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27 avril 2008 7 27 /04 /avril /2008 21:07

Je me réjouissais ici même de la réforme du primaire qui doit pouvoir endiguer les océans d’ignorance que les élèves parcourent à la rame depuis plusieurs années.
Certes, Monsieur Darcos, dans la droite lignée d’un De Robien, mais en bien plus courageux (n’est pas un traître "centriste de complaisance par souci de se faire élire" qui veut), entend remettre les élèves à l’apprentissage. Mais s’en donne-t-il véritablement les moyens ? Le doute est permis.
Car le problème n’est pas l’ambition, le projet, la volonté. Tout cela est la potion dont s’abreuve la majorité des professeurs, qui pourtant restent sans armes pour lutter contre l’illettrisme.

Le problème est bien plus grand, bien plus problématique et porte un nom : LE COLLEGE UNIQUE. Certes, son institution part de nobles sentiments qui tend à donner la chance à tous, quelle que soit l’origine sociale. Mais tout ceci n’est que théorie.

A la vérité, le collège unique a confirmé, voire accentué les différences sociales. Car quid de l’élève qui refuse de travailler ? Doit-il redoubler ? Et s’il persiste ? Quelle est l’issue de secours ? Les SEGPA et autres IME sont déjà remplies et ne correspondent pas nécessairement aux besoins de ces élèves récalcitrants, refusant de se mettre au travail, à l’apprentissage et au respect des devoirs et des consignes.

Continue-t-on alors à les faire passer de classe en classe pour les faire sortir du système. Est-ce comme cela que l’on entend diminuer les différences sociales et culturelles du pays ?

Pour autant, cet épineux problème est éludé. Purement et simplement.

Parce qu’il faudrait du courage, de la résistance, et sans doute de l’abnégation pour faire face à la fureur des pédagoles qui ne manqueront pas de défiler dans la rue pour défendre une idéologie qui a pourtant montrer sa nocivité. Les classes purement hétérogènes qui sont le lot quotidien des ZEP conservent les laissés pour compte dans leur médiocrité au mieux, au pire elles entraînent d’autres élèves dans un nivellement pernicieux et irrésistible vers le bas.
En d’autres termes, les moyens ne consistent pas nécessairement à l’augmentation ou au maintien des postes : ce sont des structures adaptées qu’il faut envisager. Et Monsieur le ministre, je vous soupçonne de ne pas vous retrousser correctement les manches à constater votre aphasie en la matière…

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Published by Snoopyves - dans De l'éducation
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commentaires

Snoopyves 30/04/2008 11:58

Donc la discussion continue au sein d'un autre post pour la rendre plus "visible" :o)

blackangel59 30/04/2008 10:06

Je crois que l'une des solutions est le programme français de 1966. Je ne pense que ce soit un problème d'effectif, mais plutôt un grave problème sur les méthodes d'enseignement et les programmes scolaires.
Au Cameroun, pays dont je suis originaire, existe encore le concours d'entrée en 6ème et le C.E.P.E. Aucun enfant ne peut entrer en 6ème sans savoir lire, écrire, compter et multiplier jusqu'à 9.
Il est impossible de passer en Terminale sans l'examen probatoire de 1ère, examen qui contient toutes les matières et non uniquement le français.
C'est un programme difficile, celui de 1966, mais il fait ses preuves.
Ce programme a été maintenu au Cameroun car ils n'ont pas assez d'université, alors il faut bloquer un maximum d'élèves, on vise ainsi un taux d'échecs par la difficulté. En France, on vise un taux de réussite afin de remplir les universités, et ainsi on baisse le niveau des programmes. C'est assez désolant.
Le grand hic, c'est que le niveau de la fac n'a pas bougé, le déphasage entre le lycée et les facultés est grand.
un petit exemple en mathématiques: Les espaces vectoriels sont vus en 2nde dans l'ancien programme, alors qu'aujourd'hui, ils sont vus en 1ère année de DEUG A (je sais le DEUG n'existe plus, je suis largué ...).
Est-ce qu'à l'école primaire aujourd'hui, les jeunes savent ce qu'est un verbe pronominal, un adjectif qualificatif, un complément circonstanciel de manière ?
Bon j'arrête là.

Alexandre BROCA 29/04/2008 11:22

Tout ma compassion pour vous, jeunes profs, jeunes démocrates, qui souffrez de ce "léviathan immonde" qu'est devenu l'éducation nationale. Vous avez besoin de retrouver toute la liberté et toute l'autorité d'un "maître d'école", avec évidement des lignes, des azimuth, mais surtout pas de modus général, applicable à toute une classe, car là est bien la peine que ce donne cette éducation nationaliste, faire de tous ceux qui sont épars dans la républiques, des "égaux", au lieu dans faire tout simplement des hommes, à la hauteur de chacun d'entre eux, uniques et pourtant unis par quelques symboles, quelques formules et quelques couleurs républicaines.

Je me suis profondément ennuyé en classe, toute ma scolarité, c'est en découvrant l'école anglosaxone ou encore germane que mon esprit s'est enfin libéré du "par coeur" de la "pensée unique" pour le développement de soi.

Encore un grand défis, vital pour notre république, que ni droite ni gauche ne parviennent à relever.

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  • : Blog d’un militant du Mouvement Démocrate (MoDem). Je suis Yves Delahaie, membre du Bureau de la section de Lille et du Conseil Départemental. Ce blog a pour vocation de donner ma pensée personnelle sur l’actualité. Il n’est en aucun cas la reproduction de la parole officielle du parti. Même si nécessairement, puisque je suis militant actif, mes pensées bien que personnelles, sont porteuses des valeurs que je partage : celle du MoDem.
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