samedi, s'était soldée par un échec.

"On est à l'approche des examens et de la fermeture de certains lycées. Il y a des craintes de démobilisation. Donc on a décidé de se revoir fin août pour discuter de la rentrée avec l'idée d'une réponse forte du type manifestation nationale à Paris", a déclaré à l'Associated Press Frédérique Rollet, secrétaire générale du Syndicat national des enseignements du second degré (SNES-FSU)

 A la vérité, si le mouvement risque de se dégonfler, ce n’est pas tant dû à l’approche des examens qu’au simple fait que Darcos même avec la meilleure empathie avec les syndicats ne peut revenir sur un budget qui a été voté par l’assemblée et sur lequel l’on ne peut plus revenir.

En résumé, en dépit de toute implication partisanne, manifester pour annuler le non-renouvellement des postes pour la rentrée 2008 relève de l’utopie au mieux, de la mauvaise foi au pire.

D’ailleurs le leader du syndicat lucéen FIDL l’avait avoué au JT de 20 heures sur France 2 il ya quelques semaines (Evidemment nous savons que l’on ne peut plus rien faire pour la rentrée prochaine)… avant de dire exactement son contraire depuis… Ou de la capacité des syndicats adultes à éduquer médiatiquement les syndicats des petits. L’adage selon lequel il vaut mieux mentir que de trahir sa base est plus vivace que jamais….

PS : euh c’est pas pour me faire mousser mais il est 23h29, je découvre la dépeche, j’écris alors que je suis revenu à 23 heures du fin fond de l’Avesnois eu égard au spectacle du collège, après m’être levé à 5 heures… Mais bon la passion politique a des raisons que la raison… du sommeil ignore :o) Vais faire dodo ! @ demain !

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  • : Enseignant et essayiste. Auteur de La Croix et la bannière sur la rhétorique des intégristes à propos du mariage pour tous (Golias, novembre 2012) et de Mariage pour tous vs Manif pour Tous (Golias, mai 2015) Auteur également d'articles sur Prochoix, la revue tenue par Fiammetta Venner et Caroline Fourest (n°57,58,59, 63 & 66) Ancien membre du Conseil national du MoDem et candidat aux Régionales 2010 et législatives 2012. Démission du MoDem en octobre 2012. Blog d’un militant du Mouvement Démocrate (MoDem).
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